Saint-Louis : un notable dénonce à la police son fils homosexuel, porteur du VIH

Vendredi 22 Mai 2026

Le Commissariat d’arrondissement de Pikine Saint-Louis a procédé, le jeudi 21 mai 2026, au déferrement au parquet de cinq individus poursuivis notamment pour actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui, association de malfaiteurs et transmission volontaire du VIH, selon des sources policières.



L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 18 mai dernier par un notable du quartier Pikine Guinaw Rail. Ce dernier s’était présenté au commissariat pour dénoncer le comportement de son fils majeur, qu’il accusait de s’adonner à des pratiques homosexuelles au domicile familial ainsi qu’à l’extérieur, malgré plusieurs mises en garde.

À la suite de cette dénonciation, les éléments de la Brigade de recherches ont mené une opération le 19 mai, aux environs de Saint-Louis. Le principal suspect a été interpellé en compagnie d’un autre individu. Durant son audition, le mis en cause a reconnu son homosexualité, affirmant entretenir ce mode de vie depuis plusieurs années. Il a également déclaré être porteur du VIH et suivre un traitement médical adapté.

Les investigations ont ensuite conduit les enquêteurs vers d’autres personnes présentées comme des partenaires réguliers du principal suspect. Deux individus supplémentaires, identifiés comme un tailleur et un vigile, ont été arrêtés puis entendus par les policiers. Selon les enquêteurs, ils auraient reconnu l’existence de relations sexuelles répétées avec le principal mis en cause, tout en affirmant ignorer sa séropositivité.

Les recherches ont également permis l’interpellation d’un charretier résidant à Pikine, soupçonné d’avoir entretenu des rapports avec l’un des suspects en échange d’avantages financiers ou matériels. Un autre individu cité dans le dossier résiderait à Dakar, tandis qu’une personne déjà incarcérée à la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis pour des faits similaires a également été mentionnée dans les auditions.

D’après les éléments de l’enquête, l’exploitation des téléphones portables des suspects aurait révélé plusieurs échanges de messages et de contenus à caractère sexuel via l’application WhatsApp, renforçant les soupçons des enquêteurs. Au terme de leur garde à vue, les cinq individus ont été présentés au parquet pour la suite de la procédure judiciaire.

 
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