Polémique autour de l'affectation du Général Kandé : les alertes de Thierno Alassane Sall, Président du Parti "RV"

Jeudi 30 Mai 2024

Dans un communiqué rendu public, le Président du Parti de la République des Valeurs s'est exprimé sur l'affaire du Général Kandé, récemment affecté en Inde. Ce communiqué, destiné aux nouvelles autorités, alerte sur les récentes nominations. Voici l'intégralité de son message.

"L’affectation du Général Souleymane Kandé en Inde, l’un des hommes les plus respectés de notre armée républicaine, m’incite à sortir prématurément de la période d'observation que je m'étais imposée.

Nul ne saurait dénier au chef suprême des Armées la faculté d'affecter les officiers supérieurs, mais ce pouvoir discrétionnaire, à moins de prétendre relever du divin, ne saurait se soustraire aux traditions républicaines ni faire fi du mérite ou de la cohérence dans l'emploi des hommes. À en croire l'émoi suscité par la nouvelle de l'affectation du Général Kandé, on est plus proche d'un cas typique de bannissement d'un officier encombrant. À quel titre ?

De fait, des décisions récentes du nouveau régime révèlent des tendances inquiétantes dans la gestion de nos institutions. Étendre aux forces de défense et de sécurité les limogeages en cascade qui touchent la haute administration lors des alternances politiques serait un précédent dangereux pour notre Armée, jusqu'ici réputée républicaine. Cela accréditerait l'idée qu'il existe, dans les rangs de nos FDS, des lignes de fracture selon les allégeances supposées.

Promouvoir par décret un officier de gendarmerie radié et bannir dans la foulée un Général dont la réputation va bien au-delà des troupes, est un précédent fâcheux, en rupture avec les traditions de notre pays.

Il est de mon devoir de citoyen et de député de sonner l'alarme et d'inviter le Président de la République à ne pas céder à la tentation de la chasse aux sorcières. Il est élu pour panser les fractures béantes de notre pays, particulièrement visibles dans l'administration, la Justice, et l'Université. Même sans appel à candidature, une approche plus inclusive aurait permis de faire beaucoup mieux."
 
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