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ONU : les Sociaux-Démocrates du Sénégal invitent le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko à soutenir la candidature de Macky Sall

Lundi 30 Mars 2026

Le parti les Sociaux-Démocrates du Sénégal a invité, hier, le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, à l’image de l’Union africaine (UA), à soutenir officiellement la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies.


Le parti les Sociaux-Démocrates du Sénégal s’est réuni hier, vendredi 27 mars 2026, pour partager, en toute humilité, sa vision de l’actualité nationale et internationale. Abordant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, le secrétaire général national du parti, le Pr Mohamed Lamine Manga, a déclaré devant la presse : « Dans un esprit de dépassement des clivages politiques, nous invitons le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, à l’image de l’Union africaine, à soutenir officiellement la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Disposer d’un compatriote à la tête de cette instance mondiale constitue un atout diplomatique majeur pour faire entendre la voix de l’Afrique dans les négociations sur la sécurité et l’économie mondiale. »

Revenant sur le désengagement de l’État du Sénégal, qui a publié un communiqué pour dégager toute responsabilité quant à une implication dans la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, Mohamed Lamine Manga s’est interrogé : « Si effectivement le Président Bassirou Diomaye Faye ou le régime en place s’est désengagé de soutenir la candidature du Président sortant Macky Sall à ce poste, nous, Sociaux-Démocrates du Sénégal, nous nous demandons si ce n’est pas une erreur. Car, en matière de diplomatie, d’enjeux géopolitiques et économiques et de relations internationales, il s’agit d’une opportunité inouïe pour le Sénégal, qui attend depuis plusieurs années une telle chance. »

Il poursuit : « Imaginons que, malgré le désengagement de l’État du Sénégal, Macky Sall soit élu Secrétaire général des Nations Unies. Comment notre pays serait-il perçu à travers l’Afrique et dans le monde entier ? Ce serait la première fois qu’une nation ne soutient pas son propre fils pour accéder à la tête de l’ONU. C’est pourquoi nous estimons, à notre humble avis, que l’État du Sénégal est en train de commettre une erreur. La gouvernance ne doit pas se faire dans la haine ni dans la rancœur. Il faut apaiser les cœurs et faire preuve d’un esprit de dépassement. »

Selon lui, « de répression en répression, le Sénégal pourrait se retrouver dans des règlements de comptes ».
« Si le régime actuel quitte le pouvoir un jour, ceux qui viendront après pourraient en faire autant, car les responsabilités lors des événements politiques ont été partagées, aussi bien par le pouvoir que par l’opposition. Nous devons plutôt aller de l’avant et privilégier les intérêts du Sénégal », a soutenu le Pr Mohamed Lamine Manga.

Le responsable politique n’a pas manqué de rendre un hommage solennel aux soldats tombés dans le Nord Sindian, ainsi qu’aux neuf blessés, avant de lancer un appel à l’État et au MFDC pour la poursuite des négociations en vue d’une paix définitive en Casamance.

Saisissant l’occasion, les Sociaux-Démocrates se sont également prononcés sur l’affaire de détournement de fonds à la mairie de Ziguinchor. « Cette affaire a pris une tournure judiciaire grave. Si l’enquête de la gendarmerie a confirmé un préjudice de 33 millions de FCFA et que l’innocence pénale du maire semble se préciser, la question de la responsabilité morale demeure. Le laxisme administratif initial, marqué par une simple promesse de remboursement sans contrôle rigoureux, est jugé inacceptable. La gestion des deniers publics ne saurait s’accommoder d’indulgence ; elle exige une transparence absolue et une reddition de comptes systématique devant les administrés », a déclaré Mohamed Lamine Manga.

Enfin, il estime que deux ans après l’alternance de 2024, le Sénégal traverse une période d’incertitude marquée par des tensions entre la Présidence et la Primature. « Ce choc des ambitions au sein de l’exécutif menace la stabilité institutionnelle et l’efficacité de l’action publique. Cette crise est d’autant plus préoccupante que les indicateurs économiques sont critiques : une dette extérieure à 132 % du PIB et un gel de certains financements internationaux. L’unité au sommet de l’État est un impératif de sécurité nationale pour rassurer les partenaires et soulager les ménages face à l’inflation. Le risque majeur serait une crise institutionnelle conduisant à une paralysie des espaces de décision. Nous ne pouvons pas nous le permettre. »

Et de conclure : « Le travail de l’exécutif doit être dynamique, coordonné et exempt de contradictions. L’action publique exige une coordination constante pour garantir sa cohérence. Sans cela, c’est l’autorité de l’État qui vacille, et avec elle, la confiance des citoyens. L’unité au sommet est impérative. »

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