Cela fait plusieurs jours que Donald Trump le répète : les Iraniens n'auraient d'autre choix que d'accepter la paix. Le président américain souhaite sortir du conflit et il le souhaite le faire la tête haute. Non pas vis-à-vis de ses alliés dans la région, mais de l'opinion américaine. Mais à quel prix, se demande notre journaliste Daniel Vallot.
Pour Israel comme pour les pays du Golfe, une paix trop vite négociée par un président américain pressé d'en finir serait une catastrophe. Pour l'État hébreu, parce que son objectif est d'anéantir le régime iranien, une cessation des hostilités à ce stade serait prématurée.
Les pays du Golfe, eux, souhaitent un retour au calme et le plus vite possible. Mais ils craignent de voir l'Iran sortir renforcée de ce conflit, avec un régime conforté et une capacité de nuisance toujours en place. Surtout, les pays du Golfe s'inquiètent du contrôle exercé par les Iraniens sur le détroit d'Ormuz.
Les États-Unis ont beau assurer que le détroit sera de nouveau praticable quand la guerre prendra fin, Téhéran a montré qu'il pouvait à tout moment perturber le trafic maritime... En temps de paix comme en temps de guerre, c'est le pire des scénarios pour les pays de la région.
Les monarchies du Golfe ont fait les comptes
En un mois, elles ont été visées par plus de 4300 missiles et drones iraniens, selon le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, qui regroupe les six monarchies de la péninsule. Ces dernières ont donc reçu plus de 80% des engins tirés par l’Iran depuis un mois, souligne notre envoyé spécial dans la région, Nicolas Falez.
Les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Arabie saoudite et Bahreïn sont les pays qui ont essuyé le plus de projectiles. Le Qatar et le sultanat d’Oman en comptent moins mais Doha a vu son principal champ gazier gravement endommagé par une frappe iranienne la semaine dernière.
De quoi alimenter la stupeur et la colère des monarchies de la région. Elles qui ont tout fait pour tenter de dissuader leur allié américain d’attaquer l’Iran constatant que les bases américaines censées les protéger – au contraire – les transforment en cible et constatant que Donald Trump fait bien peu cas de leurs intérêts et qu’il préfère prêter l’oreille à Benyamin Netanyahou.
Les pays du Golfe se voyaient comme des oasis de prospérité et de stabilité dans une région agitée… les voilà ébranlées jusque dans leur ressource numéro un : la production et l’exportation des hydrocarbures.
Pour l’instant leurs condamnations sévères des attaques iraniennes ne débouchent sur aucune action militaire. Avant même la fin de la guerre une seule certitude ici : plus rien ne sera jamais comme avant.
Pour Israel comme pour les pays du Golfe, une paix trop vite négociée par un président américain pressé d'en finir serait une catastrophe. Pour l'État hébreu, parce que son objectif est d'anéantir le régime iranien, une cessation des hostilités à ce stade serait prématurée.
Les pays du Golfe, eux, souhaitent un retour au calme et le plus vite possible. Mais ils craignent de voir l'Iran sortir renforcée de ce conflit, avec un régime conforté et une capacité de nuisance toujours en place. Surtout, les pays du Golfe s'inquiètent du contrôle exercé par les Iraniens sur le détroit d'Ormuz.
Les États-Unis ont beau assurer que le détroit sera de nouveau praticable quand la guerre prendra fin, Téhéran a montré qu'il pouvait à tout moment perturber le trafic maritime... En temps de paix comme en temps de guerre, c'est le pire des scénarios pour les pays de la région.
Les monarchies du Golfe ont fait les comptes
En un mois, elles ont été visées par plus de 4300 missiles et drones iraniens, selon le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, qui regroupe les six monarchies de la péninsule. Ces dernières ont donc reçu plus de 80% des engins tirés par l’Iran depuis un mois, souligne notre envoyé spécial dans la région, Nicolas Falez.
Les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Arabie saoudite et Bahreïn sont les pays qui ont essuyé le plus de projectiles. Le Qatar et le sultanat d’Oman en comptent moins mais Doha a vu son principal champ gazier gravement endommagé par une frappe iranienne la semaine dernière.
De quoi alimenter la stupeur et la colère des monarchies de la région. Elles qui ont tout fait pour tenter de dissuader leur allié américain d’attaquer l’Iran constatant que les bases américaines censées les protéger – au contraire – les transforment en cible et constatant que Donald Trump fait bien peu cas de leurs intérêts et qu’il préfère prêter l’oreille à Benyamin Netanyahou.
Les pays du Golfe se voyaient comme des oasis de prospérité et de stabilité dans une région agitée… les voilà ébranlées jusque dans leur ressource numéro un : la production et l’exportation des hydrocarbures.
Pour l’instant leurs condamnations sévères des attaques iraniennes ne débouchent sur aucune action militaire. Avant même la fin de la guerre une seule certitude ici : plus rien ne sera jamais comme avant.