La tentative de putsch survenue fin août au Niger prend une dimension régionale dans le récit livré par le capitaine Roger Gabriel. L’officier nigérien affirme avoir été contacté, pendant les événements, par plusieurs interlocuteurs, dont des responsables tchadiens, des proches de l’ancien président Mohamed Bazoum et d’autres personnes évoquant de possibles soutiens extérieurs aux mutins. Des accusations particulièrement graves qui, à ce stade, restent fondées sur son témoignage et appellent à être étayées par des preuves.
Dans sa déclaration sur les événements qui ont secoué Niamey, le capitaine Roger Gabriel revient longuement sur une série d’appels et de messages qu’il affirme avoir reçus au moment de la mutinerie.
Parmi les interlocuteurs qu’il cite figure un officier tchadien, le colonel Hassan Adoum. « En début de matinée, j'ai reçu un appel d'un camarade tchadien, le colonel Hassan Adoum, qui m'a demandé si c'était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey », raconte Roger Gabriel.
L'officier nigérien affirme lui avoir répondu « qu'il s'agissait d'un affrontement entre une de nos unités et la garde présidentielle à la base 101 ».
« Une intervention serait en cours à partir de leur pays »
Selon Roger Gabriel, un second échange avec son interlocuteur tchadien aurait ensuite pris une tournure beaucoup plus sensible.
« Il m'a ensuite rappelé une deuxième fois pour m'expliquer qu'une intervention serait en cours à partir de leur pays, pilotée par leurs autorités et les forces spéciales françaises, pour venir en soutien à ceux qui ont pris la base 101 », affirme-t-il.
Le capitaine assure également avoir reçu, plus tard, un message qu'il attribue au chef d'état-major de l'armée de l'air tchadienne : « En dernier, j'ai reçu un message du chef d'état-major de l'armée de l'air du Tchad qui assurait qu'ils allaient faire une intervention. »
Le récit fourni autour de cette affaire cite notamment les noms du colonel Hassan Adoum et du général Amine Ahmed. Toutefois, les éléments communiqués ne permettent pas d'établir de manière indépendante le rôle exact de chacun ni de confirmer les fonctions qui leur sont attribuées.
Des proches de Bazoum également cités
Roger Gabriel affirme par ailleurs avoir été contacté par des membres de la famille de l'ancien président Mohamed Bazoum.
« J'ai ensuite reçu un appel des membres de la famille de l'ancien président Bazoum, dont Zazia Salum, qui m'ont demandé la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux-là qui étaient là-bas », déclare-t-il.
D'après son témoignage, ses interlocuteurs auraient également évoqué le Bénin, la Côte d'Ivoire, la CEDEAO et des forces spéciales françaises.
« Il parlait notamment du président béninois qui était en déplacement vers la Côte d'Ivoire et qui est revenu au Bénin pour mettre en place une cellule de crise, et être éventuellement appuyé par la Côte d'Ivoire et les forces spéciales françaises présentes en Côte d'Ivoire », soutient Roger Gabriel.
Il poursuit : « Il disait également avoir tous les feux verts et accords au niveau de la CEDEAO pour intervenir. »
Ces affirmations constituent, là encore, la version rapportée par le capitaine nigérien et ne suffisent pas, à elles seules, à établir l'existence d'un tel dispositif régional.
Des appels de France, Dubaï et Belgique
Le capitaine Roger Gabriel affirme avoir constaté parallèlement une multiplication de tentatives de contact provenant de l'étranger.
« J'ai entre autres été contacté par plusieurs numéros de la France, de Dubaï et de la Belgique, auxquels je n'ai pas répondu, et j'ai pris conscience de la situation », raconte-t-il.
Il cite également un certain Hamid Ngadé : « J'ai reçu des messages sur WhatsApp de monsieur Hamid Ngadé me demandant la situation et assurant que les partenaires français étaient prêts à intervenir pour appuyer l'unité qui est engagée à la base 101. »
Un autre officier est mentionné : « Il y a également le colonel Seydina qui m'a écrit un message pour me demander s'il y avait encore des gens qui tenaient et qui avaient besoin d'un appui. »
Des accusations qui restent à documenter
Roger Gabriel assure avoir porté tous ces éléments à la connaissance de ses supérieurs. « C'est la totalité des appels que j'ai reçus et les faits que je viens de citer ont fait, de ma part, l'objet d'un compte-rendu à ma hiérarchie », conclut-il.
Ces déclarations soulèvent de lourdes interrogations sur une éventuelle dimension extérieure de la tentative de déstabilisation. Elles ne permettent toutefois pas, en l'état, d'établir l'implication des autorités tchadiennes, françaises, béninoises, ivoiriennes ou de la CEDEAO.
