Dans une déclaration prononcée devant des responsables politiques, Ousmane Sonko a livré une analyse sans détour de la situation géopolitique mondiale, liant les interventions militaires récentes à une tentative des puissances traditionnelles de freiner l’essor des pays émergents.
Selon le chef du gouvernement, les événements que connaît actuellement le monde — du Moyen‑Orient à l’Amérique latine — ne sont pas des « situations fortuites ».
« Ce ne sont pas des situations fortuites. Pas plus tard qu'avant‑hier à l'Assemblée, je vous ai parlé... je vous en parle depuis pas mal de temps. Je voudrais que nous soyons tous bien conscients de la situation », a‑t‑il affirmé, appelant à une lecture lucide et stratégique des enjeux internationaux.
Guerre froide revisitées : une confrontation de blocs ?
Pour Sonko, la dynamique actuelle s’explique par la montée en puissance de puissances dites émergentes, dont la Chine serait le moteur principal. « Nous savons des puissances émergentes, retrouvées, regroupées autour de la Chine comme pays moteur, qui aujourd'hui, quoi qu'on dise, sur le plan économique, sur le plan technologique, et certainement de plus en plus sur le plan militaire, sont en train de rattraper tout le retard et de prendre le dessus sur le vieux monde occidental, avec en tête de file les États‑Unis d'Amérique », a‑t‑il soutenu, illustrant selon lui un basculement historique profond.
Dans sa lecture, les interventions militaires et les crises géopolitiques récentes seraient des tentatives de « réajustement » de la part des États‑Unis pour « préserver une primauté » qu’ils auraient détenue pendant longtemps. Cette domination, estime Sonko, se manifesterait par des actions visant à réduire l’influence des puissances émergentes dans différentes régions du monde.
Des crises coordonnées, selon Sonko
Le Premier ministre a cité des exemples concrets des tensions en cours : au Venezuela, à Cuba et aujourd’hui au Moyen‑Orient, où, selon lui, les interventions viseraient à « couper toutes les connexions » de ces pays avec la Chine ou la Russie, notamment en matière stratégique et énergétique.
« Et si vous voyez bien la carte des interventions, il s'agit de freiner et d'expulser une puissance comme la Chine, de l'Amérique du Sud d'abord… C'est ce qui se passe actuellement au Moyen‑Orient… », a‑t‑il déclaré, reliant les crises apparentes à une même logique géopolitique.
Il a insisté sur l’importance des ressources, notamment des hydrocarbures, et sur le rôle que jouent ces secteurs dans les tensions actuelles. « …et faire avec d'autres pays des… et leur approvisionnement en produits d’hydrocarbure… c’est le rythme ne posant pas de problèmes fondamentaux puisque l’Europe est un satellite des États‑Unis dans ce bloc occidental », a‑t‑il expliqué.
Pour Sonko, les enjeux ne se limitent pas à des rivalités régionales : ils s’inscrivent dans une confrontation globale entre un monde ancien, dominé par l’Occident, et un monde en mutation. Il a averti que cette compétition pourrait se transformer en conflit ouvert, notamment entre pays dotés d’arsenaux sophistiqués et d’armes nucléaires.
« Tout ce qui se passe est une tentative d’isolement d’une puissance montante, de pouvoir après se consacrer particulièrement à cette puissance… nous ne souhaitons pas que ça aille beaucoup plus loin… », a‑t‑il plaidé, appelant à une désescalade et à un respect accru du droit international.
Selon le chef du gouvernement, les événements que connaît actuellement le monde — du Moyen‑Orient à l’Amérique latine — ne sont pas des « situations fortuites ».
« Ce ne sont pas des situations fortuites. Pas plus tard qu'avant‑hier à l'Assemblée, je vous ai parlé... je vous en parle depuis pas mal de temps. Je voudrais que nous soyons tous bien conscients de la situation », a‑t‑il affirmé, appelant à une lecture lucide et stratégique des enjeux internationaux.
Guerre froide revisitées : une confrontation de blocs ?
Pour Sonko, la dynamique actuelle s’explique par la montée en puissance de puissances dites émergentes, dont la Chine serait le moteur principal. « Nous savons des puissances émergentes, retrouvées, regroupées autour de la Chine comme pays moteur, qui aujourd'hui, quoi qu'on dise, sur le plan économique, sur le plan technologique, et certainement de plus en plus sur le plan militaire, sont en train de rattraper tout le retard et de prendre le dessus sur le vieux monde occidental, avec en tête de file les États‑Unis d'Amérique », a‑t‑il soutenu, illustrant selon lui un basculement historique profond.
Dans sa lecture, les interventions militaires et les crises géopolitiques récentes seraient des tentatives de « réajustement » de la part des États‑Unis pour « préserver une primauté » qu’ils auraient détenue pendant longtemps. Cette domination, estime Sonko, se manifesterait par des actions visant à réduire l’influence des puissances émergentes dans différentes régions du monde.
Des crises coordonnées, selon Sonko
Le Premier ministre a cité des exemples concrets des tensions en cours : au Venezuela, à Cuba et aujourd’hui au Moyen‑Orient, où, selon lui, les interventions viseraient à « couper toutes les connexions » de ces pays avec la Chine ou la Russie, notamment en matière stratégique et énergétique.
« Et si vous voyez bien la carte des interventions, il s'agit de freiner et d'expulser une puissance comme la Chine, de l'Amérique du Sud d'abord… C'est ce qui se passe actuellement au Moyen‑Orient… », a‑t‑il déclaré, reliant les crises apparentes à une même logique géopolitique.
Il a insisté sur l’importance des ressources, notamment des hydrocarbures, et sur le rôle que jouent ces secteurs dans les tensions actuelles. « …et faire avec d'autres pays des… et leur approvisionnement en produits d’hydrocarbure… c’est le rythme ne posant pas de problèmes fondamentaux puisque l’Europe est un satellite des États‑Unis dans ce bloc occidental », a‑t‑il expliqué.
Pour Sonko, les enjeux ne se limitent pas à des rivalités régionales : ils s’inscrivent dans une confrontation globale entre un monde ancien, dominé par l’Occident, et un monde en mutation. Il a averti que cette compétition pourrait se transformer en conflit ouvert, notamment entre pays dotés d’arsenaux sophistiqués et d’armes nucléaires.
« Tout ce qui se passe est une tentative d’isolement d’une puissance montante, de pouvoir après se consacrer particulièrement à cette puissance… nous ne souhaitons pas que ça aille beaucoup plus loin… », a‑t‑il plaidé, appelant à une désescalade et à un respect accru du droit international.

