L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a livré un plaidoyer appuyé en faveur de la reconnaissance de la dette historique de la France envers les tirailleurs sénégalais et, plus largement, les soldats africains qui ont combattu sous le drapeau français. Évoquant notamment le massacre de Thiaroye, il estime que Paris doit regarder cette partie de son histoire en face.
Pour l’ancien chef du gouvernement français, la contribution des soldats issus des anciennes colonies à la défense de la France ne saurait être reléguée au second plan. « J’aime bien que la France reconnaisse ses dettes. Voyez-vous ? Quand on regarde notre histoire, elle est faite de beaucoup d’ingratitudes », a déclaré Dominique de Villepin.
Il reconnaît toutefois que plusieurs présidents français ont, à différents moments, posé des actes allant dans le sens d’une reconnaissance de cette histoire. « Un certain nombre de nos présidents ont commencé à reconnaître les dettes de la France. Jacques Chirac l’a fait, Nicolas Sarkozy a fait des gestes aussi, François Hollande et Emmanuel Macron en ont fait d’autres », a-t-il rappelé.
« La façon dont nous avons traité les tirailleurs sénégalais… »
Dominique de Villepin insiste particulièrement sur le sort réservé aux tirailleurs sénégalais, dont il souligne la contribution aux deux guerres mondiales et à d’autres opérations militaires menées par la France.
« La façon dont nous avons traité les tirailleurs sénégalais, grâce à qui nous avons gagné la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre… Ils ont par ailleurs mené un certain nombre de combats ailleurs à travers le monde », a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre français évoque ensuite directement l’un des épisodes les plus douloureux de cette histoire : le massacre de Thiaroye.
« La façon dont nous les avons traités, le massacre de Thiaroye, je n’oublie pas cela », martèle-t-il.
Dominique de Villepin considère ainsi que la relation entre la France et le continent africain doit également être envisagée à travers cette mémoire. « J’estime que vis-à-vis de l’Afrique, il y a un devoir de reconnaissance central », soutient-il.
« La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là, je ne l’oublie pas »
Revenant plus précisément sur les circonstances entourant le drame de Thiaroye, Dominique de Villepin établit un lien avec la question des pensions réclamées par les anciens combattants africains et les inquiétudes qu’aurait suscitées leur retour dans les colonies.
« La façon dont nous avons, pour ne pas payer des pensions, la façon dont nous avons, pour éviter le risque que pouvait représenter un certain nombre de tirailleurs qui avaient été emprisonnés sur le territoire français au retour, et le risque qu’ils auraient pu avoir de semer la mauvaise parole après 1945, au retour dans le pays… La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là : plusieurs centaines de morts, eh bien je ne l’oublie pas », a-t-il affirmé.
L’ancien Premier ministre inscrit également cette question dans son histoire familiale. Il explique que certains de ses proches ont servi aux côtés de soldats africains.
« Dans ma famille, il se trouve que nous sommes liés à des militaires. Il y a un certain nombre de mes parents qui ont combattu avec ces tirailleurs, algériens, sénégalais… c’est le titre générique. Et je n’oublie pas cette dette », confie-t-il.
« Sans la contribution de l’empire colonial… »
Dominique de Villepin va enfin plus loin en estimant que la France contemporaine doit une partie de son destin à l’engagement des combattants venus de son ancien empire colonial.
« Sans la contribution de l’empire colonial, la France qui est en paix aujourd’hui et dans laquelle nous vivons ne serait pas la même », affirme l’ancien Premier ministre.
Pour l’ancien chef du gouvernement français, la contribution des soldats issus des anciennes colonies à la défense de la France ne saurait être reléguée au second plan. « J’aime bien que la France reconnaisse ses dettes. Voyez-vous ? Quand on regarde notre histoire, elle est faite de beaucoup d’ingratitudes », a déclaré Dominique de Villepin.
Il reconnaît toutefois que plusieurs présidents français ont, à différents moments, posé des actes allant dans le sens d’une reconnaissance de cette histoire. « Un certain nombre de nos présidents ont commencé à reconnaître les dettes de la France. Jacques Chirac l’a fait, Nicolas Sarkozy a fait des gestes aussi, François Hollande et Emmanuel Macron en ont fait d’autres », a-t-il rappelé.
« La façon dont nous avons traité les tirailleurs sénégalais… »
Dominique de Villepin insiste particulièrement sur le sort réservé aux tirailleurs sénégalais, dont il souligne la contribution aux deux guerres mondiales et à d’autres opérations militaires menées par la France.
« La façon dont nous avons traité les tirailleurs sénégalais, grâce à qui nous avons gagné la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre… Ils ont par ailleurs mené un certain nombre de combats ailleurs à travers le monde », a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre français évoque ensuite directement l’un des épisodes les plus douloureux de cette histoire : le massacre de Thiaroye.
« La façon dont nous les avons traités, le massacre de Thiaroye, je n’oublie pas cela », martèle-t-il.
Dominique de Villepin considère ainsi que la relation entre la France et le continent africain doit également être envisagée à travers cette mémoire. « J’estime que vis-à-vis de l’Afrique, il y a un devoir de reconnaissance central », soutient-il.
« La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là, je ne l’oublie pas »
Revenant plus précisément sur les circonstances entourant le drame de Thiaroye, Dominique de Villepin établit un lien avec la question des pensions réclamées par les anciens combattants africains et les inquiétudes qu’aurait suscitées leur retour dans les colonies.
« La façon dont nous avons, pour ne pas payer des pensions, la façon dont nous avons, pour éviter le risque que pouvait représenter un certain nombre de tirailleurs qui avaient été emprisonnés sur le territoire français au retour, et le risque qu’ils auraient pu avoir de semer la mauvaise parole après 1945, au retour dans le pays… La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là : plusieurs centaines de morts, eh bien je ne l’oublie pas », a-t-il affirmé.
L’ancien Premier ministre inscrit également cette question dans son histoire familiale. Il explique que certains de ses proches ont servi aux côtés de soldats africains.
« Dans ma famille, il se trouve que nous sommes liés à des militaires. Il y a un certain nombre de mes parents qui ont combattu avec ces tirailleurs, algériens, sénégalais… c’est le titre générique. Et je n’oublie pas cette dette », confie-t-il.
« Sans la contribution de l’empire colonial… »
Dominique de Villepin va enfin plus loin en estimant que la France contemporaine doit une partie de son destin à l’engagement des combattants venus de son ancien empire colonial.
« Sans la contribution de l’empire colonial, la France qui est en paix aujourd’hui et dans laquelle nous vivons ne serait pas la même », affirme l’ancien Premier ministre.