Présidentielle au Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro au coude-à-coude dans les sondages

Lundi 17 Aout 2026

Une douzaine de candidats sont en lice pour l'élection présidentielle au Brésil, mais deux d’entre eux distancent largement leurs adversaires dans les enquêtes d'opinion. D'un côté, l'actuel président Luiz Inacio Lula da Silva, dit “Lula”, 80 ans, brigue un quatrième mandat et dispute sa septième campagne présidentielle. De l'autre, Flavio Bolsonaro, 45 ans, novice au niveau national, a été propulsé sur le devant de la scène après l'incarcération de son père, Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État.

Une enquête de l’institut Quaest, publiée vendredi, crédite le président sortant de 43 % d’intentions de vote, contre 40 % au fils Bolsonaro dans l’hypothèse d’un second tour. Les deux rivaux font cependant face à des taux de rejet dépassant les 50 %.


Dimanche 16 août, c'est depuis le stade de São Bernardo do Campo, dans la banlieue ouvrière de São Paulo, que Lula a choisi de donner le coup d'envoi de sa campagne. Un lieu symbolique pour le président sortant, qui avait lancé au même endroit ses grandes luttes syndicales durant la dictature militaire, entre les années 1960 et 1980. Durant son meeting, l'octogénaire est longuement revenu sur les acquis sociaux de ses précédents mandats : « Il y a beaucoup de gens qui demandent : "Pourquoi est-ce que Lula veut un nouveau mandat ?". Je veux vous dire quelque chose : tant que je serai en vie, je n’arrêterai pas de me battre contre la droite », a-t-il clamé.


De son côté, Flavio Bolsonaro a préféré le symbole de la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro où son père rassemblait autrefois ses partisans en masse. Il se présente comme une version « plus modérée » de son géniteur, tout en capitalisant sur la popularité de ce dernier. « Je sais que je lui ressemble. Mais il est difficile de comparer le fils de Pelé à Pelé », a-t-il lancé dimanche.



Sur un ton offensif, il a promis des réformes radicales axées sur la sécurité et la réduction de la bureaucratie : « Nous allons réduire les impôts, réduire la bureaucratie, mettre un terme à la corruption », ajoutant vouloir classer plusieurs organisations criminelles, dont le PCC et le Comando Vermelho, comme groupes terroristes. Le premier tour de l'élection se tiendra le 4 octobre.
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