Alors que le sort judiciaire de Demba Ka, Waly Faye et Bathie Fall s’assombrit avec une éventuelle information judiciaire, la tension monte d’un cran. Le bras de fer entre les étudiants et les autorités semble atteindre un point de non-retour.
L’étau judiciaire se resserre, mais la résistance estudiantine s’organise. Ce lundi, le Palais de Justice de Dakar a été le centre de toutes les attentions. Si Demba Ka, Waly Faye et Bathie Fall ont fait l’objet d’un retour de Parquet, leur situation reste précaire avec des chefs d’accusation lourds : association de malfaiteurs, destruction de biens et atteinte à la sécurité publique. Ce qui présage l’ouverture d’une information judiciaire.
Le Collectif des amicales dénonce une «traque»
Dans un communiqué vigoureux publié ce jour, le Collectif des amicales de l’université, s’affirmant comme la «seule structure suprême» de défense des étudiants, a fustigé des arrestations qualifiées d’«arbitraires et injustifiées». Le collectif regrette ouvertement que l’Etat privilégie le rapport de force au détriment de la négociation : «l’autorité semble exclure toute voie de négociation, privilégiant plutôt le rapport de force», déplore l’organisation, qui rappelle être la seule entité légitime pour dialoguer avec les autorités.
Une nouvelle arrestation devant le Tribunal
Le climat de suspicion s’est aggravé au cours de la journée. Selon le collectif, un autre étudiant, Mor Diouf, a été interpellé par les Forces de l’ordre à la sortie de l’audience. Son seul tort, selon ses camarades, était d’être venu apporter son soutien aux trois déférés au Tribunal de grande instance de Dakar. Cette nouvelle interpellation est perçue par les représentants étudiants comme une véritable «traque» visant ceux qui défendent la cause estudiantine.
Face à ce qu’il considère comme une dérive sécuritaire, le Collectif des amicales exige la «libération immédiate et sans condition» de tous les étudiants détenus. L’heure est désormais à la mobilisation. Le collectif a annoncé la cessation de toutes les activités pédagogiques pendant 96 h à partir d’aujourd’hui, prolongeant une crise qui ébranle déjà les fondements de l’espace universitaire.
Le Quotidien
L’étau judiciaire se resserre, mais la résistance estudiantine s’organise. Ce lundi, le Palais de Justice de Dakar a été le centre de toutes les attentions. Si Demba Ka, Waly Faye et Bathie Fall ont fait l’objet d’un retour de Parquet, leur situation reste précaire avec des chefs d’accusation lourds : association de malfaiteurs, destruction de biens et atteinte à la sécurité publique. Ce qui présage l’ouverture d’une information judiciaire.
Le Collectif des amicales dénonce une «traque»
Dans un communiqué vigoureux publié ce jour, le Collectif des amicales de l’université, s’affirmant comme la «seule structure suprême» de défense des étudiants, a fustigé des arrestations qualifiées d’«arbitraires et injustifiées». Le collectif regrette ouvertement que l’Etat privilégie le rapport de force au détriment de la négociation : «l’autorité semble exclure toute voie de négociation, privilégiant plutôt le rapport de force», déplore l’organisation, qui rappelle être la seule entité légitime pour dialoguer avec les autorités.
Une nouvelle arrestation devant le Tribunal
Le climat de suspicion s’est aggravé au cours de la journée. Selon le collectif, un autre étudiant, Mor Diouf, a été interpellé par les Forces de l’ordre à la sortie de l’audience. Son seul tort, selon ses camarades, était d’être venu apporter son soutien aux trois déférés au Tribunal de grande instance de Dakar. Cette nouvelle interpellation est perçue par les représentants étudiants comme une véritable «traque» visant ceux qui défendent la cause estudiantine.
Face à ce qu’il considère comme une dérive sécuritaire, le Collectif des amicales exige la «libération immédiate et sans condition» de tous les étudiants détenus. L’heure est désormais à la mobilisation. Le collectif a annoncé la cessation de toutes les activités pédagogiques pendant 96 h à partir d’aujourd’hui, prolongeant une crise qui ébranle déjà les fondements de l’espace universitaire.
Le Quotidien