Le débat sur la régularisation des travailleurs sans papiers en France ne devrait pas se limiter à une opposition entre partisans et adversaires de la mesure. C’est la position défendue par Amadou Sylla, délégué général de SOS Casamance, qui appelle à examiner la question à partir de critères précis, de contrôles et de garanties pour les travailleurs comme pour l’État.
Sa prise de position intervient dans un contexte où la régularisation par le travail reste un sujet politique sensible en France. Les estimations du nombre de personnes sans titre de séjour varient fortement : Le Monde évoquait en mars 2026 une fourchette de 450 000 à 800 000 personnes, illustrant l’absence de décompte administratif exhaustif.
Réagissant à une proposition défendue par Olivier Faure, Amadou Sylla estime que le sujet « mérite un véritable débat national ».
Il appelle notamment à la prudence concernant les chiffres avancés dans le débat public. « Le chiffre d’environ 400 000 personnes évoqué dans le débat public demeure une estimation, et non un décompte administratif officiel. Il doit donc être présenté avec prudence », souligne-t-il.
« Que faisons-nous des femmes et des hommes qui travaillent réellement en France ? »
Pour le délégué général de SOS Casamance, l’enjeu essentiel concerne la situation des étrangers qui travaillent en France tout en restant en situation administrative irrégulière. « Mais la question de fond reste entière : que faisons-nous des femmes et des hommes qui travaillent réellement en France, parfois depuis plusieurs années, tout en demeurant enfermés dans une profonde précarité administrative et sociale ? », interroge Amadou Sylla.
Il refuse ainsi de réduire le sujet à une confrontation entre deux positions. « Le débat ne peut pas se résumer à être “pour” ou “contre” la régularisation », soutient-il.
Selon lui, plusieurs questions doivent être examinées : « Qui pourrait être régularisé ? Selon quels critères objectifs et vérifiables ? Avec quels contrôles ? Quelles exigences réalistes en matière d’intégration ? Et quelles sanctions contre les employeurs qui exploitent sciemment cette vulnérabilité ? »
La France dispose déjà d'un mécanisme d'admission exceptionnelle au séjour pour certains travailleurs étrangers exerçant dans des métiers en tension. En 2025, environ 1 700 personnes avaient été régularisées par cette voie spécifique, selon les chiffres rapportés par Le Monde.
SOS Casamance défend, par la voix d’Amadou Sylla, une approche combinant respect du droit et protection des travailleurs concernés.
« À SOS Casamance, nous défendons une position équilibrée : la dignité humaine et l’État de droit ne sont pas contradictoires », déclare-t-il.
Il précise que cette position ne revient pas à réclamer une régularisation générale et automatique. « Défendre les droits d’un travailleur étranger ne signifie pas régulariser indistinctement toutes les personnes en situation irrégulière. Cela signifie refuser que l’absence de titre de séjour devienne un instrument permanent d’exploitation. »
Amadou Sylla plaide ainsi pour « des critères transparents, des procédures compréhensibles, un examen sérieux des situations individuelles, une protection effective des travailleurs et une responsabilisation des employeurs ».
Il insiste également sur les délais de traitement des dossiers : « Elle suppose également une administration capable de rendre ses décisions dans des délais raisonnables. »
« La solidarité n’est pas l’absence d’exigence »
Pour le délégué général de SOS Casamance, politique migratoire et considérations humanitaires ne doivent pas être présentées comme incompatibles. « La solidarité n’est pas l’absence d’exigence. L’exigence n’est pas l’absence d’humanité », affirme-t-il. Et de conclure : « Une République forte fait respecter ses règles, mais elle veille aussi à ce que celles-ci soient justes, compréhensibles et appliquées avec humanité. »
Sa prise de position intervient dans un contexte où la régularisation par le travail reste un sujet politique sensible en France. Les estimations du nombre de personnes sans titre de séjour varient fortement : Le Monde évoquait en mars 2026 une fourchette de 450 000 à 800 000 personnes, illustrant l’absence de décompte administratif exhaustif.
Réagissant à une proposition défendue par Olivier Faure, Amadou Sylla estime que le sujet « mérite un véritable débat national ».
Il appelle notamment à la prudence concernant les chiffres avancés dans le débat public. « Le chiffre d’environ 400 000 personnes évoqué dans le débat public demeure une estimation, et non un décompte administratif officiel. Il doit donc être présenté avec prudence », souligne-t-il.
« Que faisons-nous des femmes et des hommes qui travaillent réellement en France ? »
Pour le délégué général de SOS Casamance, l’enjeu essentiel concerne la situation des étrangers qui travaillent en France tout en restant en situation administrative irrégulière. « Mais la question de fond reste entière : que faisons-nous des femmes et des hommes qui travaillent réellement en France, parfois depuis plusieurs années, tout en demeurant enfermés dans une profonde précarité administrative et sociale ? », interroge Amadou Sylla.
Il refuse ainsi de réduire le sujet à une confrontation entre deux positions. « Le débat ne peut pas se résumer à être “pour” ou “contre” la régularisation », soutient-il.
Selon lui, plusieurs questions doivent être examinées : « Qui pourrait être régularisé ? Selon quels critères objectifs et vérifiables ? Avec quels contrôles ? Quelles exigences réalistes en matière d’intégration ? Et quelles sanctions contre les employeurs qui exploitent sciemment cette vulnérabilité ? »
La France dispose déjà d'un mécanisme d'admission exceptionnelle au séjour pour certains travailleurs étrangers exerçant dans des métiers en tension. En 2025, environ 1 700 personnes avaient été régularisées par cette voie spécifique, selon les chiffres rapportés par Le Monde.
SOS Casamance défend, par la voix d’Amadou Sylla, une approche combinant respect du droit et protection des travailleurs concernés.
« À SOS Casamance, nous défendons une position équilibrée : la dignité humaine et l’État de droit ne sont pas contradictoires », déclare-t-il.
Il précise que cette position ne revient pas à réclamer une régularisation générale et automatique. « Défendre les droits d’un travailleur étranger ne signifie pas régulariser indistinctement toutes les personnes en situation irrégulière. Cela signifie refuser que l’absence de titre de séjour devienne un instrument permanent d’exploitation. »
Amadou Sylla plaide ainsi pour « des critères transparents, des procédures compréhensibles, un examen sérieux des situations individuelles, une protection effective des travailleurs et une responsabilisation des employeurs ».
Il insiste également sur les délais de traitement des dossiers : « Elle suppose également une administration capable de rendre ses décisions dans des délais raisonnables. »
« La solidarité n’est pas l’absence d’exigence »
Pour le délégué général de SOS Casamance, politique migratoire et considérations humanitaires ne doivent pas être présentées comme incompatibles. « La solidarité n’est pas l’absence d’exigence. L’exigence n’est pas l’absence d’humanité », affirme-t-il. Et de conclure : « Une République forte fait respecter ses règles, mais elle veille aussi à ce que celles-ci soient justes, compréhensibles et appliquées avec humanité. »


