Ancien technicien en carrosserie, spécialiste des travaux maritimes et ancien coordonnateur du président Abdoulaye Wade, Ousmane Ndoye est aujourd'hui président de l'Association nationale pour la prévention des accidents de la route (ANPAV). Devenu lui-même victime d'un accident de la circulation, il a fait de son expérience un combat pour la sécurité routière. Dans une déclaration, il revient sur son parcours, expose les insuffisances de la prise en charge des accidentés et appelle le président Bassirou Diomaye Faye à réformer l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER), allant jusqu'à réclamer le départ de son directeur général, Atoumane Sy.
Victime d'un grave accident de la circulation alors qu'il accomplissait, selon lui, une mission d'État, Ousmane Ndoye affirme que cet événement a complètement bouleversé sa vie. « J'étais une personne mobile qui marchait. Aujourd'hui, être dans un fauteuil roulant a changé toute ma vie, ma vie familiale, le regard de la société et le regard sur moi-même. Être accidenté, c'est une épreuve extrêmement difficile. » Selon lui, c'est cette épreuve qui l'a poussé à créer l'Association nationale pour la prévention des accidents de la route (ANPAV), dont l'objectif est de réduire le nombre de décès et de personnes handicapées à la suite des accidents de la circulation.
Un projet articulé autour de trois axes
Ousmane Ndoye explique que son projet repose sur trois étapes essentielles : avant, pendant et après l'accident. « Avant l'accident, il faut sensibiliser les conducteurs, les passagers et tous les usagers de la route. Pendant l'accident, il faut améliorer les secours. Les sapeurs-pompiers sont efficaces, mais ils manquent de moyens. Après l'accident, il faut améliorer la prise en charge des victimes dans les hôpitaux. »
Il estime notamment que les procédures administratives ralentissent souvent les soins. « Il y a des lenteurs de paiement alors que 99 % des véhicules sont assurés. L'État doit mieux organiser tous les acteurs du secteur. Quant aux véhicules non assurés, le Fonds de garantie automobile existe, mais beaucoup de Sénégalais ignorent son fonctionnement. » Selon lui, ces retards coûtent parfois la vie à certaines victimes. « Beaucoup de personnes décèdent avant même d'être opérées. D'autres restent paralysées parce que l'intervention n'a pas été assez rapide. »
Des remerciements aux autorités
À l'occasion de son déplacement à Touba, Ousmane Ndoye a tenu à saluer plusieurs autorités qu'il estime engagées dans la lutte contre l'insécurité routière. Il a notamment félicité le président Bassirou Diomaye Faye. « Je remercie le président Diomaye Faye pour son engagement. La pose de la première pierre du futur hôpital de dernière génération à Touba montre sa volonté d'améliorer notre système de santé. »
Il a également exprimé sa gratitude au ministre des Transports, Abdoulaye Ahad Ndiaye, au président de l'OFNAC, Moustapha Ka, au directeur général de l'ADS, Ibrahima Sarr, ainsi qu'à plusieurs responsables d'Ageroute, du CETUD et de la Direction des transports routiers. Selon lui, leurs actions ont contribué à la baisse des accidents sur certains axes routiers.
« Nous demandons le départ d'Atoumane Sy »
En revanche, le président de l'ANPAV s'est montré très critique à l'égard de la direction de l'Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). Il estime que cette structure ne remplit plus correctement sa mission. « Nous demandons au président Bassirou Diomaye Faye de relever M. Atoumane Sy de ses fonctions. Ce n'est pas sa personne qui m'intéresse, c'est l'avenir de l'agence. »
Selon lui, plusieurs insuffisances expliquent cette demande. « Il n'a aucune compétence en matière de sécurité routière. Ce n'est ni un manager ni un administrateur. Aujourd'hui, beaucoup de milliards sont perdus parce que des personnes sans expérience ont été recrutées. »
Il regrette également que les victimes d'accidents, les transporteurs, les professionnels de santé, les forces de sécurité et la société civile ne soient plus suffisamment associés aux activités de l'agence.
« Ceux qui vivent les accidents et qui en connaissent les conséquences sont les mieux placés pour sensibiliser. Pourtant, ils sont écartés. » Il dénonce enfin un manque de coordination. « L'ANASER devait rassembler la police, les médecins, les transporteurs, les victimes et la société civile. Aujourd'hui, cette coordination n'existe plus. »
Plaidoyer pour les personnes en situation de handicap
Au-delà de la sécurité routière, Ousmane Ndoye a lancé un appel en faveur d'une meilleure représentation des personnes vivant avec un handicap dans les institutions publiques. « Depuis son arrivée au pouvoir, je n'ai pas encore vu une personne en situation de handicap être nommée ministre ou conseiller. Pourtant, le Sénégal est composé d'hommes, de femmes et de personnes en situation de handicap. »
Selon lui, l'expérience de ces personnes constitue un atout pour les politiques publiques. « Ce qui compte, c'est l'expérience. Nous avons cette expérience et nous sommes prêts à accompagner le président de la République pour mettre le Sénégal sur les bons rails. »
Tout en réaffirmant son soutien aux réformes engagées par le chef de l'État, le président de l'ANPAV invite les autorités à mieux intégrer les personnes en situation de handicap dans les instances de décision et à renforcer les politiques de prévention des accidents afin de réduire durablement le nombre de victimes sur les routes sénégalaises.
