Le quartier huppé de La Minière, à Conakry, a profondément changé depuis l’installation du président guinéen Mamadi Doumbouya dans une résidence qu’il y a fait construire après son élection du 28 décembre 2025. Jadis calme et ouvert, la zone est désormais fortement militarisée, sous contrôle permanent du Groupement des forces spéciales (GFS), unité d’élite dirigée autrefois par le chef de l’État lui-même. Barrages armés, blindés, contrôles systématiques et présence d’hommes cagoulés rythment désormais le quotidien des riverains, au grand agacement des habitants et de certaines représentations diplomatiques.
Selon Jeune Afrique, Mamadi Doumbouya chercherait à acquérir progressivement les terrains et immeubles autour de sa résidence afin de créer un périmètre de sécurité élargi. Cette stratégie, mêlant pression administrative, incitations financières et climat dissuasif, pousse de nombreux propriétaires à céder leurs biens, y compris des institutions sensibles. L’Église catholique a ainsi été contrainte de reloger l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly, après une tentative infructueuse d’achat de la résidence historique Stella Maris, un lieu hautement symbolique pour l’Église guinéenne.
Chargée d’une histoire marquée par les régimes successifs, cette villa avait été nationalisée sous Sékou Touré avant d’être restituée à l’Église dans les années 1990. L’intérêt que lui porte aujourd’hui Mamadi Doumbouya suscite interrogations et indignation au sein du clergé, qui rappelle le caractère privé et patrimonial du site. Cette frénésie immobilière ne se limite pas à La Minière : à Conakry comme à Kankan, ville natale du président, les propriétés associées au chef de l’État sont systématiquement sécurisées par les Forces spéciales. Pour certains observateurs, cette accumulation de biens relève autant d’un besoin sécuritaire que d’une revanche sociale pour un homme arrivé au sommet après un parcours atypique, au prix toutefois d’un profond malaise chez ses voisins.
Selon Jeune Afrique, Mamadi Doumbouya chercherait à acquérir progressivement les terrains et immeubles autour de sa résidence afin de créer un périmètre de sécurité élargi. Cette stratégie, mêlant pression administrative, incitations financières et climat dissuasif, pousse de nombreux propriétaires à céder leurs biens, y compris des institutions sensibles. L’Église catholique a ainsi été contrainte de reloger l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly, après une tentative infructueuse d’achat de la résidence historique Stella Maris, un lieu hautement symbolique pour l’Église guinéenne.
Chargée d’une histoire marquée par les régimes successifs, cette villa avait été nationalisée sous Sékou Touré avant d’être restituée à l’Église dans les années 1990. L’intérêt que lui porte aujourd’hui Mamadi Doumbouya suscite interrogations et indignation au sein du clergé, qui rappelle le caractère privé et patrimonial du site. Cette frénésie immobilière ne se limite pas à La Minière : à Conakry comme à Kankan, ville natale du président, les propriétés associées au chef de l’État sont systématiquement sécurisées par les Forces spéciales. Pour certains observateurs, cette accumulation de biens relève autant d’un besoin sécuritaire que d’une revanche sociale pour un homme arrivé au sommet après un parcours atypique, au prix toutefois d’un profond malaise chez ses voisins.

