Le parquet a requis de lourdes peines contre Rox la Chancelière, Jessica, Narou Karma et Ramz Yago, jugées ce lundi 14 septembre devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Au terme d’une audience qui a duré près de six heures, le procureur Sow a demandé des peines allant de trois mois à un an de prison ferme contre les quatre prévenues.
Les TikTokeuses comparaissent dans trois procédures qui ont été jointes. Plusieurs infractions sont visées dans le dossier, notamment association de malfaiteurs, injures publiques, distribution d’images contraires aux bonnes mœurs, menaces de mort, atteinte à la vie privée ou encore insultes visant un groupe de personnes. Au cours des débats, plusieurs prévenues ont reconnu une partie des faits qui leur sont reprochés.
Un an ferme requis contre Rox
Dans son réquisitoire, le procureur est d’abord revenu sur l’enchaînement des plaintes ayant conduit les quatre femmes devant la justice. Selon le parquet, Khadidiatou Kébé, dite Jessica, avait initialement saisi la DSC contre Rox, l’accusant de l’insulter sur TikTok et d’avoir recours à d’autres personnes pour s’en prendre à elle. Rox avait ensuite porté plainte contre Jessica et Nafissatou Fall, alias Narou Karma. Ramz Yago avait à son tour déposé une plainte contre Rox pour injures et atteinte à la vie privée, avant que Rox ne porte également plainte contre elle. Saly Manga, dite Anita, avait enfin engagé une procédure contre Jessica.
Concernant Rox, le ministère public a demandé sa relaxe pour l’infraction de divulgation d’images, mais a sollicité qu’elle soit déclarée coupable pour les menaces de mort. Le parquet considère par ailleurs que les faits de divulgation de données à caractère personnel et de distribution d’images contraires aux bonnes mœurs sont établis dans le dossier.
Sur l’association de malfaiteurs, le procureur a estimé que l’infraction était constituée à l’encontre de l’ensemble des prévenues. Quant aux injures publiques, il a rappelé que le désistement d’une partie civile ne signifie pas automatiquement la relaxe de la personne poursuivie.
Au moment de requérir les peines, le représentant du ministère public a demandé la sanction la plus lourde contre Rox : deux ans de prison, dont un an ferme.
Pour Jessica, le parquet a requis deux ans, dont six mois ferme. Narou Karma et Ramz Yago risquent, si le tribunal suit les réquisitions, deux ans de prison, dont trois mois ferme chacune.
La défense conteste la sévérité du parquet
Les avocats des prévenues ont vivement contesté ces réquisitions. Les conseils de Rox ont notamment soulevé la prescription de certains faits, contesté la caractérisation de l’association de malfaiteurs et demandé, selon les cas, la relaxe, la requalification des faits ou une application plus clémente de la loi. Me Ciré Clédor Ly a, lui, attaqué la procédure et plaidé sa nullité.
Les avocats de Ramz, Jessica et Narou ont également demandé des relaxes sur plusieurs chefs de poursuite, contestant notamment l’association de malfaiteurs et les conséquences juridiques données aux injures après les désistements intervenus entre certaines protagonistes.
Après les plaidoiries et une dernière réplique du procureur sur la question de la prescription, le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré au vendredi 18 septembre. La défense a sollicité la liberté provisoire des prévenues, mais cette demande a été rejetée après l’opposition du parquet.
Les TikTokeuses comparaissent dans trois procédures qui ont été jointes. Plusieurs infractions sont visées dans le dossier, notamment association de malfaiteurs, injures publiques, distribution d’images contraires aux bonnes mœurs, menaces de mort, atteinte à la vie privée ou encore insultes visant un groupe de personnes. Au cours des débats, plusieurs prévenues ont reconnu une partie des faits qui leur sont reprochés.
Un an ferme requis contre Rox
Dans son réquisitoire, le procureur est d’abord revenu sur l’enchaînement des plaintes ayant conduit les quatre femmes devant la justice. Selon le parquet, Khadidiatou Kébé, dite Jessica, avait initialement saisi la DSC contre Rox, l’accusant de l’insulter sur TikTok et d’avoir recours à d’autres personnes pour s’en prendre à elle. Rox avait ensuite porté plainte contre Jessica et Nafissatou Fall, alias Narou Karma. Ramz Yago avait à son tour déposé une plainte contre Rox pour injures et atteinte à la vie privée, avant que Rox ne porte également plainte contre elle. Saly Manga, dite Anita, avait enfin engagé une procédure contre Jessica.
Concernant Rox, le ministère public a demandé sa relaxe pour l’infraction de divulgation d’images, mais a sollicité qu’elle soit déclarée coupable pour les menaces de mort. Le parquet considère par ailleurs que les faits de divulgation de données à caractère personnel et de distribution d’images contraires aux bonnes mœurs sont établis dans le dossier.
Sur l’association de malfaiteurs, le procureur a estimé que l’infraction était constituée à l’encontre de l’ensemble des prévenues. Quant aux injures publiques, il a rappelé que le désistement d’une partie civile ne signifie pas automatiquement la relaxe de la personne poursuivie.
Au moment de requérir les peines, le représentant du ministère public a demandé la sanction la plus lourde contre Rox : deux ans de prison, dont un an ferme.
Pour Jessica, le parquet a requis deux ans, dont six mois ferme. Narou Karma et Ramz Yago risquent, si le tribunal suit les réquisitions, deux ans de prison, dont trois mois ferme chacune.
La défense conteste la sévérité du parquet
Les avocats des prévenues ont vivement contesté ces réquisitions. Les conseils de Rox ont notamment soulevé la prescription de certains faits, contesté la caractérisation de l’association de malfaiteurs et demandé, selon les cas, la relaxe, la requalification des faits ou une application plus clémente de la loi. Me Ciré Clédor Ly a, lui, attaqué la procédure et plaidé sa nullité.
Les avocats de Ramz, Jessica et Narou ont également demandé des relaxes sur plusieurs chefs de poursuite, contestant notamment l’association de malfaiteurs et les conséquences juridiques données aux injures après les désistements intervenus entre certaines protagonistes.
Après les plaidoiries et une dernière réplique du procureur sur la question de la prescription, le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré au vendredi 18 septembre. La défense a sollicité la liberté provisoire des prévenues, mais cette demande a été rejetée après l’opposition du parquet.