Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition au Tchad, fraîchement libéré, a appelé samedi à la réconciliation avec le président Mahamat Idriss Déby devant plusieurs centaines de militants réunis au siège de son parti, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous avons besoin de pardon, d'unité et de paix. Réunis en ce jour, nous réitérons à la nation toute entière notre volonté de bâtir un Tchad réconcilié", a-t-il scandé devant la foule.
Le principal opposant au président tchadien, a été libéré dans la nuit de vendredi à samedi, après plus d'un an en prison. Il purgeait une peine de 20 ans pour incitation à la haine et "complicité de meurtre", prononcée à l'issue d'un procès "politiquement motivé", selon l'ONG Human Rights Watch (HRW).
"Ma conviction, c'est de travailler ensemble. Nous sommes disponibles dès demain matin. Ils savent qu'en dehors du gouvernement, nous sommes la principale force politique. Rien ne peut se bâtir dans l'avenir sans nous", a martelé le président du parti Les Transformateurs.
Économiste de 42 ans et figure populaire de l'opposition, M. Masra avait été contraint à l'exil au Cameroun fin 2022, après une manifestation violemment réprimée lors de laquelle de nombreuses personnes avaient été tuées par les forces de l'ordre, sans qu'aucun bilan officiel ne soit jamais communiqué.
Il était rentré au Tchad un an plus tard en vertu d'un accord conclu avec le gouvernement tchadien à Kinshasa. Il avait été nommé Premier ministre peu après, cinq mois avant l'élection présidentielle de mai 2024 à l'issue de laquelle il était arrivé deuxième avec près de 20% des voix.
M. Déby avait recueilli environ 60% des suffrages, remportant une élection contestée et boudée par une bonne partie de l'opposition.
Si Succès Masra, ainsi que huit autres opposants, a pu retrouver la liberté à la suite de la grâce présidentielle, sa condamnation subsiste: il conserve son casier judiciaire ainsi que les peines civiles et pécuniaires, ce qui le rend inéligible.
Le Tchad, pays d'Afrique centrale qui compte près de 20 millions d'habitants, est dirigé depuis 2021 par M. Déby, qui avait pris la tête d'une transition militaire à la mort de son père Idriss Déby Itno, tué par des rebelles après 30 ans à la tête du pays.
En octobre 2025, une révision constitutionnelle adoptée avec une large majorité au Parlement a instauré un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite.
"Nous avons besoin de pardon, d'unité et de paix. Réunis en ce jour, nous réitérons à la nation toute entière notre volonté de bâtir un Tchad réconcilié", a-t-il scandé devant la foule.
Le principal opposant au président tchadien, a été libéré dans la nuit de vendredi à samedi, après plus d'un an en prison. Il purgeait une peine de 20 ans pour incitation à la haine et "complicité de meurtre", prononcée à l'issue d'un procès "politiquement motivé", selon l'ONG Human Rights Watch (HRW).
"Ma conviction, c'est de travailler ensemble. Nous sommes disponibles dès demain matin. Ils savent qu'en dehors du gouvernement, nous sommes la principale force politique. Rien ne peut se bâtir dans l'avenir sans nous", a martelé le président du parti Les Transformateurs.
Économiste de 42 ans et figure populaire de l'opposition, M. Masra avait été contraint à l'exil au Cameroun fin 2022, après une manifestation violemment réprimée lors de laquelle de nombreuses personnes avaient été tuées par les forces de l'ordre, sans qu'aucun bilan officiel ne soit jamais communiqué.
Il était rentré au Tchad un an plus tard en vertu d'un accord conclu avec le gouvernement tchadien à Kinshasa. Il avait été nommé Premier ministre peu après, cinq mois avant l'élection présidentielle de mai 2024 à l'issue de laquelle il était arrivé deuxième avec près de 20% des voix.
M. Déby avait recueilli environ 60% des suffrages, remportant une élection contestée et boudée par une bonne partie de l'opposition.
Si Succès Masra, ainsi que huit autres opposants, a pu retrouver la liberté à la suite de la grâce présidentielle, sa condamnation subsiste: il conserve son casier judiciaire ainsi que les peines civiles et pécuniaires, ce qui le rend inéligible.
Le Tchad, pays d'Afrique centrale qui compte près de 20 millions d'habitants, est dirigé depuis 2021 par M. Déby, qui avait pris la tête d'une transition militaire à la mort de son père Idriss Déby Itno, tué par des rebelles après 30 ans à la tête du pays.
En octobre 2025, une révision constitutionnelle adoptée avec une large majorité au Parlement a instauré un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite.