La mort de Ratko Mladic jeudi 27 août continue de susciter la polémique, notamment après l’annonce par le ministre serbe de la Justice que l'ancien général aura droit à des obsèques nationales en Serbie malgré toutes ses condamnations pour crimes de guerre et son rôle dans le massacre de Srebrenica. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir en Serbie et au-delà des frontières.
Il n'est rien de dire que la mort de Ratko Mladic étale au grand jour les blessures non refermées de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie. Jeudi soir, des manifestations spontanées ont éclaté pour honorer Ratko Mladic. À Zvornik, dans l'entité serbe de Bosnie, 300 personnes ont défilé devant les mosquées du centre, en scandant le nom de l'ancien général. En Serbie, quelques dizaines de personnes ont allumé des fumigènes et accroché un portrait de Ratko Mladic sur un pont du centre-ville.
Et en plus, la Serbie annonce vouloir organiser des funérailles nationales pour Ratko Mladic, ce qui a occasionné une levée de boucliers de la société civile. Pour l'académie de la promotion démocratique, une ONG de Serbie, une telle cérémonie est honteuse et scandaleuse et montre que le régime n'a pas renoncé à l'idéologie génocidaire.
Pour les Femmes en Noir, l'État et la société s’apprêtent à honorer l'auteur d'un génocide.
À Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, les ONG sont aussi sur le pont et réclament une condamnation sans équivoque de la part des autorités, voire l'expulsion de l'ambassadeur de Serbie si de telles funérailles, pour l'instant hypothétiques, venaient vraiment à être organisées.
Il n'est rien de dire que la mort de Ratko Mladic étale au grand jour les blessures non refermées de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie. Jeudi soir, des manifestations spontanées ont éclaté pour honorer Ratko Mladic. À Zvornik, dans l'entité serbe de Bosnie, 300 personnes ont défilé devant les mosquées du centre, en scandant le nom de l'ancien général. En Serbie, quelques dizaines de personnes ont allumé des fumigènes et accroché un portrait de Ratko Mladic sur un pont du centre-ville.
Et en plus, la Serbie annonce vouloir organiser des funérailles nationales pour Ratko Mladic, ce qui a occasionné une levée de boucliers de la société civile. Pour l'académie de la promotion démocratique, une ONG de Serbie, une telle cérémonie est honteuse et scandaleuse et montre que le régime n'a pas renoncé à l'idéologie génocidaire.
Pour les Femmes en Noir, l'État et la société s’apprêtent à honorer l'auteur d'un génocide.
À Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, les ONG sont aussi sur le pont et réclament une condamnation sans équivoque de la part des autorités, voire l'expulsion de l'ambassadeur de Serbie si de telles funérailles, pour l'instant hypothétiques, venaient vraiment à être organisées.