« Recherchez le buzz ailleurs, pas dans les funérailles » : Coup de gueule contre les images d’inhumation

Samedi 8 Aout 2026

De plus en plus, des Africains filment et diffusent sur les réseaux sociaux des scènes d’inhumation qui étaient autrefois considérées comme sacrées et auxquelles les enfants de moins de 20 ans n’avaient même pas accès.

Dans de nombreuses sociétés, les cérémonies d’inhumation restent très encadrées et sont souvent réservées à la famille, précisément parce qu’elles constituent des moments profondément intimes et sacrés.

En Afrique, nous sommes malheureusement en train d’abuser des réseaux sociaux et de les utiliser à mauvais escient. Au lieu de filmer l’état de nos routes, l’enclavement de nos localités, les difficultés de nos populations ou encore les problèmes auxquels nos communautés sont confrontées, certains préfèrent braquer leurs caméras sur des événements qui devraient rester privés.

Chers internautes africains, la recherche effrénée d’argent ou de vues ne doit pas vous transformer en « nervis du Net », dont la mission serait d’humilier ou de manquer de respect à nos morts. Nous sommes tous appelés à partir un jour, et personne ne sait dans quelles circonstances ni dans quelles conditions il quittera ce monde.

Une inhumation est un moment de recueillement, de douleur et de dignité. Ce n’est pas un spectacle destiné à être exposé sur les réseaux sociaux.

Recherchez le buzz ailleurs, mais pas dans les funérailles. Respectons nos morts, respectons les familles endeuillées et préservons la dignité de ces moments sacrés.

Ce n’est ni normal, ni décent. Nous devons apprendre à respecter certains moments de la vie, même à l’ère des réseaux sociaux.


PS : Ces images sont tirées de l’inhumation d’Anathin Siafa Kamano (également orthographié Anatin Siafa Kamano), ancien maire de la commune urbaine de Guéckédou, en Guinée, décédé le 2 août 2026.

Par I. K. Dième

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