Sonko sur sa convocation «C'est un complot ourdi au plus haut sommet de l'État et nous en avons toutes les preuves »

Jeudi 3 Novembre 2022

Les yeux des Sénégalais ont tous les yeux rivés sur la convocation du leader de Pastef, Ousmane Sonko dans l’affaire qui l’oppose à l'ex-masseuse, Adji Sarr. Mais le chef de l’opposition, dans une déclaration ce mercredi, se dit « rassuré » et soutient que ce dossier est vide. « C’est un «complot ».
 
Alors que son face-à-face avec le doyen des juges d’instruction sur l’affaire de Sweet Beauty est officiellement prévu pour ce jeudi 3 novembre, le leader de Pastef non moins principal opposant du président Macky Sall semble ne pas se faire de souci, eu égard à toutes les intimidations du camp du pouvoir à son endroit. Dans sa déclaration d’hier, Ousmane Sonko, rassurant les compatriotes sur sa convocation a réitéré que c’est un «complot d’État». «Chers compatriotes, votre ami, votre frère, votre président pour certains, Ousmane  Sonko alias Oscar Sierra puisque c'est comme ça qu'on nous appelle dans les communiqués de la police maintenant. Je vais dire aux Sénégalais qu'il n'y a rien de  plus normal, de plus  ordinaire que cette convocation que nous avons  souhaitée et voulue depuis très longtemps. Qu'elle intervienne en cette période où nous avons entamé une tournée pour aller rencontrer les Sénégalais, peu importe. Nous l'avions souhaité, parce qu'il faut que ce dossier soit définitivement traité. Mais c'est un dossier vide, absurde», a-t-il tranché. Avant d’accuser : « C'est un complot ourdi au plus haut sommet de l'État et nous en avons toutes les preuves ». «Nous l'avons souhaité parce que le pays doit souffler et passer à autre chose. Nous avons exigé plusieurs fois que je sois entendu. Je suis allé jusqu'à dire que si le doyen des juges ne me convoque pas pour m'entendre, je refuserai désormais d'aller signer le cahier de charge, puisque quand vous êtes sous contrôle judiciaire, vous êtes assujetti à un certain nombre d'obligations », a rappelé le maire de Ziguinchor. Ousmane Sonko de préciser sur sa sortie controversée d’alors : «Ce n'était pas un déni, ce n'était pas un manque de respect à la justice. Mais c'est une première dans l'histoire judiciaire du Sénégal que 18 mois après une accusation de viol, qu'on n'appelle pas un inculpé pour l'entendre au fond et voir la suite à donner à ce dossier ». « C'est désormais fait et je rassure à tout le monde. C'est un dossier le plus ordinaire possible, c'est une procédure la plus ordinaire possible et il s'insère dans le cadre de l'instruction d'un dossier totalement vide. Et demain donc, j'irai répondre tranquillement », a-t-il rassuré.
 
Mieux, souligne Sonko, «je rappelle aux Sénégalais, il y a tout ce qui suit à  travers le monde je n'ai pas refusé d'aller répondre à la justice ». «La première fois qu'une convocation m'avait été remise, j'étais encore vêtu de mon immunité parlementaire. Et vous savez très bien que la loi est très claire : aucun député ne peut être poursuivi, entendu ou emprisonné durant l'exercice de son mandat particulièrement en cours de session», renseigne la tête de file de l’opposition. Non sans faire la genèse de sa convocation mouvementée au lendemain de cette affaire de viol :  «La gendarmerie n'avait pas à me convoquer et j'ai refusé de déférer ; ce qui a amené les premiers incidents devant mon domicile. Quand ils se sont ravisés pour aller procéder à la levée de l’immunité parlementaire en violant toutes les normes et une convocation m'a été notifiée. Après cela, je suis allé déférer tranquillement à cette convocation qui datait du 3 mars 2021 ».
 
« Ce matin, mon ami et frère, Khalifa Sall me rappelait qu'il y a un fétichisme autour du chiffre 3. Moi, je ne suis pas un fétiche, je ne crois pas à ces histoires-là.  Tous les jours sont comme les autres», a-t-il fait comprendre à ceux qui s’adonnent à des pratiques mystiques dans ce dossier de Sweet Beauty.
 
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