Le Washington Post, pilier du journalisme américain, a annoncé samedi le départ immédiat de son directeur général, Will Lewis, dans un contexte de crise qui secoue la rédaction. Cette annonce intervient quelques jours après la mise en place d'un vaste plan de suppressions d'emplois, dans lequel environ 300 journalistes sur les 800 du quotidien ont été licenciés.
Le départ de Will Lewis marque un tournant dans l’histoire récente du journal, propriété du milliardaire Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. Dans un courriel adressé au personnel, révélé par un journaliste du Washington Post, Lewis a expliqué que « après deux années de transformation du Washington Post, c’est le bon moment pour lui de se retirer ». Il a précisé que sa décision faisait suite à un long processus de restructuration du journal. Son remplacement est immédiat : Jeff D’Onofrio, directeur financier du quotidien depuis l’année dernière, prend ses fonctions en tant que nouveau directeur général.
L’annonce du plan de suppression d’emplois, qui a visé environ 300 journalistes, a été un choc dans le milieu du journalisme. Le Washington Post avait jusqu’alors été un modèle de journalisme d’investigation, notamment grâce à son rôle clé dans la révélation du scandale du Watergate, et avait remporté plusieurs prix Pulitzer au fil des années. Mais la réduction d’effectifs survient dans un contexte de difficultés financières croissantes pour le quotidien.
L’une des raisons principales évoquées est la chute de l’intérêt des lecteurs après la présidence de Donald Trump. Bien que le journal ait prospéré pendant le mandat du président républicain, grâce à une couverture sans concession, les abonnements ont diminué une fois Trump quitté la Maison Blanche. Les pertes financières sont désormais devenues une réalité, et le Washington Post perd de l’argent depuis plusieurs années, selon plusieurs rapports de la presse spécialisée.
Licenciements à l’international et restructuration des services
Le plan de licenciement a particulièrement touché les correspondants à l’étranger. L’intégralité des journalistes couvrant le Moyen-Orient, ainsi que ceux en Russie et en Ukraine, ont été licenciés. D’autres départs ont également concerné des secteurs comme les sports, les livres, les podcasts, les pages locales, et l’infographie, avec des services pratiquement supprimés dans certains cas.
Une période de crise prolongée
Cette crise du Washington Post survient dans un climat de tensions politiques aux États-Unis, exacerbées par le rapprochement entre Jeff Bezos et Donald Trump. Le propriétaire du Washington Post, qui avait critiqué Trump durant sa présidence, semble aujourd’hui dans une position plus complexe, alors que l'ex-président républicain est de retour sur la scène politique. Ce contexte de rapprochement politique, ainsi que les attaques récurrentes de Trump contre la presse traditionnelle, n’ont fait qu’intensifier les difficultés du journal.
Will Lewis, qui avait été nommé pour redresser le Washington Post, avait pris plusieurs décisions difficiles en vue d'assurer un avenir viable pour le quotidien. « Sous ma direction, des décisions difficiles ont été prises pour assurer un avenir durable au Post, pour qu’il puisse continuer à publier des informations de haute qualité non partisanes à des millions de clients chaque jour », a-t-il indiqué.
La mise en œuvre de ces décisions, cependant, a eu des conséquences dramatiques sur la structure du journal et sur ses équipes. La réduction d’effectifs, en particulier la suppression de nombreuses équipes de correspondants à l’étranger, laisse un goût amer au sein de la rédaction et inquiète quant à l’avenir de l’indépendance éditoriale du Washington Post.
Le départ de Will Lewis marque un tournant dans l’histoire récente du journal, propriété du milliardaire Jeff Bezos, fondateur d’Amazon. Dans un courriel adressé au personnel, révélé par un journaliste du Washington Post, Lewis a expliqué que « après deux années de transformation du Washington Post, c’est le bon moment pour lui de se retirer ». Il a précisé que sa décision faisait suite à un long processus de restructuration du journal. Son remplacement est immédiat : Jeff D’Onofrio, directeur financier du quotidien depuis l’année dernière, prend ses fonctions en tant que nouveau directeur général.
L’annonce du plan de suppression d’emplois, qui a visé environ 300 journalistes, a été un choc dans le milieu du journalisme. Le Washington Post avait jusqu’alors été un modèle de journalisme d’investigation, notamment grâce à son rôle clé dans la révélation du scandale du Watergate, et avait remporté plusieurs prix Pulitzer au fil des années. Mais la réduction d’effectifs survient dans un contexte de difficultés financières croissantes pour le quotidien.
L’une des raisons principales évoquées est la chute de l’intérêt des lecteurs après la présidence de Donald Trump. Bien que le journal ait prospéré pendant le mandat du président républicain, grâce à une couverture sans concession, les abonnements ont diminué une fois Trump quitté la Maison Blanche. Les pertes financières sont désormais devenues une réalité, et le Washington Post perd de l’argent depuis plusieurs années, selon plusieurs rapports de la presse spécialisée.
Licenciements à l’international et restructuration des services
Le plan de licenciement a particulièrement touché les correspondants à l’étranger. L’intégralité des journalistes couvrant le Moyen-Orient, ainsi que ceux en Russie et en Ukraine, ont été licenciés. D’autres départs ont également concerné des secteurs comme les sports, les livres, les podcasts, les pages locales, et l’infographie, avec des services pratiquement supprimés dans certains cas.
Une période de crise prolongée
Cette crise du Washington Post survient dans un climat de tensions politiques aux États-Unis, exacerbées par le rapprochement entre Jeff Bezos et Donald Trump. Le propriétaire du Washington Post, qui avait critiqué Trump durant sa présidence, semble aujourd’hui dans une position plus complexe, alors que l'ex-président républicain est de retour sur la scène politique. Ce contexte de rapprochement politique, ainsi que les attaques récurrentes de Trump contre la presse traditionnelle, n’ont fait qu’intensifier les difficultés du journal.
Will Lewis, qui avait été nommé pour redresser le Washington Post, avait pris plusieurs décisions difficiles en vue d'assurer un avenir viable pour le quotidien. « Sous ma direction, des décisions difficiles ont été prises pour assurer un avenir durable au Post, pour qu’il puisse continuer à publier des informations de haute qualité non partisanes à des millions de clients chaque jour », a-t-il indiqué.
La mise en œuvre de ces décisions, cependant, a eu des conséquences dramatiques sur la structure du journal et sur ses équipes. La réduction d’effectifs, en particulier la suppression de nombreuses équipes de correspondants à l’étranger, laisse un goût amer au sein de la rédaction et inquiète quant à l’avenir de l’indépendance éditoriale du Washington Post.