El Hadji Kassé joue aux lanceurs d’alerte. L’ex-chargé de communication du Palais. Il évoque l’urgence de réguler les réseaux sociaux face à l’instauration de la pensée unique dans les réseaux sociaux.
Le Club Sénégal Émergent et le Club des Convergences plurielles ont tenu, jeudi dernier, un panel sur « la Démocratie sénégalaise à la croisée des chemins. » Lors de cette rencontre, El Hadji Hamidou Kassé ne s’est pas gêné pour qualifier ce qui se fait sur les réseaux sociaux. “Avec les réseaux sociaux, on peut aussi s'ouvrir sur le monde, sur d'autres cultures et diffuser rapidement des informations. Mais les réseaux comportent également des inconvénients : on peut se faire harceler, humilier, ou intimider”, martèle El Hadji Kassé.
Il dénonce des « Des fachos populistes qui pensent que la démocratie commence avec eux. Ils n'acceptent pas la contradiction ». Sur le thème : « la démocratie à la croisée des chemins », le ministre Conseiller à la présidence de la République prévient : « la tentative d'instauration de la pensée unique sur les réseaux sociaux ne va pas réussir. » « Ils pensent pouvoir nous faire peur. Comment y parvenir ? ». « Quand je m'engageais à 23 ans, je n'avais pas exclu le fait de mourir pour la cause que je défends. Ils ne peuvent pas nous faire peur », a-t-il défié.
El Hadji Hamidou Kassé, d’ajouter : « Nous sommes tous en sursis. Les réseaux sociaux sont devenus des supports de "fake news’’, surtout dans le domaine politique ». « C'est un bide de mensonges, on surfe souvent sur l’émotion. C'est une menace sérieuse sur la démocratie qui exige un minimum d'équilibre pour sauvegarder les liens sociaux. Nous allons vers une société de vengeance», s’inquiète M. Kassé.
Ainsi, il suggère que «les associations de consommateurs demandent plus de régulation tout comme le citoyen, les médias classiques et l'Etat». Si El Hadji Hamidou Kassé s'est évertué à prévenir le danger qui guette le pays avec cette libération de l'espace public, Abdoulaye Diallo a choisi de faire dans la prudence avant de s’interroger sur ce qui pourrait empêcher au président de la coalition Benno Bokk Yaakar de se présenter à l’élection présidentielle de 2024. Pour lui, seul le Conseil constitutionnel est habilité à trancher cette question. « C’est une institution de la République qui décidera de la validation d’une candidature, c’est le Conseil constitutionnel qui décidera de qui pourra être candidat ou non, mais bon Dieu de bon sang, faisons ce que nous savons faire, mais laissons le Conseil constitutionnel faire son travail si demain le problème se posait », a-t-il défendu.
À la question de savoir si la candidature du Président Sall ne constituerait pas une menace pour la démocratie sénégalaise ? Il rétorque qu’il laisse cette réponse aux praticiens du droit. « De ce point de vue, je ne répondrai pas, je ne suis ni juriste ni constitutionnaliste », a dit le président du CCP, Abdoulaye Diallo. Plusieurs personnalités notamment des hommes d’Etat, des professeurs d’université, des leaders d’opinion et de mouvements citoyens ont pris part à l’événement qui a pour objet de sensibiliser sur un comportement responsable face aux facteurs menaçant de la démocratie sénégalaise.
Pensée unique sur les réseaux sociaux : Les mises en garde de El Hadji Kassé
Dimanche 30 Octobre 2022
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