Malgré le contentieux fiscal qui oppose actuellement l’État du Sénégal au groupe australien Woodside Energy devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), les discussions se poursuivent discrètement autour de la deuxième phase du champ pétrolier de Sangomar, principal projet offshore du pays.
Selon Jeune Afrique, PETROSEN et Woodside continuent de négocier les contours techniques et financiers de Sangomar 2, un projet stratégique qui pourrait permettre au Sénégal d’augmenter considérablement sa production pétrolière. L’objectif évoqué dans les discussions serait de faire passer la capacité de production du gisement de 100 000 à près de 150 000 barils par jour. D’après les informations révélées par Jeune Afrique, une première proposition technique aurait été transmise dès novembre 2025 par Woodside à Petrosen. Cette nouvelle phase viserait à optimiser le potentiel du gisement, alors que les autorités sénégalaises estiment que Sangomar dispose de réserves plus importantes que celles initialement annoncées.
Le directeur général de Petrosen Holding, Alioune Gueye, affiche clairement les ambitions de l’État sénégalais. « Nous pensons que ce gisement est beaucoup plus prolifique que les prévisions actuelles, d’où notre volonté de voir la production passer au-delà de 150 000 bp/j dans la phase 2 du projet », a-t-il confié à Jeune Afrique.
Le responsable sénégalais insiste également sur la volonté des autorités de construire « un partenariat gagnant-gagnant » avec la major australienne. Une manière pour Dakar de préserver l’attractivité du secteur pétrolier tout en cherchant à obtenir une meilleure redistribution des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures.
Du côté de Woodside Energy, la prudence reste de mise. Le groupe dirigé par Elizabeth Westcott n’a pas souhaité commenter les chiffres avancés concernant les futures capacités de production. L’entreprise reconnaît toutefois que « la phase 2 en est au stade de l’évaluation ». Woodside explique vouloir s’appuyer sur les résultats opérationnels de la première phase afin « d’affiner la modélisation souterraine des plans de développement des phases futures et optimiser la production du gisement, tout en respectant les normes les plus strictes en matière de sécurité et de stabilité opérationnelle ».
Au-delà des aspects techniques, l’avenir de Sangomar 2 est désormais étroitement lié au climat des affaires au Sénégal. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, les autorités ont lancé une vaste revue des contrats extractifs signés sous l’ancien régime de Macky Sall. Le comité chargé d’examiner ces accords, piloté par El Hadj Ibrahima Diop, n’a pas encore rendu publiques ses conclusions. Cette incertitude alimente les interrogations des investisseurs internationaux, notamment sur les futures règles de partage des revenus pétroliers et gaziers.
Au cœur des tensions figure notamment la question du « cost oil », c’est-à-dire la part de production destinée au remboursement des coûts de développement des compagnies pétrolières. Dakar souhaite revoir certains équilibres jugés défavorables aux intérêts de l’État sénégalais. Dans ce contexte, Sangomar 2 apparaît comme un test majeur pour les nouvelles autorités sénégalaises, qui tentent de concilier souveraineté économique, attractivité des investissements étrangers et ambitions de développement énergétique.
Selon Jeune Afrique, PETROSEN et Woodside continuent de négocier les contours techniques et financiers de Sangomar 2, un projet stratégique qui pourrait permettre au Sénégal d’augmenter considérablement sa production pétrolière. L’objectif évoqué dans les discussions serait de faire passer la capacité de production du gisement de 100 000 à près de 150 000 barils par jour. D’après les informations révélées par Jeune Afrique, une première proposition technique aurait été transmise dès novembre 2025 par Woodside à Petrosen. Cette nouvelle phase viserait à optimiser le potentiel du gisement, alors que les autorités sénégalaises estiment que Sangomar dispose de réserves plus importantes que celles initialement annoncées.
Le directeur général de Petrosen Holding, Alioune Gueye, affiche clairement les ambitions de l’État sénégalais. « Nous pensons que ce gisement est beaucoup plus prolifique que les prévisions actuelles, d’où notre volonté de voir la production passer au-delà de 150 000 bp/j dans la phase 2 du projet », a-t-il confié à Jeune Afrique.
Le responsable sénégalais insiste également sur la volonté des autorités de construire « un partenariat gagnant-gagnant » avec la major australienne. Une manière pour Dakar de préserver l’attractivité du secteur pétrolier tout en cherchant à obtenir une meilleure redistribution des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures.
Du côté de Woodside Energy, la prudence reste de mise. Le groupe dirigé par Elizabeth Westcott n’a pas souhaité commenter les chiffres avancés concernant les futures capacités de production. L’entreprise reconnaît toutefois que « la phase 2 en est au stade de l’évaluation ». Woodside explique vouloir s’appuyer sur les résultats opérationnels de la première phase afin « d’affiner la modélisation souterraine des plans de développement des phases futures et optimiser la production du gisement, tout en respectant les normes les plus strictes en matière de sécurité et de stabilité opérationnelle ».
Au-delà des aspects techniques, l’avenir de Sangomar 2 est désormais étroitement lié au climat des affaires au Sénégal. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, les autorités ont lancé une vaste revue des contrats extractifs signés sous l’ancien régime de Macky Sall. Le comité chargé d’examiner ces accords, piloté par El Hadj Ibrahima Diop, n’a pas encore rendu publiques ses conclusions. Cette incertitude alimente les interrogations des investisseurs internationaux, notamment sur les futures règles de partage des revenus pétroliers et gaziers.
Au cœur des tensions figure notamment la question du « cost oil », c’est-à-dire la part de production destinée au remboursement des coûts de développement des compagnies pétrolières. Dakar souhaite revoir certains équilibres jugés défavorables aux intérêts de l’État sénégalais. Dans ce contexte, Sangomar 2 apparaît comme un test majeur pour les nouvelles autorités sénégalaises, qui tentent de concilier souveraineté économique, attractivité des investissements étrangers et ambitions de développement énergétique.