Il n’y a pas que les matchs à l’affiche de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui attirent l’attention, ces temps-ci, dans la capitale sénégalaise. À Dakar, une affiche publicitaire vantant les vertus de préservatifs aromatisés, installée en pleine ville, à deux pas d’un lycée, ne passe pas inaperçue. Elle met en scène deux adolescents sénégalais, allongés sur le même lit, dans une posture suggérant une tendre complicité.
L’image heurte la sensibilité des religieux, des conservateurs et de nombreux parents. Ces derniers peinent à accepter ce qu’ils perçoivent davantage comme un symbole de libertinage. Ce n’est d’ailleurs pas une première. Des arrêts de bus sont souvent mis à contribution dans ce type de campagnes de sensibilisation.
Si des organisations non gouvernementales ou des agences sanitaires mettent en avant la nécessité de protéger une jeunesse sexuellement active, des anciens restent sur leurs gardes. Ils estiment que ces initiatives ouvrent une brèche vers la débauche.
Avec des préservatifs parfumés à la fraise, à la menthe ou aux fruits de la passion, les adolescents semblent disposer d’une latitude leur permettant de « s’enjailler en toute sécurité » ou de « gérer leur avenir » en toute sérénité.
Pour les initiateurs de ces campagnes, l’usage du préservatif est associé à une vie responsable dans un contexte où une partie de la jeunesse est sexuellement active. Au moment où de nombreux parents optent pour l’omerta, considérant la sexualité comme un sujet tabou, les réseaux sociaux, tels que TikTok ou Instagram, offrent aux nouvelles générations un flot continu d’informations, souvent incontrôlées.
Dès lors, cette approche est présentée comme une nécessité de santé publique. Elle viserait avant tout, dans un chaos urbain, à protéger la jeunesse contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées. Il s’agit, selon les promoteurs de ces campagnes, de rendre l’acte protégé plus attractif, là où certains dénoncent une forme de « marketing du plaisir ». Cette controverse s’explique aussi par le fait que les Sénégalais, dans leur majorité, demeurent profondément attachés à des valeurs de pudeur qui fondent la spécificité de la société.
D’ailleurs, la culture sénégalaise conçoit difficilement que la sexualité soit abordée de manière aussi directe sur des panneaux publicitaires, en particulier à proximité des établissements scolaires. L’éducation sexuelle est restée traditionnellement du domaine privé, avec des mécanismes particuliers.
Certains n’hésitent pas à citer l’exemple de pays occidentaux où les lieux d’affichage sont souvent plus ciblés. Les campagnes y sont généralement visibles dans les structures de santé ou les centres de planning familial, où elles revêtent un caractère essentiellement pédagogique.
Même si les parents sont conscients qu’une révolution silencieuse se joue sur les smartphones, à travers des contenus ultra sexualisés échappant largement à leur contrôle, la promotion urbaine des préservatifs passe comme une pilule amère, difficile à digérer. Face aux codes mondialisés, ils préfèrent leurs codes culturels, qui ont protégé plusieurs générations de toute marchandisation du plaisir. Ils évoquent, en ce sens, des conseils personnalisés, un dialogue familial renforcé ou encore des prêches axés sur la responsabilité, avec un impact jugé plus positif sur la jeunesse.
Toutefois, l’installation de ces panneaux dans les rues de Dakar pourrait aussi avoir l’avantage d’encourager certains parents à aborder plus ouvertement les questions liées à la sexualité avec leurs enfants. Ils pourraient ainsi les prémunir contre les pièges du marketing du plaisir, des réseaux sociaux et des dérives d’une sexualité débridée.
C’est dans cet esprit que certains organismes avaient suggéré la mise en place d’écoles de parents. En outillant ces derniers, il serait possible, à leurs yeux, de favoriser chez l’enfant une meilleure compréhension des questions liées à la sexualité. Il serait ainsi moins tenté de chercher des réponses sur internet ou auprès d’autres sources.
L’image heurte la sensibilité des religieux, des conservateurs et de nombreux parents. Ces derniers peinent à accepter ce qu’ils perçoivent davantage comme un symbole de libertinage. Ce n’est d’ailleurs pas une première. Des arrêts de bus sont souvent mis à contribution dans ce type de campagnes de sensibilisation.
Si des organisations non gouvernementales ou des agences sanitaires mettent en avant la nécessité de protéger une jeunesse sexuellement active, des anciens restent sur leurs gardes. Ils estiment que ces initiatives ouvrent une brèche vers la débauche.
Avec des préservatifs parfumés à la fraise, à la menthe ou aux fruits de la passion, les adolescents semblent disposer d’une latitude leur permettant de « s’enjailler en toute sécurité » ou de « gérer leur avenir » en toute sérénité.
Pour les initiateurs de ces campagnes, l’usage du préservatif est associé à une vie responsable dans un contexte où une partie de la jeunesse est sexuellement active. Au moment où de nombreux parents optent pour l’omerta, considérant la sexualité comme un sujet tabou, les réseaux sociaux, tels que TikTok ou Instagram, offrent aux nouvelles générations un flot continu d’informations, souvent incontrôlées.
Dès lors, cette approche est présentée comme une nécessité de santé publique. Elle viserait avant tout, dans un chaos urbain, à protéger la jeunesse contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées. Il s’agit, selon les promoteurs de ces campagnes, de rendre l’acte protégé plus attractif, là où certains dénoncent une forme de « marketing du plaisir ». Cette controverse s’explique aussi par le fait que les Sénégalais, dans leur majorité, demeurent profondément attachés à des valeurs de pudeur qui fondent la spécificité de la société.
D’ailleurs, la culture sénégalaise conçoit difficilement que la sexualité soit abordée de manière aussi directe sur des panneaux publicitaires, en particulier à proximité des établissements scolaires. L’éducation sexuelle est restée traditionnellement du domaine privé, avec des mécanismes particuliers.
Certains n’hésitent pas à citer l’exemple de pays occidentaux où les lieux d’affichage sont souvent plus ciblés. Les campagnes y sont généralement visibles dans les structures de santé ou les centres de planning familial, où elles revêtent un caractère essentiellement pédagogique.
Même si les parents sont conscients qu’une révolution silencieuse se joue sur les smartphones, à travers des contenus ultra sexualisés échappant largement à leur contrôle, la promotion urbaine des préservatifs passe comme une pilule amère, difficile à digérer. Face aux codes mondialisés, ils préfèrent leurs codes culturels, qui ont protégé plusieurs générations de toute marchandisation du plaisir. Ils évoquent, en ce sens, des conseils personnalisés, un dialogue familial renforcé ou encore des prêches axés sur la responsabilité, avec un impact jugé plus positif sur la jeunesse.
Toutefois, l’installation de ces panneaux dans les rues de Dakar pourrait aussi avoir l’avantage d’encourager certains parents à aborder plus ouvertement les questions liées à la sexualité avec leurs enfants. Ils pourraient ainsi les prémunir contre les pièges du marketing du plaisir, des réseaux sociaux et des dérives d’une sexualité débridée.
C’est dans cet esprit que certains organismes avaient suggéré la mise en place d’écoles de parents. En outillant ces derniers, il serait possible, à leurs yeux, de favoriser chez l’enfant une meilleure compréhension des questions liées à la sexualité. Il serait ainsi moins tenté de chercher des réponses sur internet ou auprès d’autres sources.