L’invitation du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, adressée à plusieurs responsables politiques, continue de susciter des réactions au sein de la majorité. Parmi elles, celle de l’honorable Awa Sy, qui a décidé de s’exprimer publiquement après avoir pris part à la rencontre.
Dans une déclaration sans détour, la parlementaire a confié avoir longuement hésité avant de se rendre au Palais. « Au début, pour être honnête, j’avais décidé de décliner », a-t-elle expliqué, évoquant de nombreux appels et messages reçus, certains l’exhortant à boycotter l’invitation, d’autres à y répondre favorablement. « Après mûre réflexion, j’ai finalement décidé de m’y rendre », a-t-elle précisé.
Selon elle, sa décision était motivée par les échos persistants d’un malaise entre le chef de l’État et le Premier ministre, Ousmane Sonko. « Le problème que j’entendais entre Ousmane Sonko et Diomaye m’inquiétait. J’ai écouté la version de Sonko et je voulais aussi entendre celle de Diomaye », a-t-elle indiqué.
Toutefois, à l’issue de la rencontre, l’élue se dit « tellement déçue ». Si elle reconnaît que la relation personnelle entre les deux hommes « tient toujours », elle estime qu’un désaccord politique profond s’installe. « Du côté politique, je constate que Diomaye veut mettre sa coalition au-dessus de PASTEF, en oubliant qu’il a partagé le combat avec les patriotes depuis 2014 », a-t-elle affirmé, en référence au parti PASTEF.
Pour l’honorable Awa Sy, la question de la coalition dite « Diomaye Président » cristallise les tensions. Elle s’interroge sur la priorité accordée à une coalition « arrivée en 2024 », alors que, selon elle, « le combat date de bien avant ». « Nous nous sommes battus pour l’élire à cause de Sonko. Si Sonko avait démissionné du combat, aujourd’hui il ne serait pas Président », a-t-elle soutenu, réclamant en retour « une reconnaissance » à travers un soutien clair à une éventuelle candidature de Sonko en 2029.
Elle affirme que plusieurs députés présents ont tenu des propos similaires, demandant au chef de l’État de « dissoudre cette coalition et retrouver son parti de combat ». « Nous n’étions pas là-bas ni pour manger ni pour trahir le PROS. Moi, je l’ai toujours assumé : je suis PROS Sonko », a-t-elle martelé, revendiquant un engagement « plus que déterminé » aux côtés du Premier ministre.
Au cours des échanges, le Président Bassirou Diomaye Faye aurait, selon elle, expliqué que les divergences remontaient au mois de juillet. Il aurait également justifié son absence à certaines activités politiques, notamment un « terra-meeting », par des raisons de santé, et évoqué des contraintes d’agenda concernant la journée des martyrs.
Concernant la coalition, le chef de l’État aurait indiqué ne pas envisager sa dissolution, rappelant que celle-ci avait été créée à un moment où PASTEF était dissous. Il aurait également précisé que certaines démarches auprès d’alliés politiques, notamment autour de figures comme Aminata Touré, émanaient de militants eux-mêmes. Enfin, interrogé sur 2029, il aurait demandé à ses interlocuteurs de ne pas lui « montrer qu’ils sont contre lui », soulignant qu’il n’est « même pas encore à deux ans de mandat ».
Des réponses jugées insuffisantes par l’honorable Awa Sy. « Pour être sincère, ces réponses ne nous ont pas rassurés », a-t-elle confié, allant jusqu’à affirmer : « Nous n’avons aucun espoir après ces réponses. Diomaye a pris son propre chemin. »
La parlementaire estime que toute tentative de faire basculer PASTEF dans la coalition serait vaine. « PASTEF n’a pas besoin d’une coalition », a-t-elle insisté, évoquant également l’intervention d’autres responsables présents à la rencontre.
