La pêche artisanale traverse une crise sans précédent. À la raréfaction des produits halieutiques est venue s’ajouter l’extraction des hydrocarbures, qui contraint les poissons à migrer.
Maillon indispensable de la chaîne alimentaire locale, le poisson joue un rôle tout aussi crucial au plan économique. Cependant, les innombrables espèces de poissons ont vu leur cadre de vie se dégrader au point d’assister à une restriction drastique de leur nombre. Ces animaux marins ont préféré migrer et gagner d’autres rivages et profondeurs, pour des raisons multiples. La violation des périodes de repos biologique, couplée au non-respect de la prise de poissons juvéniles, en est une autre.
La persistance de la pêche illégale, toutes ces vieilles et mauvaises habitudes de pêche ont fini par exercer une pression insupportable sur ces ressources. Aujourd’hui, il est triste de constater que le Sénégal, auréolé de ses centaines de kilomètres de côtes le long de l’Atlantique, au lieu d’exporter, importe du poisson en provenance du Maroc, de la Chine et de l’Argentine pour l’essentiel.
Si les dégâts écologiques engendrés par cette situation ne sont plus à démontrer, son volet social se vit au quotidien. Le coût exorbitant du poisson est de moins en moins hors de portée de la bourse du Sénégalais moyen.
Dans le même temps, l’émigration irrégulière tente les jeunes pêcheurs, faute de pouvoir subvenir à leurs besoins en se limitant à leur métier hérité. Les femmes transformatrices ne sont pas mieux loties. La matière première s’obtenant difficilement, la fermeture des sites s’enchaîne et les envoie ainsi systématiquement au chômage.
Pour faire face à ce défi, l’État a mis en place les Conseils Locaux de Pêche Artisanale (CLPA). En plus de ce cadre, un projet destiné à la bonne conservation des poissons dénommé « Programme froid » figure en bonne place dans les priorités du gouvernement.
Mais le démarrage relativement récent de l’exploitation du gaz et du pétrole offshore n’est certainement pas venu mettre de l’ordre dans cette situation déjà si complexe. En effet, les acteurs de la pêche artisanale se voient d’ores et déjà confrontés à une diminution de leur espace de travail. De même, des impacts environnementaux majeurs s’annoncent inéluctables.
Quotidien Solo
Maillon indispensable de la chaîne alimentaire locale, le poisson joue un rôle tout aussi crucial au plan économique. Cependant, les innombrables espèces de poissons ont vu leur cadre de vie se dégrader au point d’assister à une restriction drastique de leur nombre. Ces animaux marins ont préféré migrer et gagner d’autres rivages et profondeurs, pour des raisons multiples. La violation des périodes de repos biologique, couplée au non-respect de la prise de poissons juvéniles, en est une autre.
La persistance de la pêche illégale, toutes ces vieilles et mauvaises habitudes de pêche ont fini par exercer une pression insupportable sur ces ressources. Aujourd’hui, il est triste de constater que le Sénégal, auréolé de ses centaines de kilomètres de côtes le long de l’Atlantique, au lieu d’exporter, importe du poisson en provenance du Maroc, de la Chine et de l’Argentine pour l’essentiel.
Si les dégâts écologiques engendrés par cette situation ne sont plus à démontrer, son volet social se vit au quotidien. Le coût exorbitant du poisson est de moins en moins hors de portée de la bourse du Sénégalais moyen.
Dans le même temps, l’émigration irrégulière tente les jeunes pêcheurs, faute de pouvoir subvenir à leurs besoins en se limitant à leur métier hérité. Les femmes transformatrices ne sont pas mieux loties. La matière première s’obtenant difficilement, la fermeture des sites s’enchaîne et les envoie ainsi systématiquement au chômage.
Pour faire face à ce défi, l’État a mis en place les Conseils Locaux de Pêche Artisanale (CLPA). En plus de ce cadre, un projet destiné à la bonne conservation des poissons dénommé « Programme froid » figure en bonne place dans les priorités du gouvernement.
Mais le démarrage relativement récent de l’exploitation du gaz et du pétrole offshore n’est certainement pas venu mettre de l’ordre dans cette situation déjà si complexe. En effet, les acteurs de la pêche artisanale se voient d’ores et déjà confrontés à une diminution de leur espace de travail. De même, des impacts environnementaux majeurs s’annoncent inéluctables.
Quotidien Solo