Les appels, messages WhatsApp et autres éléments matériels évoqués par le capitaine Roger Gabriel devront notamment être authentifiés pour déterminer la portée réelle de ses accusations. En l'absence de tels éléments et de réponses des parties mises en cause, la prudence reste de mise.
Dans sa déclaration sur les événements qui ont secoué Niamey, le capitaine Roger Gabriel revient longuement sur une série d’appels et de messages qu’il affirme avoir reçus au moment de la mutinerie.
Parmi les interlocuteurs qu’il cite figure un officier tchadien, le colonel Hassan Adoum. « En début de matinée, j'ai reçu un appel d'un camarade tchadien, le colonel Hassan Adoum, qui m'a demandé si c'était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey », raconte Roger Gabriel.
L'officier nigérien affirme lui avoir répondu « qu'il s'agissait d'un affrontement entre une de nos unités et la garde présidentielle à la base 101 ».
« Une intervention serait en cours à partir de leur pays »
Selon Roger Gabriel, un second échange avec son interlocuteur tchadien aurait ensuite pris une tournure beaucoup plus sensible.
« Il m'a ensuite rappelé une deuxième fois pour m'expliquer qu'une intervention serait en cours à partir de leur pays, pilotée par leurs autorités et les forces spéciales françaises, pour venir en soutien à ceux qui ont pris la base 101 », affirme-t-il.
Le capitaine assure également avoir reçu, plus tard, un message qu'il attribue au chef d'état-major de l'armée de l'air tchadienne : « En dernier, j'ai reçu un message du chef d'état-major de l'armée de l'air du Tchad qui assurait qu'ils allaient faire une intervention. »
Le récit fourni autour de cette affaire cite notamment les noms du colonel Hassan Adoum et du général Amine Ahmed. Toutefois, les éléments communiqués ne permettent pas d'établir de manière indépendante le rôle exact de chacun ni de confirmer les fonctions qui leur sont attribuées.
Des proches de Bazoum également cités
Roger Gabriel affirme par ailleurs avoir été contacté par des membres de la famille de l'ancien président Mohamed Bazoum.
« J'ai ensuite reçu un appel des membres de la famille de l'ancien président Bazoum, dont Zazia Salum, qui m'ont demandé la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux-là qui étaient là-bas », déclare-t-il.
D'après son témoignage, ses interlocuteurs auraient également évoqué le Bénin, la Côte d'Ivoire, la CEDEAO et des forces spéciales françaises.
« Il parlait notamment du président béninois qui était en déplacement vers la Côte d'Ivoire et qui est revenu au Bénin pour mettre en place une cellule de crise, et être éventuellement appuyé par la Côte d'Ivoire et les forces spéciales françaises présentes en Côte d'Ivoire », soutient Roger Gabriel.
Il poursuit : « Il disait également avoir tous les feux verts et accords au niveau de la CEDEAO pour intervenir. »
Ces affirmations constituent, là encore, la version rapportée par le capitaine nigérien et ne suffisent pas, à elles seules, à établir l'existence d'un tel dispositif régional.
Des appels de France, Dubaï et Belgique
Le capitaine Roger Gabriel affirme avoir constaté parallèlement une multiplication de tentatives de contact provenant de l'étranger.
« J'ai entre autres été contacté par plusieurs numéros de la France, de Dubaï et de la Belgique, auxquels je n'ai pas répondu, et j'ai pris conscience de la situation », raconte-t-il.
Il cite également un certain Hamid Ngadé : « J'ai reçu des messages sur WhatsApp de monsieur Hamid Ngadé me demandant la situation et assurant que les partenaires français étaient prêts à intervenir pour appuyer l'unité qui est engagée à la base 101. »
Un autre officier est mentionné : « Il y a également le colonel Seydina qui m'a écrit un message pour me demander s'il y avait encore des gens qui tenaient et qui avaient besoin d'un appui. »
Des accusations qui restent à documenter
Roger Gabriel assure avoir porté tous ces éléments à la connaissance de ses supérieurs. « C'est la totalité des appels que j'ai reçus et les faits que je viens de citer ont fait, de ma part, l'objet d'un compte-rendu à ma hiérarchie », conclut-il.
Ces déclarations soulèvent de lourdes interrogations sur une éventuelle dimension extérieure de la tentative de déstabilisation. Elles ne permettent toutefois pas, en l'état, d'établir l'implication des autorités tchadiennes, françaises, béninoises, ivoiriennes ou de la CEDEAO.
Les appels, messages WhatsApp et autres éléments matériels évoqués par le capitaine Roger Gabriel devront notamment être authentifiés pour déterminer la portée réelle de ses accusations. En l'absence de tels éléments et de réponses des parties mises en cause, la prudence reste de mise.