Le socialiste modéré Antonio José Seguro a remporté, dimanche 8 février 2026, le second tour de l'élection présidentielle au Portugal, en devançant largement son adversaire d'extrême droite André Ventura, selon des résultats portant sur 95% des circonscriptions.
Selon les résultats quasi-complets, le socialiste Antonio José Seguro, 63 ans, recueillerait 66% des suffrages au second tour de la présidentielle au Portugal, contre 34% pour André Ventura, député de 43 ans et président de la formation d'extrême droite Chega (« Assez »). Antonio José Seguro, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), va donc succéder le 9 mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste pendant dix ans.
André Ventura avait, quant à lui, déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d'opposition à l'issue des législatives de mai 2025.
En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé « candidat du peuple » cherchait surtout à « consolider sa base électorale », mais aussi à « s'affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise », avait expliqué avant le vote José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l'Institut universitaire de Lisbonne ISCTE. André Ventura conforte malgré tout ses ambitions grandissantes.
Si le rôle du chef de l'État portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées. Étant donné que « le gouvernement ne dispose toujours pas d'une majorité au Parlement », le nouveau président « restera au centre du jeu politique », a commenté le politologue Bruno Ferreira da Costa, de l'université Beira Interior.
Les intempéries n'ont pas empêché les électeurs de se prononcer
Après le premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant une vingtaine de circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d'une semaine.
L'écrasante majorité des 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger était néanmoins appelée à voter dimanche et, malgré les craintes d'une démobilisation des électeurs, l'abstention devrait rester en ligne avec le taux de 47,7% enregistré au premier tour, qui avait connu la plus forte participation depuis la présidentielle de 2006.
« Je pense qu'ils ont fait le bon choix en décidant de maintenir les élections », a témoigné à l'AFP Celeste Caldeira, une enseignante à la retraite de 87 ans. « Là, on a deux candidats. Soit on vote pour celui qui pense à l'intérêt de tous, ou alors je ne sais pas où on va », a-t-elle ajouté après avoir jeté son bulletin dans une école du centre de Lisbonne. « Le choix est vraiment difficile car je n'aime aucun des deux candidats », a pour sa part expliqué Julia Rodrigues, une étudiante en médecine de 20 ans, tout en laissant entendre qu'elle avait fini par se décider en faveur du socialiste.
Selon les résultats quasi-complets, le socialiste Antonio José Seguro, 63 ans, recueillerait 66% des suffrages au second tour de la présidentielle au Portugal, contre 34% pour André Ventura, député de 43 ans et président de la formation d'extrême droite Chega (« Assez »). Antonio José Seguro, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), va donc succéder le 9 mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste pendant dix ans.
André Ventura avait, quant à lui, déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d'opposition à l'issue des législatives de mai 2025.
En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé « candidat du peuple » cherchait surtout à « consolider sa base électorale », mais aussi à « s'affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise », avait expliqué avant le vote José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l'Institut universitaire de Lisbonne ISCTE. André Ventura conforte malgré tout ses ambitions grandissantes.
Si le rôle du chef de l'État portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées. Étant donné que « le gouvernement ne dispose toujours pas d'une majorité au Parlement », le nouveau président « restera au centre du jeu politique », a commenté le politologue Bruno Ferreira da Costa, de l'université Beira Interior.
Les intempéries n'ont pas empêché les électeurs de se prononcer
Après le premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant une vingtaine de circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d'une semaine.
L'écrasante majorité des 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger était néanmoins appelée à voter dimanche et, malgré les craintes d'une démobilisation des électeurs, l'abstention devrait rester en ligne avec le taux de 47,7% enregistré au premier tour, qui avait connu la plus forte participation depuis la présidentielle de 2006.
« Je pense qu'ils ont fait le bon choix en décidant de maintenir les élections », a témoigné à l'AFP Celeste Caldeira, une enseignante à la retraite de 87 ans. « Là, on a deux candidats. Soit on vote pour celui qui pense à l'intérêt de tous, ou alors je ne sais pas où on va », a-t-elle ajouté après avoir jeté son bulletin dans une école du centre de Lisbonne. « Le choix est vraiment difficile car je n'aime aucun des deux candidats », a pour sa part expliqué Julia Rodrigues, une étudiante en médecine de 20 ans, tout en laissant entendre qu'elle avait fini par se décider en faveur du socialiste.