À l’occasion du Forum de Crans Montana et de la WDA – World Diplomatic Academy, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, s’est prononcé sur le processus de désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies. Dans une déclaration largement consacrée aux critères qui devraient, selon lui, guider ce choix, le diplomate a défendu la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall.
Alors que deux arguments reviennent régulièrement dans le débat « le tour d’une femme » et « le tour de l’Amérique latine » Mankeur Ndiaye reconnaît la légitimité de ces aspirations, tout en estimant qu'elles ne devraient pas constituer les principaux critères de sélection. « Il serait évidemment souhaitable qu’une femme accède enfin à la plus haute fonction de l’Organisation, comme il est naturel que toutes les régions du monde puissent y être équitablement représentées. Mais faire de ces considérations les critères déterminants du choix constituerait une grave erreur », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, les qualités nécessaires pour diriger l’ONU dépassent les considérations liées au genre ou à l’origine géographique. « Ce n’est ni en fonction du genre d’un candidat ni en fonction de son origine géographique que l’on peut véritablement apprécier les qualités de la personnalité dont les Nations unies ont aujourd’hui besoin », a-t-il soutenu. Selon lui, « le genre, la nationalité ou l’appartenance régionale ne permettent de mesurer ni l’autorité politique, ni le courage, ni la capacité de médiation, ni l’indépendance d’esprit, ni l’aptitude à dialoguer d’égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances ».
Mankeur Ndiaye estime que la fonction de Secrétaire général ne doit pas être considérée comme une récompense accordée à une région ou selon un principe de rotation. « Le Secrétariat général des Nations unies n’est ni une récompense géographique ni un symbole à attribuer selon un mécanisme de rotation. Il constitue l’une des responsabilités politiques les plus importantes et les plus difficiles au monde », a-t-il affirmé. Cette exigence serait d’autant plus importante que l’ONU traverse, selon lui, une période particulièrement critique. L’ancien ministre évoque une Organisation dont « l’autorité est contestée » et dont les initiatives sont régulièrement entravées par les rivalités entre les grandes puissances. « Les guerres se multiplient, le droit international est ouvertement bafoué, les populations civiles paient un tribut effroyable aux conflits et les mécanismes traditionnels de négociation ne fonctionnent plus », a-t-il déploré.
Dans ce contexte, Mankeur Ndiaye considère que le prochain patron de l’ONU devra dépasser le profil d'un simple administrateur. « Il devra être une personnalité politique de tout premier plan, capable de parler d’égal à égal avec les chefs d’État et de gouvernement, de franchir les portes les plus difficiles, de rapprocher des dirigeants qui ne se parlent plus et, lorsque cela sera nécessaire, de résister aux pressions des puissants », a-t-il expliqué.
Macky Sall présenté comme un candidat d’expérience
C’est sur la base de ces critères que Mankeur Ndiaye met en avant la candidature de Macky Sall. Il rappelle notamment son expérience à la tête du Sénégal ainsi que son passage à la présidence de l’Union africaine.
« À cet égard, la candidature de Macky Sall se distingue avec une force particulière. Ancien président de la République du Sénégal, il possède l’expérience concrète du pouvoir, de la décision et du dialogue avec les plus grands dirigeants internationaux », a déclaré l’ancien ministre.
Mankeur Ndiaye souligne également le réseau international de l’ancien chef de l’État sénégalais et sa connaissance de plusieurs espaces diplomatiques. « Il connaît l’Afrique, mais son expérience et son réseau dépassent très largement les frontières du continent. Il peut s’adresser avec la même légitimité aux responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes », a-t-il fait valoir.
Pour le diplomate sénégalais, soutenir Macky Sall ne reviendrait donc pas à défendre une candidature africaine contre celle d’une autre région. « Choisir Macky Sall ne signifiera donc pas privilégier une région au détriment d’une autre. Ce sera choisir une personnalité issue du Sud global, et disposant d’une stature véritablement internationale », a-t-il estimé. Il appelle ainsi à privilégier « l’expérience politique, la capacité de médiation, l’autorité personnelle et la connaissance des dirigeants du monde » plutôt qu’une « logique de quotas ou d’alternance préétablie ».
« Une responsabilité historique »
Mankeur Ndiaye insiste enfin sur les conséquences que pourrait avoir le prochain choix pour l’avenir même des Nations unies. Selon lui, ceux qui seront appelés à se prononcer porteront « une responsabilité historique ». « Leur choix va dépasser de très loin les équilibres diplomatiques, les préférences régionales ou les considérations de circonstance », a-t-il averti.
Pour l’ancien ministre sénégalais, l’enjeu consiste désormais à savoir si l’ONU sera dirigée par une personnalité capable de « servir activement la paix, de restaurer le dialogue et de défendre le droit international ». Il met enfin en garde contre les conséquences d’un choix qui ne serait pas, selon lui, à la hauteur de la situation internationale : « Un choix insuffisamment ambitieux pourrait précipiter l’effacement des Nations unies et transformer progressivement l’Organisation en une institution dénuée d’autorité, sans influence et, finalement, sans véritable raison d’exister. »
À travers cette déclaration faite au Forum de Crans Montana et à la WDA – World Diplomatic Academy, Mankeur Ndiaye défend ainsi une ligne claire : face aux crises internationales et à l’affaiblissement du multilatéralisme, le prochain Secrétaire général devrait être choisi avant tout sur sa capacité à exercer un leadership politique et diplomatique. À ses yeux, Macky Sall présente aujourd’hui les qualités nécessaires pour remplir cette mission.
