Piraterie au large de la Somalie : l'armée indienne libère 20 marins iraniens et neutralise 12 pirates présumés

Mardi 3 Novembre 2026

La marine indienne a mené une importante opération militaire dans la mer d'Arabie pour libérer un bateau de pêche iranien détourné par des pirates présumés au large de la Somalie. Après plus de 48 heures d'intervention, les forces indiennes ont repris le contrôle du navire Azini et secouru ses 20 membres d'équipage. Douze suspects somaliens ont été désarmés avant d'être relâchés, selon un responsable de la police maritime du Puntland cité par l'Associated Press.

L'Inde vient de réaliser une nouvelle opération de lutte contre la piraterie maritime au large des côtes somaliennes. Les forces navales indiennes ont annoncé, mardi 3 novembre 2026, avoir libéré un bateau de pêche battant pavillon iranien, pris en otage par des pirates présumés dans la mer d'Arabie.

L'opération, qui a duré plus de 48 heures, s'est achevée lundi 2 novembre, à plus de 3 000 kilomètres de Mumbai, selon le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh.

Le navire, baptisé Azini, avait été détourné le 29 octobre entre Bandar Bayla et Hafun, deux localités situées sur la côte nord-est de la Somalie.

Douze pirates présumés désarmés puis relâchés

Selon un responsable de la Force de police maritime du Puntland, interrogé par l'Associated Press sous couvert d'anonymat, les militaires indiens ont réussi à désarmer douze individus soupçonnés d'avoir participé au détournement du bateau.

Les forces indiennes auraient également confisqué leurs téléphones portables avant de les remettre en liberté.

Les douze suspects et deux agents de sécurité somaliens ont ensuite regagné la côte à Bandar Bayla, dans le nord-est de la Somalie.

D'après le responsable somalien, trois personnes ayant débarqué présentaient des blessures légères. Il n'a toutefois pas précisé s'il s'agissait des pirates présumés ou des agents de sécurité, ni dans quelles circonstances ces blessures avaient été occasionnées.

De son côté, le ministère indien de la Défense assure que l'opération s'est déroulée sans perte humaine ni blessé, sans préciser si ce bilan concerne uniquement les marins secourus ou l'ensemble des personnes impliquées.

Un navire de guerre, des avions et des commandos mobilisés

Pour reprendre le contrôle de l'Azini, la marine indienne a déployé d'importants moyens militaires.

L'intervention a mobilisé un navire de guerre, un avion de surveillance maritime ainsi que des commandos spécialisés dans les opérations en mer.

Un avion de transport militaire C-17 de l'armée de l'air indienne a également été utilisé pour parachuter des commandos supplémentaires dans la zone d'intervention.

Les forces indiennes ont suivi les déplacements du bateau par voie maritime et aérienne avant de procéder à sa sécurisation.

Selon le ministère de la Défense, les autorités craignaient notamment que les pirates utilisent le navire de pêche comme base flottante pour lancer de nouvelles attaques contre les bâtiments commerciaux naviguant dans la région.

Une divergence sur le nombre de membres d'équipage

Si les autorités indiennes annoncent avoir secouru 20 membres d'équipage, les premières informations communiquées par la police maritime du Puntland faisaient état de 21 marins iraniens et de deux agents de sécurité somaliens présents à bord du bateau. Cette différence dans les bilans n'a pas été expliquée.

Les autorités indiennes n'ont pas non plus précisé si les marins libérés sont restés à bord de l'Azini ou s'ils ont été transférés vers un autre navire après l'intervention.

La piraterie maritime reste une menace au large de la Somalie

Cette opération intervient dans une région maritime stratégique, située à proximité des grandes routes commerciales reliant l'océan Indien, la mer d'Arabie et le golfe d'Aden.

Les côtes somaliennes ont longtemps constitué un foyer majeur de piraterie, avec des attaques visant les navires marchands, les pétroliers et les bateaux de pêche.

Le détournement de petites embarcations représente également un risque pour la navigation internationale, celles-ci pouvant être utilisées comme bases avancées pour attaquer des navires de plus grande taille.

À travers cette intervention, New Delhi réaffirme son engagement dans la sécurisation des voies maritimes de l'océan Indien et la protection des équipages confrontés aux actes de piraterie.

La libération de l'Azini et de ses marins constitue ainsi une opération significative pour les forces navales indiennes, même si plusieurs interrogations demeurent sur le sort des pirates présumés et les circonstances exactes de leur remise en liberté.
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