Il est des moments où le silence devient complicité. Il est des instants où l’indulgence se transforme en trahison de la chose publique. Ces derniers mois, l’Assemblée nationale du Sénégal – vitrine de notre démocratie, temple de la représentation populaire – a été le théâtre de dérives verbales inacceptables, prononcées par certains députés de PASTEF, sans qu’aucun rappel à l’ordre ne soit venu sanctionner ces écarts.
Ce mercredi 30 Octobre 2026 encore, dans l’enceinte sacrée de l’hémicycle, une députée s’est permise de questionner publiquement la nationalité du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Pir encore, un autre élu est allé plus loin, qualifiant le président de la République – première institution de la Nation, garant de l’unité nationale – de « traître », devant ses paires et devant le vice-président de l’Assemblée nationale.
Ces propositions ne sont pas anodines. Ils ne relèvent pas de la liberté d’expression parlementaire. Ils constituent des attaques personnelles, des troubles aux travaux de l’Assemblée, passibles de sanctions disciplinaires prévues par le règlement intérieur : rappel à l’ordre, censure, voire expulsion temporaire.
De telle dérives salissent l’image du Sénégal. L’Assemblée nationale n’est pas un marché. Elle n’est plus une tribune de règlements de comptes. Notre hémicycle est le lieu où se forge la loi, où se débat l’intérêt général, où se construit l’avenir du pays. Quand des élus, censés incarner et représenter la population, se livrent à des invectives, à des soupçons infondés, à des qualificatifs injurieux envers les plus hautes autorités sagesse de l’État, c’est toute la crédibilité de notre démocratie qui est ébranlée.
C’est l’image du Sénégal qui est vendue au reste du monde. Nos députés sont les ambassadeurs de la nation. Leurs paroles résonnent bien au-delà du Sénégal. Elles sont reprises, commentées, analysées. Quand un député traite le Président de la République de « traître », ce n’est pas seulement une insulte : c’est un message envoyé à la communauté internationale sur l’état de notre vie politique.
Il est temps d’exiger des comptes face à ces dérives, je lance un appel solennel au président de l’Assemblée nationale : il vous appartient de faire respecter le règlement intérieur. Le rappel à l’ordre est une de vos prérogatives. Aucun député ne doit pouvoir troubler les travaux de l’Assemblée par ses attaques personnelles sans être sanctionné.
Aux citoyens sénégalais : il est temps d’exiger une enquête de moralité, une étude rigoureuse des profils et des qualifications professionnelles de celles et ceux qui prétendent représenter le peuple à l’hémicycle. La représentation nationale n’est pas un droit acquis. C’est une responsabilité qui se mérite, par l’exemplarité, la compétence et le respect des institutions.
Aux partis politiques : il est urgent de revoir les critères de sélection des candidats aux élections législatives. La couleur politique ne doit pas primer sur la moralité, l’éthique et la capacité à incarner dignement la voix du peuple.
Pour une Assemblée digne de la nation, le Sénégal mérite mieux ; nos populations méritent mieux. Elles ont soif de dignité, de respect, de responsabilité. Elles ne veulent plus voir leurs élus se comporter comme des agitateurs, des provocateurs, des destructeurs de l’image nationale.
Il est temps que l’Assemblée nationale redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un lieu de débat constructif, de législation éclairée, de contrôle responsable. Un lieu où la parole est libre, mais surveillée ; où la critique est permise, mais respectueuse ; où la diversité des opinions s’exprime dans le cadre de la décence républicaine.
À ceux qui pensent que tout est permis au nom de la majorité, je rappelle ceci : aucune couleur politique, aucune victoire électorale, aucun mandat ne donne le droit de salir les institutions, d’insulter les autorités, de troubler la paix républicaine.
Le Sénégal vous observe ; l’histoire vous jugera.
Dr Jean Bernard Diatta
Sociologue ; Jeune chercheur et enseignant-chercheur vacataire à l’Université Assane Seck de Ziguinchor ;
Responsable politique KIIRAAY : les patriotes républicains, Ziguinchor – Oussouye
Ce mercredi 30 Octobre 2026 encore, dans l’enceinte sacrée de l’hémicycle, une députée s’est permise de questionner publiquement la nationalité du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Pir encore, un autre élu est allé plus loin, qualifiant le président de la République – première institution de la Nation, garant de l’unité nationale – de « traître », devant ses paires et devant le vice-président de l’Assemblée nationale.
Ces propositions ne sont pas anodines. Ils ne relèvent pas de la liberté d’expression parlementaire. Ils constituent des attaques personnelles, des troubles aux travaux de l’Assemblée, passibles de sanctions disciplinaires prévues par le règlement intérieur : rappel à l’ordre, censure, voire expulsion temporaire.
De telle dérives salissent l’image du Sénégal. L’Assemblée nationale n’est pas un marché. Elle n’est plus une tribune de règlements de comptes. Notre hémicycle est le lieu où se forge la loi, où se débat l’intérêt général, où se construit l’avenir du pays. Quand des élus, censés incarner et représenter la population, se livrent à des invectives, à des soupçons infondés, à des qualificatifs injurieux envers les plus hautes autorités sagesse de l’État, c’est toute la crédibilité de notre démocratie qui est ébranlée.
C’est l’image du Sénégal qui est vendue au reste du monde. Nos députés sont les ambassadeurs de la nation. Leurs paroles résonnent bien au-delà du Sénégal. Elles sont reprises, commentées, analysées. Quand un député traite le Président de la République de « traître », ce n’est pas seulement une insulte : c’est un message envoyé à la communauté internationale sur l’état de notre vie politique.
Il est temps d’exiger des comptes face à ces dérives, je lance un appel solennel au président de l’Assemblée nationale : il vous appartient de faire respecter le règlement intérieur. Le rappel à l’ordre est une de vos prérogatives. Aucun député ne doit pouvoir troubler les travaux de l’Assemblée par ses attaques personnelles sans être sanctionné.
Aux citoyens sénégalais : il est temps d’exiger une enquête de moralité, une étude rigoureuse des profils et des qualifications professionnelles de celles et ceux qui prétendent représenter le peuple à l’hémicycle. La représentation nationale n’est pas un droit acquis. C’est une responsabilité qui se mérite, par l’exemplarité, la compétence et le respect des institutions.
Aux partis politiques : il est urgent de revoir les critères de sélection des candidats aux élections législatives. La couleur politique ne doit pas primer sur la moralité, l’éthique et la capacité à incarner dignement la voix du peuple.
Pour une Assemblée digne de la nation, le Sénégal mérite mieux ; nos populations méritent mieux. Elles ont soif de dignité, de respect, de responsabilité. Elles ne veulent plus voir leurs élus se comporter comme des agitateurs, des provocateurs, des destructeurs de l’image nationale.
Il est temps que l’Assemblée nationale redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un lieu de débat constructif, de législation éclairée, de contrôle responsable. Un lieu où la parole est libre, mais surveillée ; où la critique est permise, mais respectueuse ; où la diversité des opinions s’exprime dans le cadre de la décence républicaine.
À ceux qui pensent que tout est permis au nom de la majorité, je rappelle ceci : aucune couleur politique, aucune victoire électorale, aucun mandat ne donne le droit de salir les institutions, d’insulter les autorités, de troubler la paix républicaine.
Le Sénégal vous observe ; l’histoire vous jugera.
Dr Jean Bernard Diatta
Sociologue ; Jeune chercheur et enseignant-chercheur vacataire à l’Université Assane Seck de Ziguinchor ;
Responsable politique KIIRAAY : les patriotes républicains, Ziguinchor – Oussouye