Les autorités de Guinée équatoriale enquêtent sur ce qu’elles présentent comme une tentative de coup d’État déjouée après la saisie, fin juin, d’un conteneur au port de Bata. Alerté par les services de renseignement russes, le pouvoir affirme que le conteneur renfermait des armes destinées à une opération visant le régime. L’opposition conteste cette version.
Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, les services de renseignement russes, présents en Guinée équatoriale depuis le déploiement d’éléments d’Africa Corps, auraient intercepté des communications les conduisant à signaler aux autorités équato-guinéennes un conteneur arrivé d’Europe au port de Bata.
Le conteneur, saisi les 25 ou 26 juin, aurait été affrété par Filiberto Manale Andem, cadre de la Coalition pour la restauration et la démocratie (Cored), une organisation d’opposition. La police équato-guinéenne affirme y avoir découvert des armes. La Cored dément cette version.
Plusieurs proches d'opposants interpellés
À la suite de la saisie, plusieurs personnes appartenant à l’entourage de Filiberto Manale Andem et de Salomon Abeso Ndong, dirigeant politique de la Cored, ont été interpellées et interrogées.
Des membres de leurs familles, dont des frères, des cousins ainsi que la mère de Salomon Abeso Ndong, auraient notamment été entendus avant d’être remis en liberté.
Les autorités équato-guinéennes soutiennent que l’opération a permis de déjouer une tentative de coup d’État. Des investigations ont été ouvertes au sein même des services de sécurité afin de rechercher d’éventuelles complicités.
Les renseignements équato-guinéens s’intéressent également à un récent déplacement de Salomon Abeso Ndong en République centrafricaine ainsi qu'à un voyage qu'il aurait projeté d'effectuer au Gabon. Ces déplacements sont considérés comme suspects par Malabo, sans qu’un lien avec le projet de putsch allégué soit établi à ce stade.
La Cored dans le viseur de Malabo
Les investigations se concentrent désormais sur les activités et les réseaux de la Cored. Les autorités soupçonnent notamment l'organisation de disposer de soutiens à l'étranger.
Malabo s’intéresse particulièrement aux activités de Salomon Abeso Ndong en Europe et en France. Le pouvoir équato-guinéen soupçonne également la Cored de bénéficier indirectement, par l'intermédiaire d'associations, de financements provenant de l'entreprise française TotalEnergies. Aucun élément présenté dans les informations disponibles ne permet toutefois d'établir comme un fait ces soupçons de financement.
L’affaire intervient alors que les relations entre la Guinée équatoriale et la France restent marquées par le contentieux autour des « biens mal acquis » et de l'immeuble du 42 avenue Foch à Paris, lié au vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Pour l’heure, Malabo maintient qu’une tentative de putsch a été déjouée grâce aux renseignements transmis par ses alliés russes, tandis que l’opposition rejette les accusations concernant le conteneur d’armes. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’origine des armes présumées, leur destination et l’existence éventuelle de complices à l’intérieur du pays.
Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, les services de renseignement russes, présents en Guinée équatoriale depuis le déploiement d’éléments d’Africa Corps, auraient intercepté des communications les conduisant à signaler aux autorités équato-guinéennes un conteneur arrivé d’Europe au port de Bata.
Le conteneur, saisi les 25 ou 26 juin, aurait été affrété par Filiberto Manale Andem, cadre de la Coalition pour la restauration et la démocratie (Cored), une organisation d’opposition. La police équato-guinéenne affirme y avoir découvert des armes. La Cored dément cette version.
Plusieurs proches d'opposants interpellés
À la suite de la saisie, plusieurs personnes appartenant à l’entourage de Filiberto Manale Andem et de Salomon Abeso Ndong, dirigeant politique de la Cored, ont été interpellées et interrogées.
Des membres de leurs familles, dont des frères, des cousins ainsi que la mère de Salomon Abeso Ndong, auraient notamment été entendus avant d’être remis en liberté.
Les autorités équato-guinéennes soutiennent que l’opération a permis de déjouer une tentative de coup d’État. Des investigations ont été ouvertes au sein même des services de sécurité afin de rechercher d’éventuelles complicités.
Les renseignements équato-guinéens s’intéressent également à un récent déplacement de Salomon Abeso Ndong en République centrafricaine ainsi qu'à un voyage qu'il aurait projeté d'effectuer au Gabon. Ces déplacements sont considérés comme suspects par Malabo, sans qu’un lien avec le projet de putsch allégué soit établi à ce stade.
La Cored dans le viseur de Malabo
Les investigations se concentrent désormais sur les activités et les réseaux de la Cored. Les autorités soupçonnent notamment l'organisation de disposer de soutiens à l'étranger.
Malabo s’intéresse particulièrement aux activités de Salomon Abeso Ndong en Europe et en France. Le pouvoir équato-guinéen soupçonne également la Cored de bénéficier indirectement, par l'intermédiaire d'associations, de financements provenant de l'entreprise française TotalEnergies. Aucun élément présenté dans les informations disponibles ne permet toutefois d'établir comme un fait ces soupçons de financement.
L’affaire intervient alors que les relations entre la Guinée équatoriale et la France restent marquées par le contentieux autour des « biens mal acquis » et de l'immeuble du 42 avenue Foch à Paris, lié au vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Pour l’heure, Malabo maintient qu’une tentative de putsch a été déjouée grâce aux renseignements transmis par ses alliés russes, tandis que l’opposition rejette les accusations concernant le conteneur d’armes. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’origine des armes présumées, leur destination et l’existence éventuelle de complices à l’intérieur du pays.