Petit à petit, le régime de Pastef est en train de reprendre le contrôle des blocs gaziers. Ce jeudi en début de soirée, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé la signature d’un accord de retrait conjoint entre Kosmos Energy et PETROSEN concernant le bloc gazier de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.
« Hier, 22 avril 2026, restera une date historique pour notre pays », a déclaré le chef du gouvernement, soulignant l’importance stratégique de cet accord. « Nous avons obtenu et signé, sans aucune contrepartie financière pour le Sénégal, l'accord de retrait conjoint de KOSMOS et de PETROSEN de la licence portant sur le bloc gazier de Cayar, dénommé YAKAAR TERANGA. Une victoire majeure. »
Selon lui, ce retrait sera officialisé par un arrêté ministériel, ouvrant la voie à une nouvelle attribution de la licence. « Ce retrait sera entériné par arrêté ministériel, et une nouvelle licence sera octroyée exclusivement à PETROSEN pour l'exploitation de Yakaar-Teranga », a-t-il précisé.
Le Premier ministre a également replacé cette décision dans un contexte historique et politique plus large, évoquant les conditions d’attribution initiales du bloc. « La reprise de ce bloc, le plus prometteur de notre bassin sédimentaire à ce jour, attribué à Frank Timis en même temps que celui de Saint-Louis, que nous partageons avec la République islamique de Mauritanie, dans des conditions pour le moins opaques sous le régime du Président Macky Sall, est l'aboutissement d'un combat de dix années et d'un engagement politique ferme : tous nos actifs spoliés seront renégociés et, si nécessaire, recouvrés. »
Ces blocs avaient fait l’objet de plusieurs polémiques à l’époque, impliquant notamment l’entourage de Macky Sall, en particulier son frère Aliou Sall. À l’époque, Thierno Alassane Sall avait dénoncé des négociations jugées opaques avec l’homme d’affaires. « Négociations entre le Sénégal et Timis au moment où le Covid-19 mobilise les esprits. Moment idéal pour faire passer de nouveaux arrangements, après ceux qui ont permis à Timis d'empocher indûment près de 200 milliards, en attendant ses royalties. Le festin continue ! #COVID19sn », avait-il écrit sur son compte Twitter.
Dans cette dynamique, le chef du gouvernement, Ousmane Sonko, a promis la poursuite des réformes dans le secteur extractif. « D'autres suivront. Et la vérité avec eux », a-t-il affirmé. Une chose est sûre : la page de Frank Timis est désormais tournée au Sénégal.