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Procès en diffamation : la Cour suprême donne définitivement raison à Cheikh Oumar Anne face à Pape Alé Niang et Mody Niang

Mardi 10 Mars 2026

La Cour suprême du Sénégal a définitivement tranché dans l’affaire opposant l’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Anne, au journaliste Pape Alé Niang et à l’inspecteur de l’enseignement à la retraite Mody Niang. Par un arrêt rendu le 19 février 2026, la haute juridiction a rejeté le pourvoi introduit par les deux prévenus, confirmant ainsi la décision rendue auparavant par la Cour d’appel de Dakar.

Dans cet arrêt, la deuxième chambre pénale de la Cour suprême, présidée par le magistrat Malang Cissé, a estimé que les juges d’appel avaient correctement motivé leur décision en retenant le délit de diffamation. La juridiction a notamment considéré que les affirmations contenues dans l’ouvrage intitulé « Scandale au cœur de la République : le dossier COUD » comportaient des extrapolations et des généralisations abusives qui ne permettaient pas de retenir la bonne foi des auteurs.

Selon les éléments du dossier, le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar avait déjà, par jugement du 27 octobre 2020, déclaré Pape Alé Niang et Mody Niang coupables de diffamation. Les deux hommes avaient alors été condamnés chacun à trois mois d’emprisonnement avec sursis, à une amende de 200 000 francs CFA, ainsi qu’au paiement solidaire de 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à Cheikh Oumar Anne.

Saisie en appel, la Cour d’appel de Dakar avait partiellement réformé la décision sur les intérêts civils, ramenant le montant des dommages et intérêts à 5 millions de francs CFA tout en confirmant la culpabilité des prévenus. Contestant cette décision, Pape Alé Niang et Mody Niang avaient saisi la Cour suprême.

Dans son arrêt, la haute juridiction a toutefois estimé que la cour d’appel avait légalement justifié sa décision, relevant que certaines affirmations avancées par les prévenus ne figuraient pas dans le rapport de l’Ofnac qu’ils invoquaient. Les juges ont également considéré que les propos litigieux traduisaient un manque de prudence et de mesure dans l’expression.

En conséquence, la Cour suprême a rejeté les pourvois formés par Pape Alé Niang et Mody Niang et les a condamnés aux dépens, rendant ainsi la décision définitive.

Avec cette décision, Cheikh Oumar Anne obtient une victoire judiciaire finale dans ce dossier qui remonte à plusieurs années et qui trouve son origine dans des accusations de mauvaise gestion au Coud relayées dans un ouvrage publié par les deux auteurs.

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