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Remercier nos lions de foot : du devoir de reconnaissance à l’impératif du développement (Par Yéro Ba Ingénieur)

Vendredi 23 Janvier 2026

De nombreuses propositions de récompenses ont jailli des esprits euphoriques des Sénégalais ravis de la victoire de leurs Lions, champions d’Afrique Maroc 2025. Celle de l’ingénieur Yéro Ba, dont nous vous faisons l’économie dans les lignes qui vont suivre, mérite attention. 


La finale qui a opposé le Sénégal au Maroc a été ponctuée par la victoire des Lions de la Téranga, à la suite de rebondissements émotionnels qui convainquent le monde footballistique d’une justice immanente. De la panenka de Diaz arrêtée par Mendy à la dernière minute du temps réglementaire au but de Pape Gueye dans les prolongations, ce match aura marqué et marquera longtemps l’histoire de la Can   Cela dit, la question de la reconnaissance de la Nation fait débat. Pour ne rester dans les sentiers battus, faire de cette victoire un véritable levier de transformation, industrielle, économique et sociale est un impératif ? Par le passé, la récompense a souvent été pécuniaire et foncière. Légitime, concède-t-on, mais il est temps, à l’aune de la vision Sénégal 2050, de changer de paradigme. Et si, l’État offrait un outil de production, un Titre d’investissement Stratégique ? Loin d’une utopie, l’idée nous ancrera dans la sagesse de nos traditions où la vraie gloire est celle qui sert la communauté.

Don à l’investissement patriote !

Et si au don cash ou immobilier, on substitue un « Pacte de Souveraineté Gaïndé». Et si on remettait à chaque joueur un bail ou titre foncier pour 500 hectares aménagés dans la Vallée du Fleuve, le Bassin arachidier ou en Casamance, charge à eux de produire riz, maïs, mil ou autre culture vivrière, d’installer, avec des facilités étatiques, une unité de transformation fruitière, une chaîne de froid dans sa localité d’origine ou de cœur. La récompense quitterait ainsi le segment jouissif pour entrer dans le cadre du productif. 

Un Lion, Un Terroir, Un Projet !

Dans un cadre formel, on acte La Charte Nationale des Lions Bâtisseurs, avec un engagement public du joueur pour le développement de la communauté sous le slogan : « Vivre utile pour sa Patrie ». Cela transformerait nos 28 joueurs en 28 capitaines d’industrie ou ambassadeurs du développement local. Cela permettrait de réconcilier le football avec l’économie réelle. Chaque but marqué à la CAN, chaque médaille acquise, chaque diplôme d’Excellence pourrait se traduire, demain, par des emplois créés à Kédougou, des tonnes de céréales récoltées à Podor ou un centre touristique ouvert à Ziguinchor… Nos héros deviendraient des acteurs clés de notre souveraineté. Nous passons de la gratitude éphémère à l’action perpétuelle. Cette démarche dépasse l’économie. Faire de nos champions des acteurs du développement est le plus puissant des symboles. Le football nous a unis le temps d’une compétition, l’agriculture, l’industrie et l’éducation nous uniront pour des décennies.

Par Yéro Ba Epi

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