Bien sûr, personne ne sait quand ni comment se terminera la guerre lancée par Benjamin Nétanyahou et Donald Trump contre l’Iran, un conflit qui embrase l’ensemble du Moyen-Orient. Mais une certitude s’impose : au-delà des populations civiles frappées par les bombardements, c’est l’Europe qui risque d’en payer le plus lourd tribut. Une fois encore, nous sommes entraînés dans une guerre qui ne nous concerne pas, contre un ennemi qui n’est pas le nôtre.
Selon les observateurs, les Européens du Centre et de l’Ouest n’ont pas d’ennemis, et pourtant, ils se voient régulièrement imposer des conflits par leurs prétendus « amis » : les États-Unis et, désormais, Israël. Cette dépendance stratégique nous oblige à nous aligner sur des guerres étrangères, malgré le manque total d’intérêt direct pour nos populations.
Le journaliste Gianandrea Gaiani, dans la revue Analisi Difesa, appelle à un sursaut : « Nous devrions nous libérer des libérateurs », soulignant que l’Europe paie le prix de conflits imposés par ceux qui se présentent comme nos alliés. Pour concrétiser cette indépendance, il faudrait disposer d’une classe dirigeante capable de défendre nos intérêts et de mener une politique étrangère autonome. Or, depuis des décennies, nos gouvernants semblent incapables de prendre ce chemin, restant soumis aux agendas extérieurs et souvent éloignés des préoccupations de leurs citoyens.
Dans ce contexte, entretenir des relations cordiales avec des puissances telles que l’Iran, la Russie ou la Chine ne relève pas seulement de la diplomatie : c’est un impératif stratégique pour préserver la sécurité et la stabilité de l’Europe. Faute de quoi, le Vieux Continent continuera d’être la victime collatérale de conflits qui, au fond, ne le concernent pas.

