L’ancien international sénégalais El Hadji Diouf était ce mardi au cœur d’une affaire de pension alimentaire devant le tribunal, dans un procès tenu en son absence après plusieurs renvois. Son ex-épouse, Valérie Bishop, lui réclame plusieurs millions de francs CFA d’arriérés liés à l’entretien de leur fille.
Selon les termes de la citation directe introduite par la partie civile, un jugement rendu le 12 juillet 2023 par le tribunal d’instance hors classe de Dakar avait prononcé le divorce entre les deux ex-époux aux torts exclusifs de l’ancien footballeur pour injures. La juridiction avait également confié la garde de leur fille à sa mère et fixé une pension alimentaire mensuelle de 500 000 FCFA, en plus de la prise en charge des frais médicaux, pharmaceutiques et scolaires.
Cependant, la partie civile soutient qu’El Hadji Diouf ne s’est pas acquitté de cette obligation. Elle affirme que l’ancien attaquant des Lions du Sénégal cumule 9 millions de FCFA d’arriérés de pension alimentaire pour la période allant de mars 2024 à septembre 2025, sans compter les échéances à venir. À cette somme s’ajoutent 559 200 FCFA correspondant à des frais de repas engagés pour l’enfant.
Dans la citation directe, les conseils de la plaignante, Mes Baboucar Cissé et Cheikh Sy, s’étaient appuyés sur l’article 351 du Code pénal, qui réprime le refus de paiement de pension alimentaire lorsqu’une personne s’abstient volontairement, pendant plus de deux mois, d’exécuter une décision de justice fixant des subsides. Les robes noires avaient soutenu que le double Ballon d’or africain dispose des moyens nécessaires pour honorer ses obligations, évoquant notamment ses revenus issus de contrats publicitaires, ses activités au sein de la Fédération sénégalaise de football ainsi que des revenus locatifs.
En conséquence, ils avaient demandé au tribunal de déclarer El Hadji Ousseynou Diouf coupable du délit de refus de paiement de pension alimentaire et de le condamner au paiement des arriérés de pension, des frais exposés pour l’enfant ainsi qu’à 10 millions de FCFA de dommages et intérêts. De son côté, le procureur de la République avait requis l’application de la loi pénale.
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