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TRAHISON FAITE A MIMI TOURE « Famille, je te hais ! » (Par Amadou DIAO)

Vendredi 16 Septembre 2022

C’est un vrai séisme qui s’est abattu à l’assemblée nationale le lundi dernier, 12 septembre 2022. Qui aurait pu une seconde croire que le président Macky Sall mijotait un plan de liquidation et de désintégration morale à l’endroit de son alliée la plus fidèle et la plus engagée durant ces derniers temps, en l’occurrence Madame Aminata Touré. Personne, sans doute !


Sauf ceux qui sont …de la famille. « Famille, je te hais », avait lancé Jean-Paul Sartre. Comment ne pas lui faire confiance et lui emboîter le pas en voyant la manière dont la gouvernance politique au plus haut niveau pose ses actes. C’est connu, à présent : Aminata Touré, tête de liste de Benno Bokk Yaakaar aux dernières Législatives n’est pas présidente de l’Assemblée nationale. La volonté du président de la République s’est exprimée autrement que, sans doute, les accords avaient été scellés dans la plus grande confidentialité. Nul besoin d’avoir la confirmation que Macky Sall avait bel et bien promis le perchoir à Mimi.


La certitude d’un tel engagement suinte dans les propos de la tête de liste qui avait affirmé en grande Dame d’Etat qu’elle n’allait jamais dévoiler ses discussions avec le chef de l’Etat. Le soupçon et le doute sont vite balayés lorsque Macky Sall se décide à 10 minutes du scrutin « fratricide » à appeler Mimi Touré pour lui dire l’homme qui lui inspire confiance pour diriger l »assemblée nationale.


Ce énième coup fourré contre une compagne politique généreuse, passionnée de justice sociale et foncièrement attachée aux valeurs progressistes et démocratiques a cette fois tous les contours d’un acte moralement trop bas et d’une méchanceté jamais assumée.
Engagé dans un contexte politique difficile à la veille des Législatives, Macky Sall est allé chercher Mimi Touré pour diriger la liste de Bby. Faute de candidat sérieux et apte à faire face à Ousmane Sonko et ses camarades. Mimi accepte. Et commence à jouer dans la plus grand sérieux son rôle de tête de liste. Une mission qui ne la prive guère d’avoir à faire face à une opposition féroce faisant feu de tout bois. Au créneau, toujours Aminata Touré, le reste des troupes ayant fait profil bas. La bagarre des listes, c’est Mimi Touré qui la porte, celle des marches interdites, c’est encore elle au front. Puis, elle fait 5175 kilomètres, parfois sous une pluie battante, d’une campagne unanimement jugée propre et réussie. Par son discours, sa pugnacité et son expérience, elle limite les dégâts d’une déroute qui avait commencé à se dessiner depuis les Locales dernières.



A l’arrivée, Benno est en tête. Sa position lui permet d’arracher la plupart des postes au parlement en sus du perchoir. Et l’histoire politique commençait à écrire une nouvelle page glorieuse du parlement avec Mimi Touré au perchoir. Hélas, il fallait compter avec la famille qui a prise quasiment sur tout dans la gouvernance Faye-Sall. Au point de sortir d’un mouchoir un illustre inconnu pour diriger l’hémicycle. En dépit du respect qu’on lui doit, Amadou Mame Diop est loin d’avoir l’envergure et le parcours politiques de Mimi Touré. Il n’est connu nulle part sauf dans sa commune de Dagana. Echanger Amadou Mame Diop contre Mimi Touré replonge dans le genre mélodramatique où le bon est sanctionné, le méchant valorisé.


Qu’importe, nous continuerons le chemin Aminata Touré dont le profil était sans conteste le meilleur pour diriger le parlement. Ancienne Première ministre, ancienne ministre de la Justice ayant conduit avec brio la traque des biens mal acquis, ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental, tête de liste de Benno, Madame Touré était assurément la mieux indiquée au perchoir. Cette-fois, c’est raté. Macky Sall qui continue de cacher son agenda s’est brûlé les doigts en tremblant pour désigner le président de l’assemblée nationale. Il ne se relèvera, sans doute, pus de cette grandissime émotion née de la trahison faite à Aminata Touré. Partout, l’acte politiquement pourri posé par Macky Sall a suscité indignation et féroce condamnation. Comment, en effet, peut-on oser lancer une dame dans une jungle aussi dangereuse pour ensuite froidement lui planter un coup de poignard dans le dos ? Et croire que tout ira bien ?


Cette naïveté a un nom : fin de règne macabre ! Sinon, comment comprendre cette funeste entreprise de liquidation physique qui se mijote en haut lieu. Faute de majorité rassurante, le pouvoir tremble à l’idée de voir Aminata Touré voter contre Bby à l’assemblée nationale. Peine perdue, car Mimi restera députée et va se battre contre l’implication incestueuse de la famille dans la gestion du pays. 
  
Amadou DIAO
Responsable politique
Diaspora
LYON
R

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