Sénégal : la loi de finances rectificative 2026 rejetée en commission à l’Assemblée nationale

Vendredi 23 Octobre 2026

Le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026 n’a pas franchi l’étape de la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Le texte a été rejeté ce vendredi 23 octobre, sur fond de divergences concernant les subventions énergétiques et l’encadrement des fonds spéciaux de la présidence de la République. Un revers dans le processus d’examen budgétaire qui met en évidence les désaccords autour des priorités financières de l’État.

Le projet de loi de finances rectificative 2026 se heurte à un obstacle au Parlement. Réunie ce vendredi, la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a rejeté le texte soumis à son examen, à l’issue de discussions marquées par des désaccords sur plusieurs dispositions budgétaires. Malgré les échanges engagés entre les représentants de l’exécutif et les parlementaires, aucun consensus n’a pu être trouvé sur les principales orientations du projet.

Cette situation traduit les tensions entourant les arbitrages financiers de l’État, dans un contexte où les questions relatives au coût de la vie, aux dépenses publiques et à la maîtrise des ressources budgétaires occupent une place centrale dans le débat national. Les subventions à l’électricité et au carburant au cœur des divergences
Parmi les principaux points de désaccord figure la réduction envisagée des subventions accordées aux produits pétroliers et à l’électricité.

Cette orientation budgétaire suscite des réserves, notamment de la part du Premier ministre Ousmane Sonko, qui conteste la diminution de ces mécanismes de soutien. La question est particulièrement sensible en raison des conséquences qu'une réduction des subventions pourrait avoir sur les prix de l'énergie et les charges supportées par les ménages et les entreprises.

Les divergences portent ainsi sur les choix à opérer entre la nécessité de maîtriser les dépenses publiques et celle de préserver le pouvoir d'achat des populations.
Ousmane Sonko réclame un encadrement légal des fonds spéciaux
Autre point de friction : les fonds spéciaux de la présidence de la République.

Selon les informations rapportées senego, Ousmane Sonko a exigé la mise en place d'un encadrement légal de ces fonds avant toute adoption du projet de loi de finances rectificative. Cette exigence introduit dans le débat budgétaire la question des règles applicables à certaines dépenses de la présidence et des mécanismes de contrôle de leur utilisation.

Les discussions n'ont toutefois pas permis de rapprocher suffisamment les positions pour obtenir l'approbation du texte en commission. Le rejet de la LFR 2026 par la Commission des finances et du contrôle budgétaire constitue un revers à ce stade de la procédure, sans signifier nécessairement l'abandon définitif du projet.

La suite dépendra des dispositions de la procédure parlementaire applicables et des décisions prises concernant la poursuite de son examen.

Ce nouvel épisode illustre l'importance des désaccords sur les orientations budgétaires, particulièrement sur les subventions énergétiques et les fonds spéciaux de la présidence.

Il reste désormais à déterminer si de nouvelles discussions permettront de surmonter ces divergences ou si le projet devra faire l'objet d'ajustements avant une éventuelle adoption.

Précision : Le rejet en commission est également rapporté ce 23 octobre par Senego. Par ailleurs, les déclarations d'Ousmane Sonko sur les subventions et les fonds spéciaux remontent à sa conférence de presse du 19 octobre. Il avait alors prévenu que Pastef ne voterait pas le texte sans modifications.
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