La récente visite du député Guy Marius Sagna au pont Émile Badiane continue de susciter des réactions à Ziguinchor. Idrissa Benjamin Sané, président du Mouvement citoyen Ziguinchor Rek, candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor et membre fondateur de KIIRAY, s’en prend au parlementaire, dont il juge la démarche tardive et empreinte de considérations politiques.
Dans une contribution intitulée « Visite du Pont Émile Badiane : le cinéma du député fantôme de Ziguinchor », Idrissa Benjamin Sané estime que le déplacement de Guy Marius Sagna sur cette infrastructure intervient tardivement. « Monsieur Guy Marius Sagna, votre visite sur le pont Émile Badiane, en plus de ses relents politiciens, intervient bien tardivement », lance-t-il.
Le responsable de Ziguinchor Rek interpelle également le député sur l'action d'Ousmane Sonko lorsqu'il dirigeait le gouvernement. « Qu’est-ce que ton mentor, monsieur Ousmane Sonko, tout-puissant Premier ministre du Sénégal, en charge de la conduite de la politique de l’État, a fait pour cette équation vitale pour les populations de Ziguinchor et, au-delà, de la Casamance et de la sous-région, durant les deux années où il trônait sur tout ? », demande-t-il.
« Pourquoi es-tu resté aphone ? »
Idrissa Benjamin Sané reproche surtout à Guy Marius Sagna de ne pas avoir, selon lui, suffisamment porté la question du pont auparavant, alors que des acteurs locaux alertaient déjà sur son état.
« Pourquoi es-tu resté aphone lorsque tous les citoyens, acteurs de la société civile, leaders d’opinion et voix de Ziguinchor soucieux du bien-être des populations alertaient sur ce danger permanent ? Es-tu subitement devenu conscient que ton silence était assimilable à de la non-assistance à des populations en danger ? », s’interroge-t-il.
Pour le candidat déclaré à la mairie, les difficultés de la capitale du Sud dépassent largement la seule question du pont Émile Badiane. Il cite notamment la dégradation de la voirie, le manque d’éclairage public, l’insécurité, les problèmes d’assainissement et les inondations.
« Notre département fait face à un déficit criant d’infrastructures, avec des routes dégradées, à un manque d’éclairage public, à l’insécurité, aux difficultés d’assainissement et aux inondations », affirme-t-il.
Il évoque également les difficultés économiques rencontrées par les jeunes et les femmes. « Notre jeunesse manque de perspectives, nos femmes ont besoin d’un accompagnement réel pour l’accès aux financements afin de développer leurs activités génératrices de revenus et des milliers de jeunes sont contraints de se tourner vers les motos Jakarta faute d’alternatives », poursuit Idrissa Benjamin Sané.
Le rôle du député interpellé
Dans sa déclaration, le responsable politique revient sur les responsabilités qu'il attribue à un parlementaire dans la défense des préoccupations de sa circonscription.
« Un député n’est pas seulement attendu lorsqu’une caméra est allumée. Il doit être présent sur le terrain, écouter, interpeller le Gouvernement, porter les préoccupations de ses mandants à l’Assemblée nationale et surtout rendre compte régulièrement de son action », soutient-il.
Pour Idrissa Benjamin Sané, le débat ne devrait donc pas se limiter aux visites effectuées sur le pont Émile Badiane ou à l’ENO de Ziguinchor.
« La question n’est donc pas de savoir qui visite aujourd’hui le pont Émile Badiane ou l’ENO de Ziguinchor. La vraie question est : quelles actions concrètes avez-vous menées hier et quelles solutions proposez-vous demain pour Ziguinchor ? », interpelle-t-il.
Et de conclure : « Ziguinchor ne demande ni mise en scène ni récupération politique. Ziguinchor demande du travail, de la présence, des résultats et du respect pour les populations. »
« Monsieur le Député, le mandat parlementaire est une responsabilité. Il faut le mériter par l’action, la proximité et les résultats. Ziguinchor mérite mieux que des visites de circonstance », dénonce Idrissa Benjamin Sané, président du Mouvement citoyen Ziguinchor Rek, candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor et membre fondateur du parti KIIRAY.
