Une crue d’une violence exceptionnelle a frappé mercredi 26 août la zone montagneuse située à la frontière entre le Népal et le Tibet chinois. Au moins 160 personnes ont péri des deux côtés de la frontière, tandis que plusieurs centaines restent portées disparues. D’importantes opérations de recherche et de secours sont en cours.
La catastrophe s’est produite brutalement. Des torrents d’eau boueuse chargés de rochers, de branches et de débris ont déferlé sur plusieurs localités, emportant des habitations et endommageant des infrastructures.
Mercredi soir, la police népalaise annonçait avoir récupéré 157 corps. Le nombre de disparus fait craindre un bilan beaucoup plus lourd. Les autorités avaient auparavant indiqué être sans nouvelles de 403 touristes, dont 341 étrangers, auxquels pourraient s’ajouter des habitants des zones sinistrées.
Du côté chinois de la frontière, dans la région du Tibet, les médias d’État faisaient état d’au moins trois morts et 265 personnes portées disparues.
Des centaines de touristes recherchés
La zone touchée est particulièrement fréquentée par les voyageurs. La crue a notamment frappé Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang. La région est également empruntée par des pèlerins hindous se rendant vers le Kailash Mansarovar.
Parmi les touristes recherchés figureraient notamment 142 ressortissants indiens ainsi que des Américains, des Sud-Coréens et plusieurs Européens.
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que 80 Français avaient signalé leur présence au Népal pour cette période par l’intermédiaire du dispositif Fil d’Ariane. Il n’était toutefois pas établi mercredi soir que certains d’entre eux se trouvaient dans la zone sinistrée.
Un glissement de terrain à l’origine de la catastrophe ?
Les causes exactes de la crue restent à déterminer. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, a évoqué l’hypothèse d’un séisme ayant provoqué un glissement de terrain.
Celui-ci aurait pu obstruer temporairement la vallée d’une rivière, créant une retenue naturelle avant sa rupture brutale et la libération d’une énorme quantité d’eau vers l’aval.
Des données satellitaires de Planet Labs examinées par les autorités népalaises suggèrent également qu’un « glissement de neige et de roches » dans la région frontalière pourrait être à l’origine du phénomène.
Plusieurs infrastructures énergétiques ont été endommagées, notamment des barrages et des installations solaires, provoquant des coupures d’électricité.
Xi Jinping ordonne la mobilisation des secours
Les opérations de recherche se poursuivent des deux côtés de la frontière. L’armée népalaise a envoyé des militaires et des hélicoptères dans les secteurs touchés.
En Chine, le président Xi Jinping a demandé une mobilisation maximale des moyens disponibles.
« La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues », a-t-il déclaré, selon l’agence Chine nouvelle.
La communauté internationale commence également à se mobiliser. Le Premier ministre indien Narendra Modi a proposé l’assistance de l’Inde, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé l’activation du système satellitaire européen Copernicus pour soutenir les opérations de secours.
Alors que plusieurs centaines de personnes restent introuvables, les autorités redoutent désormais une forte aggravation du bilan humain.
La catastrophe s’est produite brutalement. Des torrents d’eau boueuse chargés de rochers, de branches et de débris ont déferlé sur plusieurs localités, emportant des habitations et endommageant des infrastructures.
Mercredi soir, la police népalaise annonçait avoir récupéré 157 corps. Le nombre de disparus fait craindre un bilan beaucoup plus lourd. Les autorités avaient auparavant indiqué être sans nouvelles de 403 touristes, dont 341 étrangers, auxquels pourraient s’ajouter des habitants des zones sinistrées.
Du côté chinois de la frontière, dans la région du Tibet, les médias d’État faisaient état d’au moins trois morts et 265 personnes portées disparues.
Des centaines de touristes recherchés
La zone touchée est particulièrement fréquentée par les voyageurs. La crue a notamment frappé Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang. La région est également empruntée par des pèlerins hindous se rendant vers le Kailash Mansarovar.
Parmi les touristes recherchés figureraient notamment 142 ressortissants indiens ainsi que des Américains, des Sud-Coréens et plusieurs Européens.
Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que 80 Français avaient signalé leur présence au Népal pour cette période par l’intermédiaire du dispositif Fil d’Ariane. Il n’était toutefois pas établi mercredi soir que certains d’entre eux se trouvaient dans la zone sinistrée.
Un glissement de terrain à l’origine de la catastrophe ?
Les causes exactes de la crue restent à déterminer. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, a évoqué l’hypothèse d’un séisme ayant provoqué un glissement de terrain.
Celui-ci aurait pu obstruer temporairement la vallée d’une rivière, créant une retenue naturelle avant sa rupture brutale et la libération d’une énorme quantité d’eau vers l’aval.
Des données satellitaires de Planet Labs examinées par les autorités népalaises suggèrent également qu’un « glissement de neige et de roches » dans la région frontalière pourrait être à l’origine du phénomène.
Plusieurs infrastructures énergétiques ont été endommagées, notamment des barrages et des installations solaires, provoquant des coupures d’électricité.
Xi Jinping ordonne la mobilisation des secours
Les opérations de recherche se poursuivent des deux côtés de la frontière. L’armée népalaise a envoyé des militaires et des hélicoptères dans les secteurs touchés.
En Chine, le président Xi Jinping a demandé une mobilisation maximale des moyens disponibles.
« La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues », a-t-il déclaré, selon l’agence Chine nouvelle.
La communauté internationale commence également à se mobiliser. Le Premier ministre indien Narendra Modi a proposé l’assistance de l’Inde, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé l’activation du système satellitaire européen Copernicus pour soutenir les opérations de secours.
Alors que plusieurs centaines de personnes restent introuvables, les autorités redoutent désormais une forte aggravation du bilan humain.