À l’occasion de la neuvième conférence religieuse organisée par l’Association pour le Développement de Talloum (ADT), le Haut commandant Ibrahima Badji, conseiller technique du Directeur général du Port autonome de Dakar et président de l’ADT, est revenu sur le rôle des femmes dans la dynamique de développement du village.
Le responsable a tenu ces propos hier, dimanche 15 mars 2026, au Centre Amadou Malick Gaye de Bopp, à Dakar, lors de cette rencontre dont il était le parrain. L’événement a réuni de nombreux ressortissants du village de Talloum (Bignona), des autorités religieuses et des invités venus assister à cette neuvième édition de la conférence.
Prenant la parole devant les participants, Ibrahima Badji a expliqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre d’une initiative portée par les femmes de l’association à travers une formule baptisée « la Talloumoise », devenue aujourd’hui un véritable symbole de mobilisation communautaire. « Nous sommes à notre neuvième édition organisée par les femmes de l’Association pour le Développement de Talloum à travers une formule que nous appelons la Talloumoise. Elle est devenue aujourd’hui une référence sur laquelle nous travaillons pour en faire un label », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette initiative dépasse largement le cadre associatif et s’inscrit dans une stratégie globale visant à valoriser la production locale et à soutenir les activités économiques du village. « Au-delà de l’association, il y a notre développement. Plusieurs activités sont menées pour prendre en charge tout ce que nous produisons au village, car nous avons compris qu’il y a là une grande perte si ces produits ne sont pas valorisés », a-t-il expliqué.
Dans cette perspective, les femmes de Talloum sont progressivement organisées et formées afin de structurer leurs activités économiques et de transformer leurs productions en véritables opportunités de revenus. « Nos femmes sont en train d’être organisées et formées dans ce sens. C’est dans ce cadre que nous parlons de la Talloumoise que nous voulons ériger en label », a-t-il ajouté. La neuvième édition de cette rencontre, organisée par la section de l’ADT à Dakar, vise également à renforcer les liens entre les ressortissants du village installés dans la capitale.
Selon le président de l’ADT, ces retrouvailles constituent un moment privilégié pour rassembler les populations originaires de Talloum vivant à Dakar et pour consolider les relations sociales et spirituelles au sein de la communauté. « Nous avons beaucoup de nos ressortissants qui vivent à Dakar. Il faut des moments précis pour que tout le monde puisse se retrouver. Cette conférence nous permet de tisser davantage nos liens de famille et de nous rappeler à nos valeurs religieuses », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Ibrahima Badji a également évoqué les ambitions économiques portées par la communauté à travers la mise en place d’un complexe agro-industriel destiné à soutenir le développement local. Président du comité directeur de la coopérative agro-industrielle du complexe de Talloum, il a révélé que plusieurs initiatives ont déjà été lancées dans ce cadre, notamment dans la filière anacarde. « Nous avons planté cinq mille deux cents anacardiers en Casamance et nous nous battons pour en faire un levier de développement économique », a-t-il souligné.
Même si le projet reste confronté à des contraintes financières, le responsable associatif se veut optimiste quant à son impact futur sur les populations. « Nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour développer pleinement ce projet, mais ces cinq mille deux cents anacardiers que nous avons plantés serviront demain aux populations », a-t-il affirmé. Selon lui, l’ambition de ce complexe agro-industriel dépasse les frontières du seul village de Talloum et vise à bénéficier à l’ensemble des communautés de la zone. « Ce projet ne sera pas seulement pour Talloum. Lorsque nous parlons de complexe agro-industriel, cela signifie que ce sera ouvert à tous et que plusieurs populations pourront y travailler », a-t-il expliqué.
Dans cette dynamique, la Talloumoise apparaît également comme un cadre d’organisation et de structuration des femmes de la communauté, aussi bien au Sénégal que dans la diaspora. Présente à Dakar, en Gambie, à Bignona, à Ziguinchor et même au sein de la diaspora, cette initiative rassemble aujourd’hui les femmes de Talloum autour d’activités de production et de transformation.
Ibrahima Badji a précisé que ces femmes ont bénéficié de formations dispensées par des experts de l’ITA afin de renforcer leurs capacités techniques et organisationnelles. « Elles ont été formées par des formateurs de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) qui leur ont permis d’avoir aujourd’hui des outils de production. Elles produisent régulièrement », a-t-il indiqué.
Lors d’un forum organisé au mois d’avril dernier, plusieurs produits transformés par ces femmes ont été exposés et commercialisés, illustrant le potentiel économique de cette initiative. Pour le président de l’ADT, ces résultats constituent un premier pas vers la concrétisation d’un projet plus ambitieux visant à faire de la Talloumoise un véritable label économique et communautaire. « Ce que nous faisons aujourd’hui est un point de départ », a-t-il fait savoir. Pour rappel, l’Association pour le Développement de Talloum (ADT) a été fondé en 1975 et certains membres fondateurs étaient présents à cette rencontre religieuse. Regardez la forte mobilisation des femmes.
