Le retour des populations déplacées par le conflit casamançais ne doit pas se limiter à une simple réinstallation dans leurs villages d'origine. Pour Chérif Younousse Guèye, membre fondateur de KIIRAAY et ancien président du mouvement Sénégal REK, la réussite du processus de paix dépendra avant tout de la sécurisation des zones de retour, de la reconstruction des infrastructures sociales et de la relance des activités économiques. Il appelle l'État à placer les besoins des familles au cœur de ses investissements.
« Un retour durable ne consiste pas simplement à ramener une famille dans son village. Il faut qu’elle puisse y vivre dignement, en sécurité et avec des moyens de subsistance », affirme-t-il.
Le responsable politique considère que les financements mobilisés pour la paix doivent prioritairement répondre aux difficultés concrètes rencontrées par les populations.
Chérif Younousse Guèye identifie trois axes indispensables pour réussir le retour durable des populations déplacées.
La première priorité concerne la sécurisation des villages abandonnés pendant le conflit, notamment à travers des opérations de déminage dans les zones où elles restent nécessaires.
La deuxième porte sur la reconstruction des conditions élémentaires de vie. Il s'agit, selon lui, de restaurer les logements, de garantir l'accès à l'eau potable et de remettre en service les écoles, les structures sanitaires et les installations d'assainissement.
Enfin, la troisième priorité concerne la relance économique des territoires affectés par le conflit.
« La troisième est la relance économique, à travers l’accès aux terres, aux équipements agricoles, aux semences et à l’accompagnement des activités locales », explique-t-il.
Pour l'ancien dirigeant de Sénégal REK, cette reconstruction doit également intégrer des questions souvent négligées, notamment les litiges fonciers, la reconstitution des documents administratifs perdus et l'accompagnement psychosocial des familles affectées par les violences et les déplacements.
Il insiste particulièrement sur la nécessité d'associer directement les populations aux décisions.
« Le retour doit rester volontaire, informé et digne. Les familles concernées doivent participer aux décisions, tout comme les communautés d’accueil », soutient-il.
Au-delà de la réinstallation des familles, Chérif Younousse Guèye met l'accent sur le désenclavement des villages, qu'il considère comme une condition essentielle de la reconstruction économique et sociale de la Casamance.
Pour lui, les investissements dans les infrastructures doivent répondre aux réalités quotidiennes des habitants plutôt qu'à des considérations politiques.
« Une route ou un pont doit permettre à un enfant de rejoindre son école, à un malade d’accéder aux soins, à un producteur d’écouler sa récolte et à une famille de retrouver son village », fait-il valoir.
Il recommande de concentrer les ressources sur les voies d'accès aux zones de retour, les pistes de production agricole, les routes reliant les villages aux marchés et les ouvrages de franchissement.
Mais le responsable de KIIRAAY met également en garde contre des investissements qui ne prendraient pas suffisamment en compte la durabilité des ouvrages.
« Il faut aussi éviter de limiter notre ambition à la construction. La qualité des travaux, l’évacuation des eaux et l’entretien des ouvrages doivent être prévus dès le départ », avertit-il.
Il estime que les collectivités territoriales, les services techniques et les habitants doivent être associés à l'identification des priorités, afin de garantir une meilleure adéquation entre les investissements et les besoins des territoires.
Pour Chérif Younousse Guèye, aucune politique de reconstruction ne peut durablement réussir sans l'implication des communautés directement concernées.
Il plaide notamment pour une participation accrue des femmes, des jeunes, des populations déplacées et des communautés d'accueil dans la définition et le suivi des projets.
Le responsable politique appelle également à instaurer des mécanismes de contrôle accessibles aux citoyens, afin de garantir une gestion transparente des ressources et d'éviter les exclusions ou les traitements de faveur.
Selon lui, les réalisations doivent être évaluées sur la base de leurs effets réels sur les populations : nombre de familles réinstallées, écoles rouvertes, structures sanitaires fonctionnelles, terres remises en culture et villages reconnectés aux circuits économiques.
Pour cet acteur politique engagé au sein de KIIRAAY, le développement de la Casamance ne doit plus se résumer à des annonces ou à des engagements financiers. Il doit devenir une réalité visible dans les localités longtemps marquées par le conflit.
