Selon une source proche des services de sécurité, les mutins ont retenu en otage des militaires nigériens, mais aussi des « étrangers ». Il aurait pu s’agir de membres d’Africa Corps ou de personnels turcs, également présents sur la base 101 pour assurer la maintenance des drones. Les mutins ont d’abord refusé de capituler, a confirmé à Jeune Afrique, en début d’après-midi, une source très informée à Niamey, en lien avec les militaires.
« La Garde présidentielle est prête à attaquer, mais le risque d’un bain de sang fait réfléchir beaucoup d’officiers supérieurs », précisait notre interlocuteur. Des craintes existaient par ailleurs sur les conséquences d’un éventuel assaut sur un site où se trouve toujours un stock d’environ 1000 tonnes de concentré d’uranium, lequel fait l’objet d’un bras de fer entre la junte, qui cherche à le vendre, et le groupe français Orano.
Depuis le début de cette année, l’aéroport de Niamey avait déjà été ciblé à deux reprises par des attaques jihadistes d’ampleur, d’abord par l’État islamique en janvier, puis par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), en juin dernier. Les deux attaques avaient été repoussées. La Garde présidentielle est finalement parvenu à reprendre le contrôle de la base aérienne 101, avec l’aide des militaires russes de l’Africa Corps.
Abdourahamane Tiani a également obtenu une offre d’assistance de l’Algérie, largement relayée. Dimanche, alors que les forces loyalistes avaient maîtrisé la situation sur le terrain, quelques centaines de personnes ont manifesté sur une grande place de Niamey, dans l’après-midi, pour répondre à un appel lancé par des soutiens du régime. « Vive le général Tiani », « À bas les ennemis du Niger », ou « Le Niger ne tombera pas ! », pouvait-on lire sur des pancartes.
« La Garde présidentielle est prête à attaquer, mais le risque d’un bain de sang fait réfléchir beaucoup d’officiers supérieurs », précisait notre interlocuteur. Des craintes existaient par ailleurs sur les conséquences d’un éventuel assaut sur un site où se trouve toujours un stock d’environ 1000 tonnes de concentré d’uranium, lequel fait l’objet d’un bras de fer entre la junte, qui cherche à le vendre, et le groupe français Orano.
Depuis le début de cette année, l’aéroport de Niamey avait déjà été ciblé à deux reprises par des attaques jihadistes d’ampleur, d’abord par l’État islamique en janvier, puis par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), en juin dernier. Les deux attaques avaient été repoussées. La Garde présidentielle est finalement parvenu à reprendre le contrôle de la base aérienne 101, avec l’aide des militaires russes de l’Africa Corps.
Abdourahamane Tiani a également obtenu une offre d’assistance de l’Algérie, largement relayée. Dimanche, alors que les forces loyalistes avaient maîtrisé la situation sur le terrain, quelques centaines de personnes ont manifesté sur une grande place de Niamey, dans l’après-midi, pour répondre à un appel lancé par des soutiens du régime. « Vive le général Tiani », « À bas les ennemis du Niger », ou « Le Niger ne tombera pas ! », pouvait-on lire sur des pancartes.