Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, l’ancien président français François Hollande a livré, ce mardi, une mise en garde sur les conséquences de la politique unilatérale des États-Unis dans la région.
« Ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient, ça paraît loin, c'est tout proche. Parce que ce qui se passe là-bas a des conséquences ici, d'abord des conséquences économiques. Et ce n'est pas finalement les plus importantes, des conséquences aussi sur l'avenir même des relations internationales », a souligné François Hollande.
L’ancien chef de l’État a dénoncé les décisions prises unilatéralement par l’administration américaine : « Des décisions qui se prennent unilatéralement, celles de Donald Trump, un régime qui s'accroche je parle des Mollahs et qui est prêt à sacrifier son propre peuple ». Il a rappelé que l’ensemble des pays du Golfe, Israël et d’autres nations voisines subissent également l’impact des frappes et des ripostes : « Donc nous ne pouvons pas laisser les États-Unis décider seuls de l'avenir de cette région comme de l'avenir du monde ».
Pour François Hollande, l’unilatéralisme comporte tous les risques : « Il y a un moment où l'unilatéralisme produit finalement tous les risques. Et on ne peut pas fermer les yeux, attendre que ça passe. Il faut en tirer toutes les conclusions ».
Selon lui, la principale leçon à tirer est la nécessité pour l’Europe de se faire respecter : « Elle a été mise au courant de rien, par son principal allié qui n'est plus un allié d'ailleurs, je parle de Donald Trump, et elle doit s'affirmer. Et s'affirmer, ça suppose de constituer une Europe capable de se défendre par elle-même et de peser sur le destin du monde ».