Produire davantage au Sénégal, transformer localement les ressources, renforcer l’agriculture, soutenir les PME, réduire les déséquilibres territoriaux et associer pleinement la diaspora : la Grande Coalition Citoyenne pour le Sénégal (G2CS – Guiss Si Sa Bop) expose dans son manifeste les fondements du modèle de développement qu’elle entend défendre. Un projet qu’elle résume par le concept de « souverainisme citoyen, démocratique, social, productif et panafricain ».
La G2CS veut placer la production nationale au centre de son projet économique. Pour la coalition, la souveraineté ne peut pas rester un concept politique ou diplomatique. Elle doit d’abord se traduire dans la capacité du Sénégal à produire ce qu’il consomme, transformer ses ressources et créer davantage de valeur sur son propre territoire.
« Notre souveraineté dépend de notre capacité à produire, transformer, innover et financer notre développement », affirme le manifeste.
Le mouvement identifie plusieurs secteurs prioritaires : agriculture moderne, élevage, pêche durable, industrie, numérique, énergie, recherche, PME ainsi que développement des chaînes de valeur sénégalaises et africaines.
Produire et transformer au Sénégal
Le cœur de cette stratégie repose sur une réorientation de l’investissement.
« Nous orienterons l’investissement vers les secteurs capables de créer des emplois durables et de réduire les importations stratégiques », promet la G2CS. Elle veut également utiliser la commande publique, le financement et la fiscalité pour soutenir les entreprises nationales jugées compétitives et responsables.
L’agriculture occupe une place centrale dans cette vision. La coalition propose notamment de sécuriser le foncier productif, l’accès à l’eau, aux semences et aux intrants, mais également d’investir dans le stockage, la transformation et la commercialisation des productions agricoles.
L’objectif affiché est double : permettre au producteur de vivre de son activité et garantir au consommateur une alimentation accessible.
Jeunesse : connecter la formation à l’emploi
Le modèle proposé veut également revoir le lien entre l'éducation et l'économie.
La G2CS souhaite connecter davantage « l’école, la formation professionnelle, l’université, la recherche et l’emploi ». Elle propose que chaque politique sectorielle soit évaluée en fonction de son impact sur l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, l’innovation et la mobilité sociale.
Cette orientation prend un relief particulier dans le contexte économique actuel. Si la croissance sénégalaise a atteint 6,7 % en 2025, portée notamment par les hydrocarbures, le FMI indique que la croissance hors hydrocarbures n’avait été que de 2,2 % cette année-là, avant de rebondir à 4,7 % en glissement annuel au premier trimestre 2026.
L’enjeu posé par le manifeste est donc celui de la transformation de la croissance macroéconomique en emplois, en revenus et en activités productives réparties sur le territoire.
Sortir du « tout Dakar »
La G2CS fait également de l’équité territoriale l’un des piliers de son modèle.
Elle propose de « corriger les déséquilibres entre Dakar et les autres régions » par une décentralisation effective, des contrats territoriaux, le développement des infrastructures et la valorisation des potentialités économiques propres à chaque région.
Cette territorialisation du développement devrait permettre, selon sa doctrine, de rapprocher la production, l’investissement et les services publics des populations.
Faire de la diaspora un acteur économique à part entière
Autre particularité du projet : la place accordée aux Sénégalais établis à l’étranger.
Pour la coalition, « la diaspora sénégalaise n’est ni une périphérie de la République ni une simple source de transferts financiers ». Elle veut mieux mobiliser ses compétences, ses capitaux et ses capacités d’innovation.
Le mouvement propose notamment de sécuriser les investissements de la diaspora, de moderniser les services consulaires et de favoriser la circulation des compétences entre le Sénégal, l’Afrique et le reste du monde.
Une souveraineté qui se veut aussi africaine
Enfin, la G2CS inscrit son modèle dans une perspective panafricaine. Elle estime que le Sénégal ne peut atteindre seul une souveraineté économique durable et défend une intégration africaine davantage tournée vers les infrastructures, le commerce intra-africain, la mobilité, la recherche et la sécurité collective.
Le modèle proposé peut ainsi se résumer autour d’une idée : passer d’une économie fortement dépendante de l’extérieur à une économie davantage productive, territorialisée et capable de transformer localement ses ressources, tout en maintenant la coopération internationale.
