« L’exercice du pouvoir est le pire ennemi du populisme. » Dixit un pasteur ivoirien. Une formule qui résume parfaitement les contradictions de Pastef face à l’épreuve du pouvoir.
Le pouvoir a une vertu implacable, il confronte les discours aux actes. Et les contradictions d’Ousmane Sonko sont aujourd’hui devenues difficiles à dissimuler.
1. Hier pourfendeur des fonds spéciaux, aujourd’hui bénéficiaire de leurs milliards
Opposant radical, Ousmane Sonko dénonçait les fonds spéciaux, l’opacité financière et les pratiques du système qu’il promettait d’abattre. Devenu Premier ministre, il a pourtant utilisé le dispositif budgétaire dérogatoire lié au programme de gestion de la paix en Casamance, allant jusqu’à solliciter des rallonges. Il a lui-même évoqué l’achat de véhicules de luxe pour ses déplacements et la rénovation de ses bureaux à la Primature. Ces dépenses et leurs montants doivent naturellement être documentés et vérifiés. Mais la vraie question est ailleurs :
▪️︎ Qu’est-il advenu des autres milliards de crédits spéciaux dont il a disposé pendant ses deux années à la Primature ?
▪️︎ À ce jour, le peuple sénégalais ne dispose pas d’un état suffisamment clair de leur utilisation.
2. La transparence doit être générale et impersonnelle
Ousmane Sonko exige aujourd’hui davantage de transparence dans la gestion des fonds spéciaux par le Président Bassirou Diomaye Faye. Mais que la même exigence s’applique à sa propre gestion. Si certaines dispositions du décret n° 2004-1186 de 2004 font obstacle à une vérification appropriée, qu’elles soient révisées ou abrogées, afin de permettre aux organes habilités de contrôler l’utilisation de ces crédits, dans le respect du secret nécessaire aux opérations sensibles. La transparence ne peut pas être une arme contre un adversaire. Elle doit être une règle pour tous.
3. De la Primature à la vengeance contre le Président Diomaye Faye
Depuis son limogeage de la Primature, Ousmane Sonko et sa majorité parlementaire ont engagé une confrontation institutionnelle et politique de plus en plus ouverte avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Cependant, des questions s’imposent :
▪️︎ S’agit-il encore de défendre des principes ou de chercher à récupérer un pouvoir et des moyens dont Sonko ne dispose plus ?
▪️︎ La perte de la « sucette » des milliards de fonds spéciaux de la Primature aurait-elle simplement poussé Ousmane Sonko à détester ipso facto le Président Diomaye Faye, qui l’a limogé de son poste de Premier ministre ?
La réponse à ces deux questions suffit largement, à illustrer l’acharnement injustifié de Sonko et de ses députés contre le Président Faye.
4. Pastef et ses pseudo-juristes encore rabaissés par le Conseil constitutionnel
À cette contradiction politique s’ajoute une série de revers institutionnels. Les députés de Pastef et ses pseudo-juristes, qui prétendent donner des gages de souverainisme parlementaire, se sont retrouvés, à trois reprises consécutives, confrontés aux décisions du Conseil constitutionnel, qui ont mis en exergue les limites imposées par la Constitution. À force de vouloir instrumentaliser la Constitution au gré des rapports de force politiques, ils finissent par se faire rappeler à l’ordre par le juge constitutionnel. Trois désaveux successifs devraient pourtant les inciter à davantage d’humilité et de retenue.
5. Le populisme de Pastef anéanti par la réalité du pouvoir
Hier, Sonko dénonçait les fonds spéciaux. Aujourd’hui, il doit expliquer ceux qu’il a utilisés. Hier, il réclamait la transparence. Aujourd’hui, il doit accepter que sa propre gestion soit vérifiée. Hier, il dénonçait les dérives institutionnelles. Aujourd’hui, sa majorité multiplie les offensives contre le Président de la République. Voilà le véritable échec du populisme. Ousmane Sonko promettait de changer le système, mais l’exercice du pouvoir révèle surtout ses propres contradictions.
Le Sénégal mérite mieux que ces politiciens de Pastef, populistes, véreux et sans scrupule. La seule règle qui devrait prévaloir est la même exigence de transparence pour tous et la même exigence de responsabilité pour tous. Si le ridicule tuait, Pastef serait aujourd’hui confronté à un véritable hara-kiri politique et collectif.