L’élue assume pleinement sa position : « Je suis PROS Sonko, et je le resterai. » Une déclaration qui illustre les lignes de fracture internes et annonce, en filigrane, de possibles recompositions politiques à l’approche des prochaines échéances.
Dans une déclaration sans détour, la parlementaire a confié avoir longuement hésité avant de se rendre au Palais. « Au début, pour être honnête, j’avais décidé de décliner », a-t-elle expliqué, évoquant de nombreux appels et messages reçus, certains l’exhortant à boycotter l’invitation, d’autres à y répondre favorablement. « Après mûre réflexion, j’ai finalement décidé de m’y rendre », a-t-elle précisé.
Selon elle, sa décision était motivée par les échos persistants d’un malaise entre le chef de l’État et le Premier ministre, Ousmane Sonko. « Le problème que j’entendais entre Ousmane Sonko et Diomaye m’inquiétait. J’ai écouté la version de Sonko et je voulais aussi entendre celle de Diomaye », a-t-elle indiqué.
Toutefois, à l’issue de la rencontre, l’élue se dit « tellement déçue ». Si elle reconnaît que la relation personnelle entre les deux hommes « tient toujours », elle estime qu’un désaccord politique profond s’installe. « Du côté politique, je constate que Diomaye veut mettre sa coalition au-dessus de PASTEF, en oubliant qu’il a partagé le combat avec les patriotes depuis 2014 », a-t-elle affirmé, en référence au parti PASTEF.
Pour l’honorable Awa Sy, la question de la coalition dite « Diomaye Président » cristallise les tensions. Elle s’interroge sur la priorité accordée à une coalition « arrivée en 2024 », alors que, selon elle, « le combat date de bien avant ». « Nous nous sommes battus pour l’élire à cause de Sonko. Si Sonko avait démissionné du combat, aujourd’hui il ne serait pas Président », a-t-elle soutenu, réclamant en retour « une reconnaissance » à travers un soutien clair à une éventuelle candidature de Sonko en 2029.
Elle affirme que plusieurs députés présents ont tenu des propos similaires, demandant au chef de l’État de « dissoudre cette coalition et retrouver son parti de combat ». « Nous n’étions pas là-bas ni pour manger ni pour trahir le PROS. Moi, je l’ai toujours assumé : je suis PROS Sonko », a-t-elle martelé, revendiquant un engagement « plus que déterminé » aux côtés du Premier ministre.
Au cours des échanges, le Président Bassirou Diomaye Faye aurait, selon elle, expliqué que les divergences remontaient au mois de juillet. Il aurait également justifié son absence à certaines activités politiques, notamment un « terra-meeting », par des raisons de santé, et évoqué des contraintes d’agenda concernant la journée des martyrs.
Concernant la coalition, le chef de l’État aurait indiqué ne pas envisager sa dissolution, rappelant que celle-ci avait été créée à un moment où PASTEF était dissous. Il aurait également précisé que certaines démarches auprès d’alliés politiques, notamment autour de figures comme Aminata Touré, émanaient de militants eux-mêmes. Enfin, interrogé sur 2029, il aurait demandé à ses interlocuteurs de ne pas lui « montrer qu’ils sont contre lui », soulignant qu’il n’est « même pas encore à deux ans de mandat ».
Des réponses jugées insuffisantes par l’honorable Awa Sy. « Pour être sincère, ces réponses ne nous ont pas rassurés », a-t-elle confié, allant jusqu’à affirmer : « Nous n’avons aucun espoir après ces réponses. Diomaye a pris son propre chemin. »
La parlementaire estime que toute tentative de faire basculer PASTEF dans la coalition serait vaine. « PASTEF n’a pas besoin d’une coalition », a-t-elle insisté, évoquant également l’intervention d’autres responsables présents à la rencontre.
L’élue assume pleinement sa position : « Je suis PROS Sonko, et je le resterai. » Une déclaration qui illustre les lignes de fracture internes et annonce, en filigrane, de possibles recompositions politiques à l’approche des prochaines échéances.