Menu

Sénégalais : Vous êtes l’unique référent d’une nation en quête de sens (Assane DIOP)

Mercredi 15 Juillet 2026

La troisième alternance n’a pas changé l’essentiel : au Sénégal, le vacarme politique couvre toujours le silence de la détresse citoyenne. Ceux qui ont porté la promesse de rupture semblent s’être égarés dans les labyrinthes de la conservation du pouvoir. Pourtant, la gouvernance ne saurait être l'exercice d'un camp contre un autre ; elle est, par essence, une mission au service de la nation.


Nous sommes entrés dans une ère paradoxale où la multiplication des plans, des visions et des horizons 2050 masque une érosion préoccupante de nos fondements économiques réels. Les réformes s'empilent, les discours s'enflamment, tandis que les entreprises ferment, que le chômage s'installe et que l'inquiétude gagne les foyers. Cette contradiction entre l'agitation des sommets et la réalité des bases est claire : le pays se donne en spectacle, pendant que l’économie réelle se donne en sacrifice.

Chaque entreprise qui disparaît n’est pas qu’une ligne comptable en moins ; c’est un fragment de notre cohésion sociale qui s’effrite. Un pays qui se contente de commenter ses crises sans en déconstruire les mécanismes pour les résoudre se condamne à une répétition historique stérile. Ce qui devait être le champ de la rupture est devenu le théâtre de luttes d’ego, où le positionnement tactique a supplanté la conquête de solutions. Les Sénégalais observent ce spectacle avec perplexité, attendant en vain un pacte national contre la précarité qui ne vient jamais.

Pendant que les appareils politiques comptent leurs forces, les petites et moyennes entreprises, socle de notre tissu économique, comptent leurs pertes. La conclusion est sans appel : un État qui protège ses discours mais abandonne ses entreprises prépare sa propre fragilité. On ne mesure pas la grandeur d'un pouvoir au volume de ses slogans, mais à sa capacité concrète d’arracher des citoyens au chômage de masse. Le chômage, cette plaie vive, est la question que l’on évite. Des milliers de jeunes tournent en rond dans un pays qui leur tourne le dos. Préparer 2029 en laissant 2026 se déliter dans le silence des vies brisées est une aberration que la rigueur de l'analyse ne saurait tolérer.

Le moment exige de la hauteur. Le courage politique n'est pas d'attaquer l'adversaire, mais de protéger le citoyen. Le Sénégal n’a pas besoin de champions de la polémique, mais de gardiens du bien commun. Un homme d’État, dans la lignée de la vision que porte Thierno Alassane Sall, se définit par sa capacité à privilégier l’intérêt national sur les stratégies de chapelle.

Il est impératif de changer de paradigme. Au lieu de demander : « Qui gagnera la prochaine bataille politique ? », nous devons exiger : « Qui protège réellement les Sénégalais ? ». La réponse ne réside ni dans les campagnes médiatiques, ni dans les guerres d’appareil, mais dans un contrat national simple et exigeant :

- Aucune réforme sans preuve sociale ;

- Aucune fermeture d’entreprise sans accompagnement digne ;

- ⁠Aucune politique qui ignore le chômage et l'économie réelle.

Cette ligne directrice n’appartient à aucune chapelle ; elle est le bien propre de ces Sénégalais qui se lèvent chaque matin sans privilège, mais avec la conviction que leur pays peut mieux faire. C’est pour eux que nous analysons, que nous réfléchissons et que nous proposons. C’est à cette exigence, et à nulle autre, que devra être mesurée la légitimité de toute ambition politique dans ce pays.

Assane DiopAs
Membre du Cercle des Cadres de LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS 
Responsable du Pôle Recherche, Veille et Analyse du CECAR


1.Posté par Yero Seydi Ba le 15/07/2026 23:44
Thierno Alassane sall est le seul politicien qui a donné les gages de sécurité pour gouverner le pays.

Nouveau commentaire :




SPORTS

Dakar 2026 : L'Afrique écrit son histoire olympique sous les yeux du monde

Tribunal arbitral du sport : un faux verdict sur Sénégal-Maroc affole les réseaux sociaux

Ligue des champions : le PSG terrasse Manchester City (4-2)

Al-Nassr : Sadio Mané signe son retour avec une passe décisive face à Al-Draih

CAN 2025 : après l’audience, le TAS annonce son verdict dans « quelques jours, voire quelques semaines »

Basket : Doudou Ndoye de l’AS Douanes décède après plusieurs jours de coma, troisième victime du tragique accident

CAN 2025 : Sénégal-Maroc, le titre de champion d’Afrique se joue ce jeudi devant le TAS

Cheikhou Kouyaté : « Le médecin m’a demandé d’arrêter le football »

Sénégal 1-0 Comores : Iliman Ndiaye délivre les Lions à Marseille

Football : l’Argentine inflige une correction 7-0 au Burkina Faso





PEOPLE

Il parlait de la mort : un crucifix tombe sur un prêtre et le tue en pleine messe

Musique : Angèle réinvente sa pop avec « Instinct », un album résolument électronique

Meurtre du rappeur Tupac Shakur: Duane Davis condamné à 40 ans de prison minimum

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara félicite Dominique Ouattara pour la réussite du 10ᵉ gala de Children of Africa

Mariée depuis dix jours, une jeune femme retrouvée morte par balle dans sa chambre conjugale

Dakar : une femme mariée tombe amoureuse de son mécanicien sur TikTok, l’histoire finit au tribunal

Dayana Marcela Roblesorduz : arrêtée pour prostitution présumée, son mugshot devient viral

Kim Kardashian : sa fille North West, 13 ans, déjà accro aux projecteurs

Gambie : Un gala haut en couleur pour célébrer l’indépendance de la Guinée

Mariage : Pape Abdoulaye Touré officialise son union à la mairie de Dakar