Abdoulaye Gallo Diao
Membre du Bureau politique du PS, Secrétaire national adjoint chargé des TIC.
Le pouvoir a une vertu implacable, il confronte les discours aux actes. Et les contradictions d’Ousmane Sonko sont aujourd’hui devenues difficiles à dissimuler.
1. Hier pourfendeur des fonds spéciaux, aujourd’hui bénéficiaire de leurs milliards
Opposant radical, Ousmane Sonko dénonçait les fonds spéciaux, l’opacité financière et les pratiques du système qu’il promettait d’abattre. Devenu Premier ministre, il a pourtant utilisé le dispositif budgétaire dérogatoire lié au programme de gestion de la paix en Casamance, allant jusqu’à solliciter des rallonges. Il a lui-même évoqué l’achat de véhicules de luxe pour ses déplacements et la rénovation de ses bureaux à la Primature. Ces dépenses et leurs montants doivent naturellement être documentés et vérifiés. Mais la vraie question est ailleurs :
▪️︎ Qu’est-il advenu des autres milliards de crédits spéciaux dont il a disposé pendant ses deux années à la Primature ?
▪️︎ À ce jour, le peuple sénégalais ne dispose pas d’un état suffisamment clair de leur utilisation.
2. La transparence doit être générale et impersonnelle
Ousmane Sonko exige aujourd’hui davantage de transparence dans la gestion des fonds spéciaux par le Président Bassirou Diomaye Faye. Mais que la même exigence s’applique à sa propre gestion. Si certaines dispositions du décret n° 2004-1186 de 2004 font obstacle à une vérification appropriée, qu’elles soient révisées ou abrogées, afin de permettre aux organes habilités de contrôler l’utilisation de ces crédits, dans le respect du secret nécessaire aux opérations sensibles. La transparence ne peut pas être une arme contre un adversaire. Elle doit être une règle pour tous.
3. De la Primature à la vengeance contre le Président Diomaye Faye
Depuis son limogeage de la Primature, Ousmane Sonko et sa majorité parlementaire ont engagé une confrontation institutionnelle et politique de plus en plus ouverte avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Cependant, des questions s’imposent :
▪️︎ S’agit-il encore de défendre des principes ou de chercher à récupérer un pouvoir et des moyens dont Sonko ne dispose plus ?
▪️︎ La perte de la « sucette » des milliards de fonds spéciaux de la Primature aurait-elle simplement poussé Ousmane Sonko à détester ipso facto le Président Diomaye Faye, qui l’a limogé de son poste de Premier ministre ?
La réponse à ces deux questions suffit largement, à illustrer l’acharnement injustifié de Sonko et de ses députés contre le Président Faye.
4. Pastef et ses pseudo-juristes encore rabaissés par le Conseil constitutionnel
À cette contradiction politique s’ajoute une série de revers institutionnels. Les députés de Pastef et ses pseudo-juristes, qui prétendent donner des gages de souverainisme parlementaire, se sont retrouvés, à trois reprises consécutives, confrontés aux décisions du Conseil constitutionnel, qui ont mis en exergue les limites imposées par la Constitution. À force de vouloir instrumentaliser la Constitution au gré des rapports de force politiques, ils finissent par se faire rappeler à l’ordre par le juge constitutionnel. Trois désaveux successifs devraient pourtant les inciter à davantage d’humilité et de retenue.
5. Le populisme de Pastef anéanti par la réalité du pouvoir
Hier, Sonko dénonçait les fonds spéciaux. Aujourd’hui, il doit expliquer ceux qu’il a utilisés. Hier, il réclamait la transparence. Aujourd’hui, il doit accepter que sa propre gestion soit vérifiée. Hier, il dénonçait les dérives institutionnelles. Aujourd’hui, sa majorité multiplie les offensives contre le Président de la République. Voilà le véritable échec du populisme. Ousmane Sonko promettait de changer le système, mais l’exercice du pouvoir révèle surtout ses propres contradictions.
Le Sénégal mérite mieux que ces politiciens de Pastef, populistes, véreux et sans scrupule. La seule règle qui devrait prévaloir est la même exigence de transparence pour tous et la même exigence de responsabilité pour tous. Si le ridicule tuait, Pastef serait aujourd’hui confronté à un véritable hara-kiri politique et collectif.
Abdoulaye Gallo Diao
Membre du Bureau politique du PS, Secrétaire national adjoint chargé des TIC.