C’est cette ambition que le manifeste résume par une formule : « Le travail, l’innovation et la transformation locale créent la prospérité ».
La G2CS veut placer la production nationale au centre de son projet économique. Pour la coalition, la souveraineté ne peut pas rester un concept politique ou diplomatique. Elle doit d’abord se traduire dans la capacité du Sénégal à produire ce qu’il consomme, transformer ses ressources et créer davantage de valeur sur son propre territoire.
« Notre souveraineté dépend de notre capacité à produire, transformer, innover et financer notre développement », affirme le manifeste.
Le mouvement identifie plusieurs secteurs prioritaires : agriculture moderne, élevage, pêche durable, industrie, numérique, énergie, recherche, PME ainsi que développement des chaînes de valeur sénégalaises et africaines.
Produire et transformer au Sénégal
Le cœur de cette stratégie repose sur une réorientation de l’investissement.
« Nous orienterons l’investissement vers les secteurs capables de créer des emplois durables et de réduire les importations stratégiques », promet la G2CS. Elle veut également utiliser la commande publique, le financement et la fiscalité pour soutenir les entreprises nationales jugées compétitives et responsables.
L’agriculture occupe une place centrale dans cette vision. La coalition propose notamment de sécuriser le foncier productif, l’accès à l’eau, aux semences et aux intrants, mais également d’investir dans le stockage, la transformation et la commercialisation des productions agricoles.
L’objectif affiché est double : permettre au producteur de vivre de son activité et garantir au consommateur une alimentation accessible.
Jeunesse : connecter la formation à l’emploi
Le modèle proposé veut également revoir le lien entre l'éducation et l'économie.
La G2CS souhaite connecter davantage « l’école, la formation professionnelle, l’université, la recherche et l’emploi ». Elle propose que chaque politique sectorielle soit évaluée en fonction de son impact sur l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, l’innovation et la mobilité sociale.
Cette orientation prend un relief particulier dans le contexte économique actuel. Si la croissance sénégalaise a atteint 6,7 % en 2025, portée notamment par les hydrocarbures, le FMI indique que la croissance hors hydrocarbures n’avait été que de 2,2 % cette année-là, avant de rebondir à 4,7 % en glissement annuel au premier trimestre 2026.
L’enjeu posé par le manifeste est donc celui de la transformation de la croissance macroéconomique en emplois, en revenus et en activités productives réparties sur le territoire.
Sortir du « tout Dakar »
La G2CS fait également de l’équité territoriale l’un des piliers de son modèle.
Elle propose de « corriger les déséquilibres entre Dakar et les autres régions » par une décentralisation effective, des contrats territoriaux, le développement des infrastructures et la valorisation des potentialités économiques propres à chaque région.
Cette territorialisation du développement devrait permettre, selon sa doctrine, de rapprocher la production, l’investissement et les services publics des populations.
Faire de la diaspora un acteur économique à part entière
Autre particularité du projet : la place accordée aux Sénégalais établis à l’étranger.
Pour la coalition, « la diaspora sénégalaise n’est ni une périphérie de la République ni une simple source de transferts financiers ». Elle veut mieux mobiliser ses compétences, ses capitaux et ses capacités d’innovation.
Le mouvement propose notamment de sécuriser les investissements de la diaspora, de moderniser les services consulaires et de favoriser la circulation des compétences entre le Sénégal, l’Afrique et le reste du monde.
Une souveraineté qui se veut aussi africaine
Enfin, la G2CS inscrit son modèle dans une perspective panafricaine. Elle estime que le Sénégal ne peut atteindre seul une souveraineté économique durable et défend une intégration africaine davantage tournée vers les infrastructures, le commerce intra-africain, la mobilité, la recherche et la sécurité collective.
Le modèle proposé peut ainsi se résumer autour d’une idée : passer d’une économie fortement dépendante de l’extérieur à une économie davantage productive, territorialisée et capable de transformer localement ses ressources, tout en maintenant la coopération internationale.
C’est cette ambition que le manifeste résume par une formule : « Le travail, l’innovation et la transformation locale créent la prospérité ».