Victime d'un grave accident de la circulation alors qu'il accomplissait, selon lui, une mission d'État, Ousmane Ndoye affirme que cet événement a complètement bouleversé sa vie. « J'étais une personne mobile qui marchait. Aujourd'hui, être dans un fauteuil roulant a changé toute ma vie, ma vie familiale, le regard de la société et le regard sur moi-même. Être accidenté, c'est une épreuve extrêmement difficile. » Selon lui, c'est cette épreuve qui l'a poussé à créer l'Association nationale pour la prévention des accidents de la route (ANPAV), dont l'objectif est de réduire le nombre de décès et de personnes handicapées à la suite des accidents de la circulation.
Un projet articulé autour de trois axes
Ousmane Ndoye explique que son projet repose sur trois étapes essentielles : avant, pendant et après l'accident. « Avant l'accident, il faut sensibiliser les conducteurs, les passagers et tous les usagers de la route. Pendant l'accident, il faut améliorer les secours. Les sapeurs-pompiers sont efficaces, mais ils manquent de moyens. Après l'accident, il faut améliorer la prise en charge des victimes dans les hôpitaux. »
Il estime notamment que les procédures administratives ralentissent souvent les soins. « Il y a des lenteurs de paiement alors que 99 % des véhicules sont assurés. L'État doit mieux organiser tous les acteurs du secteur. Quant aux véhicules non assurés, le Fonds de garantie automobile existe, mais beaucoup de Sénégalais ignorent son fonctionnement. » Selon lui, ces retards coûtent parfois la vie à certaines victimes. « Beaucoup de personnes décèdent avant même d'être opérées. D'autres restent paralysées parce que l'intervention n'a pas été assez rapide. »
Des remerciements aux autorités
À l'occasion de son déplacement à Touba, Ousmane Ndoye a tenu à saluer plusieurs autorités qu'il estime engagées dans la lutte contre l'insécurité routière. Il a notamment félicité le président Bassirou Diomaye Faye. « Je remercie le président Diomaye Faye pour son engagement. La pose de la première pierre du futur hôpital de dernière génération à Touba montre sa volonté d'améliorer notre système de santé. »
Il a également exprimé sa gratitude au ministre des Transports, Abdoulaye Ahad Ndiaye, au président de l'OFNAC, Moustapha Ka, au directeur général de l'ADS, Ibrahima Sarr, ainsi qu'à plusieurs responsables d'Ageroute, du CETUD et de la Direction des transports routiers. Selon lui, leurs actions ont contribué à la baisse des accidents sur certains axes routiers.
« Nous demandons le départ d'Atoumane Sy »
En revanche, le président de l'ANPAV s'est montré très critique à l'égard de la direction de l'Agence nationale de Sécurité routière (ANASER). Il estime que cette structure ne remplit plus correctement sa mission. « Nous demandons au président Bassirou Diomaye Faye de relever M. Atoumane Sy de ses fonctions. Ce n'est pas sa personne qui m'intéresse, c'est l'avenir de l'agence. »
Selon lui, plusieurs insuffisances expliquent cette demande. « Il n'a aucune compétence en matière de sécurité routière. Ce n'est ni un manager ni un administrateur. Aujourd'hui, beaucoup de milliards sont perdus parce que des personnes sans expérience ont été recrutées. »
Il regrette également que les victimes d'accidents, les transporteurs, les professionnels de santé, les forces de sécurité et la société civile ne soient plus suffisamment associés aux activités de l'agence.
« Ceux qui vivent les accidents et qui en connaissent les conséquences sont les mieux placés pour sensibiliser. Pourtant, ils sont écartés. » Il dénonce enfin un manque de coordination. « L'ANASER devait rassembler la police, les médecins, les transporteurs, les victimes et la société civile. Aujourd'hui, cette coordination n'existe plus. »
Plaidoyer pour les personnes en situation de handicap
Au-delà de la sécurité routière, Ousmane Ndoye a lancé un appel en faveur d'une meilleure représentation des personnes vivant avec un handicap dans les institutions publiques. « Depuis son arrivée au pouvoir, je n'ai pas encore vu une personne en situation de handicap être nommée ministre ou conseiller. Pourtant, le Sénégal est composé d'hommes, de femmes et de personnes en situation de handicap. »
Selon lui, l'expérience de ces personnes constitue un atout pour les politiques publiques. « Ce qui compte, c'est l'expérience. Nous avons cette expérience et nous sommes prêts à accompagner le président de la République pour mettre le Sénégal sur les bons rails. »
Tout en réaffirmant son soutien aux réformes engagées par le chef de l'État, le président de l'ANPAV invite les autorités à mieux intégrer les personnes en situation de handicap dans les instances de décision et à renforcer les politiques de prévention des accidents afin de réduire durablement le nombre de victimes sur les routes sénégalaises.