Pape Thiaw refuse et sacrifie le rêve américain des Sénégalais

Jeudi 2 Juillet 2026

Martin Luther King, figure historique de la lutte pour les droits des Afro-Américains, dont le nom a été donné à notre mythique Corniche Ouest de Dakar, avait déclaré : « I have a dream, one day … » (« J’ai fait un rêve… »). Ce rêve, porté avec engagement et détermination, faisait écho à celui des Lions du Sénégal, soutenus par tout un peuple déjà éprouvé par le marasme de notre économie.


Au lieu de tenir compte de cette situation et de profiter, le temps d’une Coupe du monde, de fédérer les Sénégalais autour de leur équipe, Pape Bouna Thiaw, par des choix catastrophiques, lamentables et sportivement dégoûtants, a offert sur un plateau d’argent les espoirs des Sénégalais à tous les adversaires des Lions.

Pape Bouna Thiaw semble résolument ne pas vouloir de ce rêve américain que tout un peuple espérait réaliser, comme le Brésil en 1994. Des choix sportivement contestables, des tactiques qui ne riment même pas avec la physionomie des matches, des systèmes obsolètes par rapport à ce que proposent les adversaires.

Coach Pape, kay, nou waxtane football touty.
D'accord, la première période contre la France, RAS. Mais, diantre, quand ton adversaire procède à un repositionnement de joueurs dès l'entame de la seconde période, ou bien fallait-il te prêter des loupes pour que tu le voies ? Même un joueur cadet en apprentissage l'aurait remarqué. De facto, tu devais revoir ta tactique, tout simplement parce que Didier Deschamps avait détecté une faille dans notre circuit de jeu, sauf toi. Non seulement tu effectues des remplacements tardifs, mais tu persistes dans l'erreur qui nous a coûté cher.

La France passe. On pensait que tu allais changer, malgré les analyses des techniciens qui avaient disséqué les errements tactiques et individuels. Mais non, tu nous resserves le même plat contre la Norvège de Haaland et Ødegaard. Pape, pitié, degueur bob bakhoul. Sans proposer de jeu ni faire beaucoup d'efforts, les Norvégiens se voient offrir des passes décisives. Mon Dieu, quel coup de massue à la nuque donné par notre même sélectionneur!

Et le comble, au plus haut niveau, on ne coache pas avec les émotions. Tous les remplacements effectués contre la Belgique, pourtant prenable et moins coriace que l'Irak, étaient mauvais. Aucun joueur n'a apporté du sang neuf, de la créativité ou un supplément offensif. Un coaching lamentablement nul. Des remplacements effectués au mauvais moment.

Diantre encore, pourquoi faire un bloc bas ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi leur laisser le ballon ?
Malheureusement, lorsqu'un coach se fait contredire par ses propres joueurs, c'est tout simplement parce qu'il y a un problème de niveau par rapport au talent de son effectif. Je suis désolé, Pape, mais ni Pape Gueye, ni Habib Diarra, encore moins Iliman Ndiaye n'avaient montré des signes de fatigue. Idrissa Gana Gueye, en revanche, c'était normal. À la sortie des autres, à 37 ans, il n'avait plus les jambes de ses 25 ans pour couvrir tout le terrain. Lui, oui, était fatigué.

Personne n'a compris tes changements précipités. Et puis, mener 2-0 avant de se faire remonter aussi facilement, cela ne relève pas du football, mais tout simplement d'une incompétence notoire. Point barre.
Je m'arrête là, sinon j'écrirais un livre.

Avec ces coachings ratés, fondés sur l'incompétence, tu nous as privés du rêve américain et brisé le moral ainsi que le mental des joueurs qui, j'en suis sûr, ont passé une nuit cauchemardesque. Pourtant, cette génération possède toutes les qualités. Une génération qui coche toutes les cases pour devenir championne du monde.

Ainsi, nous sommes passés du rêve américain de devenir champions du monde à la désillusion américaine, provoquée par le luxueux remplaçant de la génération de 2002.

Point final.
Chamsidine SANE
Journaliste sportif
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