Souffrances des Sénégalais : le Premier ministre Lô confie ses nuits d’inquiétude

Samedi 26 Septembre 2026

Présent à Ziguinchor, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a placé son discours sous le signe de la mémoire, de la paix et de l’unité nationale. Évoquant également les difficultés quotidiennes des Sénégalais, notamment les coupures d’électricité et les délestages, le chef du gouvernement a assuré que les préoccupations des populations sont au cœur de l’action des autorités. Devant son auditoire à Ziguinchor, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a évoqué le poids des responsabilités qui pèse sur les dirigeants face aux difficultés vécues par les Sénégalais.


« Quand on est un dirigeant, on se réveille au milieu de la nuit en sursaut, pensant aux problèmes de ce pays. Et ça m’est arrivé cette semaine. C’est arrivé au Président de la République, pensant aux coupures, aux délestages, à tous ceux qui souffrent dans ce pays », a déclaré le Premier ministre.
Il a rappelé avoir placé la question des difficultés quotidiennes des populations au cœur de sa Déclaration de politique générale. « Après les mots d’usage, j’ai ouvert mon discours devant nos représentants nationaux sur la souffrance des Sénégalais, les souffrances individuelles », a-t-il souligné.
« Un message d’espoir et d’unité nationale »
À Ziguinchor, le chef du gouvernement a surtout voulu délivrer un message de rassemblement. « Aujourd’hui, en venant ici, nous n’avons qu’un message. C’est un message d’espoir. C’est un message d’unité nationale », a-t-il affirmé.
Pour Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, malgré les tragédies qui ont jalonné son histoire, le Sénégal a toujours trouvé les ressources nécessaires pour se relever. Il appelle ainsi les citoyens, quelles que soient leurs « douleurs » ou leurs « ressentiments », à préserver ce qu’il considère comme un patrimoine essentiel : « la paix ».
« Quand on a la paix, on a le temps de se souvenir. Quand on a la paix, on a le temps de réparer. Le temps est long, certes. Mais nous nous engageons à faire en sorte que cette tragédie ne soit jamais oubliée », a poursuivi le Premier ministre.
Il a conclu cette séquence consacrée au devoir de mémoire par ces mots : « Il est des dates que le temps ne parvient pas à effacer. »
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