L’ancien vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, tire la sonnette d’alarme sur les informations faisant état de jeunes Nigérians qui vendraient leurs organes, notamment leurs reins, pour faire face à leurs difficultés financières. Dans un message publié vendredi 4 septembre sur X, l’opposant a directement établi un lien entre ce phénomène présumé et la crise du coût de la vie dans le pays.
« J’ai entendu des histoires troublantes sur la façon dont les jeunes Nigérians sont poussés à bout pour survivre. La plus horrible est sans doute le nombre croissant de cas de jeunes vendant des parties de leur corps, notamment des reins, dans une tentative désespérée de se procurer de l’argent », a déclaré Atiku Abubakar.
Candidat à l'élection présidentielle de 2023 face notamment à Bola Tinubu, l'ancien vice-président estime que la jeunesse nigériane devrait pouvoir valoriser ses compétences plutôt que d'être confrontée à de telles situations.
« Les jeunes devraient plutôt vendre des rêves, des idées et des innovations, et non leurs organes », a-t-il lancé.
« Le désespoir commence à faire apparaître l’impensable comme une option »
Atiku Abubakar met en cause les politiques économiques du gouvernement de Bola Tinubu, auxquelles il impute la dégradation du pouvoir d'achat d'une partie de la population.
« Lorsque la crise du coût de la vie devient insupportable, le désespoir commence à faire apparaître l’impensable comme une option », a-t-il déploré.
L'opposant énumère plusieurs dépenses qui, selon lui, pèsent de plus en plus lourdement sur les ménages nigérians.
« Au Nigéria de Tinubu, presque tout ce qui est nécessaire pour vivre dignement devient de plus en plus cher chaque jour : la nourriture, les transports, le loyer, les frais de scolarité, les médicaments et l’électricité », affirme-t-il.
Atiku Abubakar va plus loin en contestant le bilan économique présenté par les autorités : « Aucun gouvernement ne devrait célébrer des “réformes”, alors que de jeunes Nigérians sont réduits à vendre une partie de leur corps pour manger, payer leur loyer, régler leurs frais de scolarité ou survivre. »
Atiku réclame des réformes « à visage humain »
Pour l'ancien vice-président, les réformes économiques doivent produire des effets concrets sur les conditions de vie : alimentation abordable, baisse du coût des transports, accès aux soins, emplois décents et perspectives pour la jeunesse.
« Les jeunes Nigérians devraient poursuivre leurs rêves, au lieu de calculer combien certaines parties de leur corps peuvent rapporter », insiste-t-il.
Le commerce et le trafic d'organes sont interdits par la législation nigériane. Atiku Abubakar considère cependant que la réponse pénale ne peut suffire à résoudre les causes économiques et sociales qu'il associe à ce phénomène. Selon lui, la loi ne peut à elle seule « guérir la pauvreté et le désespoir qui amènent un jeune à vendre son rein pour à peine 1,7 million de nairas ».
Les informations faisant état d'une recrudescence récente de ventes ou de trafics d'organes dans certaines régions du Nigeria doivent toutefois être considérées avec prudence : les signalements évoqués par Atiku Abubakar ne sont pas, à ce stade, tous établis de manière indépendante. Son intervention remet néanmoins au centre du débat la situation économique de la jeunesse nigériane et les conséquences sociales de la hausse du coût de la vie.
« J’ai entendu des histoires troublantes sur la façon dont les jeunes Nigérians sont poussés à bout pour survivre. La plus horrible est sans doute le nombre croissant de cas de jeunes vendant des parties de leur corps, notamment des reins, dans une tentative désespérée de se procurer de l’argent », a déclaré Atiku Abubakar.
Candidat à l'élection présidentielle de 2023 face notamment à Bola Tinubu, l'ancien vice-président estime que la jeunesse nigériane devrait pouvoir valoriser ses compétences plutôt que d'être confrontée à de telles situations.
« Les jeunes devraient plutôt vendre des rêves, des idées et des innovations, et non leurs organes », a-t-il lancé.
« Le désespoir commence à faire apparaître l’impensable comme une option »
Atiku Abubakar met en cause les politiques économiques du gouvernement de Bola Tinubu, auxquelles il impute la dégradation du pouvoir d'achat d'une partie de la population.
« Lorsque la crise du coût de la vie devient insupportable, le désespoir commence à faire apparaître l’impensable comme une option », a-t-il déploré.
L'opposant énumère plusieurs dépenses qui, selon lui, pèsent de plus en plus lourdement sur les ménages nigérians.
« Au Nigéria de Tinubu, presque tout ce qui est nécessaire pour vivre dignement devient de plus en plus cher chaque jour : la nourriture, les transports, le loyer, les frais de scolarité, les médicaments et l’électricité », affirme-t-il.
Atiku Abubakar va plus loin en contestant le bilan économique présenté par les autorités : « Aucun gouvernement ne devrait célébrer des “réformes”, alors que de jeunes Nigérians sont réduits à vendre une partie de leur corps pour manger, payer leur loyer, régler leurs frais de scolarité ou survivre. »
Atiku réclame des réformes « à visage humain »
Pour l'ancien vice-président, les réformes économiques doivent produire des effets concrets sur les conditions de vie : alimentation abordable, baisse du coût des transports, accès aux soins, emplois décents et perspectives pour la jeunesse.
« Les jeunes Nigérians devraient poursuivre leurs rêves, au lieu de calculer combien certaines parties de leur corps peuvent rapporter », insiste-t-il.
Le commerce et le trafic d'organes sont interdits par la législation nigériane. Atiku Abubakar considère cependant que la réponse pénale ne peut suffire à résoudre les causes économiques et sociales qu'il associe à ce phénomène. Selon lui, la loi ne peut à elle seule « guérir la pauvreté et le désespoir qui amènent un jeune à vendre son rein pour à peine 1,7 million de nairas ».
Les informations faisant état d'une recrudescence récente de ventes ou de trafics d'organes dans certaines régions du Nigeria doivent toutefois être considérées avec prudence : les signalements évoqués par Atiku Abubakar ne sont pas, à ce stade, tous établis de manière indépendante. Son intervention remet néanmoins au centre du débat la situation économique de la jeunesse nigériane et les conséquences sociales de la hausse du coût de la vie.