Transmission du VIH SIDA : les aveux éclatants de Pape Cheikh, Djiby Dramé et Doudou Lamine Dieng

Lundi 9 Février 2026

La Brigade de recherches de Keur Massar a procédé à l’interpellation de douze hommes, âgés de 21 à 44 ans, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits graves de transmission volontaire du VIH et de pratiques homosexuelles organisées via des groupes de discussion en ligne. Les mis en cause ont tous reconnu certaines responsabilités lors de leurs auditions.

Selon liberation, parmi eux figurent Pape Salif Rall Thiam (21 ans, électricien), Ibrahima Camara (38 ans, commerçant), Adama Diallo (41 ans, tailleur), Mansour Bassirou Baldé (29 ans, agent administratif à l’Ucad), Mamadou Gning (26 ans, étudiant), Sana Ba (23 ans, commerçant), Bachir Ka (21 ans, élève), Bécaye Faye (31 ans, commerçant), Bécaye Ndiaye (30 ans, brancardier à l’hôpital pour enfants de Diamniadio), Djibril Dramé (44 ans, artiste-chanteur), Doudou Lamine Dieng (39 ans, agent de banque) et Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo (44 ans), alias Pape Cheikh, animateur de télévision.

L’enquête a permis la saisie d’un iPhone 11, qui a révélé l’existence de plusieurs groupes et sites de rencontres homosexuels, organisant des débats et des échanges sexuels entre hommes. Selon les gendarmes, ces éléments serviront à préparer une nouvelle vague d’interpellations, en coordination avec une délégation judiciaire.

Les aveux troublants des premiers interpellés

Premier à tomber, Pape Salif Rall Thiam, porteur du VIH, a reconnu avoir sciemment contaminé une dizaine d’hommes, principalement des bisexuels, qu’il avait séduits via des groupes WhatsApp et des sites de rencontres en ligne.

Djibril Dramé a évoqué un « choc » vécu dans son enfance et a admis être en couple avec Mamadou Gning, tout en reconnaissant « partager » Doudou Lamine Dieng avec Pape Cheikh Diallo. Ce dernier a confirmé les relations, déclarant que Doudou Lamine Dieng était sa « Oubi » (femme) tandis qu’il se considérait pour lui comme le « Yoss » (homme).

Pape Cheikh Diallo lui-même a livré une confession marquée par le regret : « Seytané leu, meunoumassi dara. C’est plus fort que moi… », rappelant qu’en 2019, un jeune homme du nom de Cheikh Diop l’avait accusé de lui avoir transmis le VIH et avait porté plainte contre lui pour non-respect d’un accord entre eux.

Une situation sanitaire préoccupante

Selon l’enquête, sur les douze interpellés, huit sont porteurs du VIH. Tous, souvent bisexuels, ont contaminé un nombre indéterminé de partenaires, hommes et femmes, certains mariés et pères d’enfants, d’autres divorcés ou célibataires. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur exacte de la propagation du virus et de renforcer les mesures de prévention et de protection.

La Brigade de recherches de Keur Massar rappelle que la population peut fournir toute information utile via le numéro gratuit mis à disposition, afin d’aider les enquêteurs à identifier d’autres personnes impliquées dans ce réseau.
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