Sonko : « Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses... »

Dimanche 23 Aout 2026

Après ses visites à Keur Mame Elhadji et à Ndiassane, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu ce samedi à Tivaouane pour effectuer sa ziara auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Il a ensuite rencontré plusieurs autorités religieuses de la cité, dont Serigne Mbaye Sy Abdou, dit Ndiol Fouta.

Ousmane Sonko a poursuivi ce samedi sa tournée auprès des foyers religieux. Après Keur Mame Elhadji et Ndiassane, le président de l’Assemblée nationale s’est rendu à Tivaouane.

À son arrivée à la résidence du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, il a été accueilli par de nombreux sympathisants venus lui témoigner leur soutien.

Le président de l’Assemblée nationale a ensuite poursuivi sa ziara auprès de plusieurs autorités religieuses de Tivaouane. Il s’est notamment rendu chez Serigne Mbaye Sy Abdou, dit Ndiol Fouta.

Sonko évoque les missions de l’Assemblée nationale

Devant le guide religieux, Ousmane Sonko est revenu sur les principales missions de l’Assemblée nationale, notamment le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement.

Il a assuré que les textes adoptés sous sa présidence à la tête de l’institution parlementaire ont pour objectif de défendre les intérêts des Sénégalais.

Ousmane Sonko a également évoqué les réformes engagées en matière de transparence dans la gestion des affaires publiques.

Il est notamment revenu sur le vote de la loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité. Selon lui, cette initiative a suscité des critiques de la part de certains acteurs, qui seraient allés jusqu’à dénigrer les initiateurs de la démarche.

« Je n’ai jamais dit que les fonds politiques doivent être éliminés »

Le président de l’Assemblée nationale s’est également prononcé sur la polémique concernant les fonds politiques et la « caisse noire ».

Il a précisé n’avoir jamais réclamé leur suppression, mais plutôt leur encadrement afin d’assurer davantage de transparence dans leur utilisation.

« Je n’ai jamais dit que les fonds politiques ou la caisse noire doivent être éliminés. J’ai dit qu’ils doivent être encadrés pour plus de transparence », a déclaré Ousmane Sonko.

Pour le leader de Pastef, les citoyens doivent pouvoir savoir comment l’argent public est utilisé.

« Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses »

Ousmane Sonko a également récusé les accusations selon lesquelles ses positions sur la gestion des fonds publics seraient dirigées contre les autorités religieuses.

« Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses en disant que ce qui me déplaît, c’est le fait qu’on leur donne de l’argent. Ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré.

Il a précisé que sa position porte sur les conditions dans lesquelles les ressources publiques sont utilisées.

« Ce qui me déplaît, c’est qu’on détourne l’argent du contribuable pour venir dire qu’on l’a donné aux autorités religieuses », a-t-il ajouté.

Selon Ousmane Sonko, la transparence dans la gestion des biens publics constitue une condition du développement et répond également aux principes qu’il rattache à l’islam.

« La transparence, c’est notre credo. C’est ce pour quoi nous nous battons », a-t-il affirmé.

Le président de l’Assemblée nationale a enfin assuré qu’il entend poursuivre son engagement en faveur de la transparence et de l’équité sociale malgré les critiques. Il estime que ces positions expliquent le soutien d’une partie de la population à leur projet, mais également l’opposition de certains de leurs adversaires.
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