Dans une contribution intitulée « Visite du Pont Émile Badiane : le cinéma du député fantôme de Ziguinchor », Idrissa Benjamin Sané estime que le déplacement de Guy Marius Sagna sur cette infrastructure intervient tardivement. « Monsieur Guy Marius Sagna, votre visite sur le pont Émile Badiane, en plus de ses relents politiciens, intervient bien tardivement », lance-t-il.
Le responsable de Ziguinchor Rek interpelle également le député sur l'action d'Ousmane Sonko lorsqu'il dirigeait le gouvernement. « Qu’est-ce que ton mentor, monsieur Ousmane Sonko, tout-puissant Premier ministre du Sénégal, en charge de la conduite de la politique de l’État, a fait pour cette équation vitale pour les populations de Ziguinchor et, au-delà, de la Casamance et de la sous-région, durant les deux années où il trônait sur tout ? », demande-t-il.
« Pourquoi es-tu resté aphone ? »
Idrissa Benjamin Sané reproche surtout à Guy Marius Sagna de ne pas avoir, selon lui, suffisamment porté la question du pont auparavant, alors que des acteurs locaux alertaient déjà sur son état.
« Pourquoi es-tu resté aphone lorsque tous les citoyens, acteurs de la société civile, leaders d’opinion et voix de Ziguinchor soucieux du bien-être des populations alertaient sur ce danger permanent ? Es-tu subitement devenu conscient que ton silence était assimilable à de la non-assistance à des populations en danger ? », s’interroge-t-il.
Pour le candidat déclaré à la mairie, les difficultés de la capitale du Sud dépassent largement la seule question du pont Émile Badiane. Il cite notamment la dégradation de la voirie, le manque d’éclairage public, l’insécurité, les problèmes d’assainissement et les inondations.
« Notre département fait face à un déficit criant d’infrastructures, avec des routes dégradées, à un manque d’éclairage public, à l’insécurité, aux difficultés d’assainissement et aux inondations », affirme-t-il.
Il évoque également les difficultés économiques rencontrées par les jeunes et les femmes. « Notre jeunesse manque de perspectives, nos femmes ont besoin d’un accompagnement réel pour l’accès aux financements afin de développer leurs activités génératrices de revenus et des milliers de jeunes sont contraints de se tourner vers les motos Jakarta faute d’alternatives », poursuit Idrissa Benjamin Sané.
Le rôle du député interpellé
Dans sa déclaration, le responsable politique revient sur les responsabilités qu'il attribue à un parlementaire dans la défense des préoccupations de sa circonscription.
« Un député n’est pas seulement attendu lorsqu’une caméra est allumée. Il doit être présent sur le terrain, écouter, interpeller le Gouvernement, porter les préoccupations de ses mandants à l’Assemblée nationale et surtout rendre compte régulièrement de son action », soutient-il.
Pour Idrissa Benjamin Sané, le débat ne devrait donc pas se limiter aux visites effectuées sur le pont Émile Badiane ou à l’ENO de Ziguinchor.
« La question n’est donc pas de savoir qui visite aujourd’hui le pont Émile Badiane ou l’ENO de Ziguinchor. La vraie question est : quelles actions concrètes avez-vous menées hier et quelles solutions proposez-vous demain pour Ziguinchor ? », interpelle-t-il.
Et de conclure : « Ziguinchor ne demande ni mise en scène ni récupération politique. Ziguinchor demande du travail, de la présence, des résultats et du respect pour les populations. »
« Monsieur le Député, le mandat parlementaire est une responsabilité. Il faut le mériter par l’action, la proximité et les résultats. Ziguinchor mérite mieux que des visites de circonstance », dénonce Idrissa Benjamin Sané, président du Mouvement citoyen Ziguinchor Rek, candidat déclaré à la mairie de Ziguinchor et membre fondateur du parti KIIRAY.