« La paix doit se voir dans les villages et se ressentir dans la vie des familles. C’est cette exigence qui doit guider notre action », conclut Chérif Younousse Guèye.
« Un retour durable ne consiste pas simplement à ramener une famille dans son village. Il faut qu’elle puisse y vivre dignement, en sécurité et avec des moyens de subsistance », affirme-t-il.
Le responsable politique considère que les financements mobilisés pour la paix doivent prioritairement répondre aux difficultés concrètes rencontrées par les populations.
Chérif Younousse Guèye identifie trois axes indispensables pour réussir le retour durable des populations déplacées.
La première priorité concerne la sécurisation des villages abandonnés pendant le conflit, notamment à travers des opérations de déminage dans les zones où elles restent nécessaires.
La deuxième porte sur la reconstruction des conditions élémentaires de vie. Il s'agit, selon lui, de restaurer les logements, de garantir l'accès à l'eau potable et de remettre en service les écoles, les structures sanitaires et les installations d'assainissement.
Enfin, la troisième priorité concerne la relance économique des territoires affectés par le conflit.
« La troisième est la relance économique, à travers l’accès aux terres, aux équipements agricoles, aux semences et à l’accompagnement des activités locales », explique-t-il.
Pour l'ancien dirigeant de Sénégal REK, cette reconstruction doit également intégrer des questions souvent négligées, notamment les litiges fonciers, la reconstitution des documents administratifs perdus et l'accompagnement psychosocial des familles affectées par les violences et les déplacements.
Il insiste particulièrement sur la nécessité d'associer directement les populations aux décisions.
« Le retour doit rester volontaire, informé et digne. Les familles concernées doivent participer aux décisions, tout comme les communautés d’accueil », soutient-il.
Au-delà de la réinstallation des familles, Chérif Younousse Guèye met l'accent sur le désenclavement des villages, qu'il considère comme une condition essentielle de la reconstruction économique et sociale de la Casamance.
Pour lui, les investissements dans les infrastructures doivent répondre aux réalités quotidiennes des habitants plutôt qu'à des considérations politiques.
« Une route ou un pont doit permettre à un enfant de rejoindre son école, à un malade d’accéder aux soins, à un producteur d’écouler sa récolte et à une famille de retrouver son village », fait-il valoir.
Il recommande de concentrer les ressources sur les voies d'accès aux zones de retour, les pistes de production agricole, les routes reliant les villages aux marchés et les ouvrages de franchissement.
Mais le responsable de KIIRAAY met également en garde contre des investissements qui ne prendraient pas suffisamment en compte la durabilité des ouvrages.
« Il faut aussi éviter de limiter notre ambition à la construction. La qualité des travaux, l’évacuation des eaux et l’entretien des ouvrages doivent être prévus dès le départ », avertit-il.
Il estime que les collectivités territoriales, les services techniques et les habitants doivent être associés à l'identification des priorités, afin de garantir une meilleure adéquation entre les investissements et les besoins des territoires.
Pour Chérif Younousse Guèye, aucune politique de reconstruction ne peut durablement réussir sans l'implication des communautés directement concernées.
Il plaide notamment pour une participation accrue des femmes, des jeunes, des populations déplacées et des communautés d'accueil dans la définition et le suivi des projets.
Le responsable politique appelle également à instaurer des mécanismes de contrôle accessibles aux citoyens, afin de garantir une gestion transparente des ressources et d'éviter les exclusions ou les traitements de faveur.
Selon lui, les réalisations doivent être évaluées sur la base de leurs effets réels sur les populations : nombre de familles réinstallées, écoles rouvertes, structures sanitaires fonctionnelles, terres remises en culture et villages reconnectés aux circuits économiques.
Pour cet acteur politique engagé au sein de KIIRAAY, le développement de la Casamance ne doit plus se résumer à des annonces ou à des engagements financiers. Il doit devenir une réalité visible dans les localités longtemps marquées par le conflit.
« La paix doit se voir dans les villages et se ressentir dans la vie des familles. C’est cette exigence qui doit guider notre action », conclut Chérif Younousse Guèye.