Alors que deux arguments reviennent régulièrement dans le débat « le tour d’une femme » et « le tour de l’Amérique latine » Mankeur Ndiaye reconnaît la légitimité de ces aspirations, tout en estimant qu'elles ne devraient pas constituer les principaux critères de sélection. « Il serait évidemment souhaitable qu’une femme accède enfin à la plus haute fonction de l’Organisation, comme il est naturel que toutes les régions du monde puissent y être équitablement représentées. Mais faire de ces considérations les critères déterminants du choix constituerait une grave erreur », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, les qualités nécessaires pour diriger l’ONU dépassent les considérations liées au genre ou à l’origine géographique. « Ce n’est ni en fonction du genre d’un candidat ni en fonction de son origine géographique que l’on peut véritablement apprécier les qualités de la personnalité dont les Nations unies ont aujourd’hui besoin », a-t-il soutenu. Selon lui, « le genre, la nationalité ou l’appartenance régionale ne permettent de mesurer ni l’autorité politique, ni le courage, ni la capacité de médiation, ni l’indépendance d’esprit, ni l’aptitude à dialoguer d’égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances ».
Mankeur Ndiaye estime que la fonction de Secrétaire général ne doit pas être considérée comme une récompense accordée à une région ou selon un principe de rotation. « Le Secrétariat général des Nations unies n’est ni une récompense géographique ni un symbole à attribuer selon un mécanisme de rotation. Il constitue l’une des responsabilités politiques les plus importantes et les plus difficiles au monde », a-t-il affirmé. Cette exigence serait d’autant plus importante que l’ONU traverse, selon lui, une période particulièrement critique. L’ancien ministre évoque une Organisation dont « l’autorité est contestée » et dont les initiatives sont régulièrement entravées par les rivalités entre les grandes puissances. « Les guerres se multiplient, le droit international est ouvertement bafoué, les populations civiles paient un tribut effroyable aux conflits et les mécanismes traditionnels de négociation ne fonctionnent plus », a-t-il déploré.
Dans ce contexte, Mankeur Ndiaye considère que le prochain patron de l’ONU devra dépasser le profil d'un simple administrateur. « Il devra être une personnalité politique de tout premier plan, capable de parler d’égal à égal avec les chefs d’État et de gouvernement, de franchir les portes les plus difficiles, de rapprocher des dirigeants qui ne se parlent plus et, lorsque cela sera nécessaire, de résister aux pressions des puissants », a-t-il expliqué.
Macky Sall présenté comme un candidat d’expérience
C’est sur la base de ces critères que Mankeur Ndiaye met en avant la candidature de Macky Sall. Il rappelle notamment son expérience à la tête du Sénégal ainsi que son passage à la présidence de l’Union africaine.
« À cet égard, la candidature de Macky Sall se distingue avec une force particulière. Ancien président de la République du Sénégal, il possède l’expérience concrète du pouvoir, de la décision et du dialogue avec les plus grands dirigeants internationaux », a déclaré l’ancien ministre.
Mankeur Ndiaye souligne également le réseau international de l’ancien chef de l’État sénégalais et sa connaissance de plusieurs espaces diplomatiques. « Il connaît l’Afrique, mais son expérience et son réseau dépassent très largement les frontières du continent. Il peut s’adresser avec la même légitimité aux responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes », a-t-il fait valoir.
Pour le diplomate sénégalais, soutenir Macky Sall ne reviendrait donc pas à défendre une candidature africaine contre celle d’une autre région. « Choisir Macky Sall ne signifiera donc pas privilégier une région au détriment d’une autre. Ce sera choisir une personnalité issue du Sud global, et disposant d’une stature véritablement internationale », a-t-il estimé. Il appelle ainsi à privilégier « l’expérience politique, la capacité de médiation, l’autorité personnelle et la connaissance des dirigeants du monde » plutôt qu’une « logique de quotas ou d’alternance préétablie ».
« Une responsabilité historique »
Mankeur Ndiaye insiste enfin sur les conséquences que pourrait avoir le prochain choix pour l’avenir même des Nations unies. Selon lui, ceux qui seront appelés à se prononcer porteront « une responsabilité historique ». « Leur choix va dépasser de très loin les équilibres diplomatiques, les préférences régionales ou les considérations de circonstance », a-t-il averti.
Pour l’ancien ministre sénégalais, l’enjeu consiste désormais à savoir si l’ONU sera dirigée par une personnalité capable de « servir activement la paix, de restaurer le dialogue et de défendre le droit international ». Il met enfin en garde contre les conséquences d’un choix qui ne serait pas, selon lui, à la hauteur de la situation internationale : « Un choix insuffisamment ambitieux pourrait précipiter l’effacement des Nations unies et transformer progressivement l’Organisation en une institution dénuée d’autorité, sans influence et, finalement, sans véritable raison d’exister. »
À travers cette déclaration faite au Forum de Crans Montana et à la WDA – World Diplomatic Academy, Mankeur Ndiaye défend ainsi une ligne claire : face aux crises internationales et à l’affaiblissement du multilatéralisme, le prochain Secrétaire général devrait être choisi avant tout sur sa capacité à exercer un leadership politique et diplomatique. À ses yeux, Macky Sall présente aujourd’hui les qualités nécessaires pour remplir cette mission.

