La tension monte entre le Sénégal et certains partenaires européens après le durcissement de la législation sur l’homosexualité. Dans un enregistrement vidéo diffusé sur ses plateformes numériques, la ministre wallonne de l’Énergie, Cécile Neven, a vivement critiqué la nouvelle orientation législative adoptée par l’Assemblée nationale du Sénégal, annonçant dans la foulée des mesures de rétorsion.
« Cette loi stigmatise, elle criminalise, bref, cette loi met des vies en danger », a-t-elle déclaré, justifiant sa décision d’annuler un déplacement prévu fin mars au Sénégal dans le cadre d’un colloque international. Plus encore, la responsable belge a annoncé une réévaluation immédiate de l’ensemble des financements climatiques octroyés par la Wallonie au Sénégal.
« J’ai donc décidé de passer immédiatement en revue l’ensemble des financements wallons en matière de coopération climatique internationale avec le Sénégal », a-t-elle précisé, laissant planer la menace d’un gel, voire d’une suspension, de ces appuis. Pour la ministre, la coopération internationale doit rester alignée sur des principes fondamentaux : « La question de la poursuite de ces financements doit être posée sans tabou. La coopération internationale est utile, elle est même indispensable, mais elle ne peut pas être aveugle. Elle ne transige pas sur la dignité humaine. »
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de critiques croissantes émanant de partenaires occidentaux, qui conditionnent désormais certains financements au respect de valeurs qu’ils jugent universelles.
Sonko contre-attaque et revendique la souveraineté
Face à cette pression, le Premier ministre Ousmane Sonko a adopté une posture de fermeté. Depuis Ziguinchor, sa ville natale, il a rejeté toute forme d’ingérence dans les affaires internes du Sénégal.
Réagissant aux informations évoquant une possible suspension de financements européens, il a clairement signifié que le pays n’entendait pas se plier à des conditionnalités jugées contraires à ses choix souverains. « Nous n’avons pas besoin de leurs financements. Ils peuvent retourner dans leur pays et nous laisser continuer notre travail », a-t-il lancé.
Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse largement la question des aides internationales. Il touche à l’essence même de l’indépendance politique et de la capacité du Sénégal à définir librement ses orientations.
« La souveraineté a un prix », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation nationale autour du travail et de l’autonomie économique. Dans cette logique, il prône un modèle de développement reposant prioritairement sur les ressources internes, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.
Ce bras de fer naissant entre exigences de coopération internationale et affirmation de souveraineté nationale illustre les tensions croissantes autour des conditionnalités politiques attachées aux financements, dans un contexte où les États africains cherchent de plus en plus à redéfinir les termes de leurs partenariats.
« Cette loi stigmatise, elle criminalise, bref, cette loi met des vies en danger », a-t-elle déclaré, justifiant sa décision d’annuler un déplacement prévu fin mars au Sénégal dans le cadre d’un colloque international. Plus encore, la responsable belge a annoncé une réévaluation immédiate de l’ensemble des financements climatiques octroyés par la Wallonie au Sénégal.
« J’ai donc décidé de passer immédiatement en revue l’ensemble des financements wallons en matière de coopération climatique internationale avec le Sénégal », a-t-elle précisé, laissant planer la menace d’un gel, voire d’une suspension, de ces appuis. Pour la ministre, la coopération internationale doit rester alignée sur des principes fondamentaux : « La question de la poursuite de ces financements doit être posée sans tabou. La coopération internationale est utile, elle est même indispensable, mais elle ne peut pas être aveugle. Elle ne transige pas sur la dignité humaine. »
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de critiques croissantes émanant de partenaires occidentaux, qui conditionnent désormais certains financements au respect de valeurs qu’ils jugent universelles.
Sonko contre-attaque et revendique la souveraineté
Face à cette pression, le Premier ministre Ousmane Sonko a adopté une posture de fermeté. Depuis Ziguinchor, sa ville natale, il a rejeté toute forme d’ingérence dans les affaires internes du Sénégal.
Réagissant aux informations évoquant une possible suspension de financements européens, il a clairement signifié que le pays n’entendait pas se plier à des conditionnalités jugées contraires à ses choix souverains. « Nous n’avons pas besoin de leurs financements. Ils peuvent retourner dans leur pays et nous laisser continuer notre travail », a-t-il lancé.
Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse largement la question des aides internationales. Il touche à l’essence même de l’indépendance politique et de la capacité du Sénégal à définir librement ses orientations.
« La souveraineté a un prix », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation nationale autour du travail et de l’autonomie économique. Dans cette logique, il prône un modèle de développement reposant prioritairement sur les ressources internes, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.
Ce bras de fer naissant entre exigences de coopération internationale et affirmation de souveraineté nationale illustre les tensions croissantes autour des conditionnalités politiques attachées aux financements, dans un contexte où les États africains cherchent de plus en plus à redéfinir les termes de leurs partenariats.