Le responsable a tenu ces propos hier, dimanche 15 mars 2026, au Centre Amadou Malick Gaye de Bopp, à Dakar, lors de cette rencontre dont il était le parrain. L’événement a réuni de nombreux ressortissants du village de Talloum (Bignona), des autorités religieuses et des invités venus assister à cette neuvième édition de la conférence.
Prenant la parole devant les participants, Ibrahima Badji a expliqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre d’une initiative portée par les femmes de l’association à travers une formule baptisée « la Talloumoise », devenue aujourd’hui un véritable symbole de mobilisation communautaire. « Nous sommes à notre neuvième édition organisée par les femmes de l’Association pour le Développement de Talloum à travers une formule que nous appelons la Talloumoise. Elle est devenue aujourd’hui une référence sur laquelle nous travaillons pour en faire un label », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette initiative dépasse largement le cadre associatif et s’inscrit dans une stratégie globale visant à valoriser la production locale et à soutenir les activités économiques du village. « Au-delà de l’association, il y a notre développement. Plusieurs activités sont menées pour prendre en charge tout ce que nous produisons au village, car nous avons compris qu’il y a là une grande perte si ces produits ne sont pas valorisés », a-t-il expliqué.
Dans cette perspective, les femmes de Talloum sont progressivement organisées et formées afin de structurer leurs activités économiques et de transformer leurs productions en véritables opportunités de revenus. « Nos femmes sont en train d’être organisées et formées dans ce sens. C’est dans ce cadre que nous parlons de la Talloumoise que nous voulons ériger en label », a-t-il ajouté. La neuvième édition de cette rencontre, organisée par la section de l’ADT à Dakar, vise également à renforcer les liens entre les ressortissants du village installés dans la capitale.
Selon le président de l’ADT, ces retrouvailles constituent un moment privilégié pour rassembler les populations originaires de Talloum vivant à Dakar et pour consolider les relations sociales et spirituelles au sein de la communauté. « Nous avons beaucoup de nos ressortissants qui vivent à Dakar. Il faut des moments précis pour que tout le monde puisse se retrouver. Cette conférence nous permet de tisser davantage nos liens de famille et de nous rappeler à nos valeurs religieuses », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Ibrahima Badji a également évoqué les ambitions économiques portées par la communauté à travers la mise en place d’un complexe agro-industriel destiné à soutenir le développement local. Président du comité directeur de la coopérative agro-industrielle du complexe de Talloum, il a révélé que plusieurs initiatives ont déjà été lancées dans ce cadre, notamment dans la filière anacarde. « Nous avons planté cinq mille deux cents anacardiers en Casamance et nous nous battons pour en faire un levier de développement économique », a-t-il souligné.
Même si le projet reste confronté à des contraintes financières, le responsable associatif se veut optimiste quant à son impact futur sur les populations. « Nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour développer pleinement ce projet, mais ces cinq mille deux cents anacardiers que nous avons plantés serviront demain aux populations », a-t-il affirmé. Selon lui, l’ambition de ce complexe agro-industriel dépasse les frontières du seul village de Talloum et vise à bénéficier à l’ensemble des communautés de la zone. « Ce projet ne sera pas seulement pour Talloum. Lorsque nous parlons de complexe agro-industriel, cela signifie que ce sera ouvert à tous et que plusieurs populations pourront y travailler », a-t-il expliqué.
Dans cette dynamique, la Talloumoise apparaît également comme un cadre d’organisation et de structuration des femmes de la communauté, aussi bien au Sénégal que dans la diaspora. Présente à Dakar, en Gambie, à Bignona, à Ziguinchor et même au sein de la diaspora, cette initiative rassemble aujourd’hui les femmes de Talloum autour d’activités de production et de transformation.
Ibrahima Badji a précisé que ces femmes ont bénéficié de formations dispensées par des experts de l’ITA afin de renforcer leurs capacités techniques et organisationnelles. « Elles ont été formées par des formateurs de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) qui leur ont permis d’avoir aujourd’hui des outils de production. Elles produisent régulièrement », a-t-il indiqué.
Lors d’un forum organisé au mois d’avril dernier, plusieurs produits transformés par ces femmes ont été exposés et commercialisés, illustrant le potentiel économique de cette initiative. Pour le président de l’ADT, ces résultats constituent un premier pas vers la concrétisation d’un projet plus ambitieux visant à faire de la Talloumoise un véritable label économique et communautaire. « Ce que nous faisons aujourd’hui est un point de départ », a-t-il fait savoir. Pour rappel, l’Association pour le Développement de Talloum (ADT) a été fondé en 1975 et certains membres fondateurs étaient présents à cette rencontre religieuse. Regardez la forte mobilisation des femmes.